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    Polars

    Des livres, à en mourir

    5 avril 2014 |Michel Bélair | Livres
    Crimes à la librairie
    Collectif
    Druide
    Montréal, 2014, 336 pages

    Signe peut-être que le genre prend de plus en plus de place chez nous, voilà que Druide, l’éditeur du correcteur Antidote, se lance à son tour dans le polar. Yeah ! Et quelle meilleure façon de commencer que de demander à 16 auteurs québécois de polars de participer à l’aventure…

     

    L’idée en revient à Richard Migneault, directeur d’école à la retraite et, évidemment, grand amateur de polars. C’est lui qui s’est chargé de convaincre l’éditeur et les auteurs d’embarquer dans le projet : écrire une nouvelle dont l’action se passe dans une librairie. Son but : faire connaître le talent et la diversité des styles des auteurs d’ici. À ce titre, on peut certainement dire qu’il a réussi son pari.

     

    La lecture de ce gros livre est donc une sorte de constat : le polar québécois existe. Bravo, mais on le savait déjà. Et l’on constatera rapidement que le contenu du livre est très inégal. Il y a bien quelques heureuses surprises, des auteurs qu’on ne connaissait pas, peu, ou mal et qui réussissent à s’imposer ici de façon magistrale : on pense surtout à Ariane Gélinas et à sa sanglante histoire de papillon (Demi-deuil), tout comme à Geneviève Lefebvre, qui s’affirme ici dans un tout nouveau registre (Rares sont les hommes) et à Martine Latulippe (Le libraire et l’enfant).

     

    Au bord de l’éclosion

     

    Mais c’est de ceux qui se démarquent depuis quelques années déjà — ceux et celles qui ne se soucient pas d’abord du« whodunit »et qui s’attachent plutôt à décrire ces situations limites qui nous redéfinissent tous — que l’on se souviendra d’abord en refermant le livre. Les incontournables comme Benoît Bouthillette et Mario Bolduc, les Martin Michaud et Patrick Sénécal (tout juste honnêtes pour ces deux derniers), André Jacques, Robert Soulières, Richard Ste-Marie et Chrystine Brouillette.

     

    N’empêche qu’il est plaisant de constater la belle diversité qui anime le milieu du polar québécois. Il n’y a bien sûr que Bouthillette pour écrire avec la dégaine de Bouthillette ou qu’un Mario Bolduc pour tisser des intrigues à saveurs lointaines qui savent toucher la corde sensible. Mais la variété des univers dans lesquels nous font voyager les auteurs de ces nouvelles est une sorte de signal très clair d’une richesse prête à éclore.

     

    Comme le printemps, tiens !

    Collaborateur

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    Collectif












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