Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Dany Laferrière élu à l’Académie française

    12 décembre 2013 13h01 |Le Devoir | Livres
    Dany Laferrière entend contribuer à la mission de l'Académie dans les limites prescrites par cette institution par ailleurs en perte de reconnaissance et souvent qualifiée de sclérosée.
    Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Dany Laferrière entend contribuer à la mission de l'Académie dans les limites prescrites par cette institution par ailleurs en perte de reconnaissance et souvent qualifiée de sclérosée.
    L’écrivain Dany Laferrière est élu à l’Académie française. Il est le premier écrivain haïtien et québécois à entrer sous la coupole historique de cette institution fondée en 1635 par le cardinal Richelieu. Il occupera à compter de ce jour le fauteuil naguère occupé par Montesquieu et Alexandre Dumas fils. Il succède à cette place à l’écrivain Hector Biancotti, et arborera donc le bicorne, l'épée de fer blanc et l'habit vert des immortels.

    Depuis Port-au-Prince, l'écrivain a eu une pensée pour Montréal, «la ville qui [l'a] construit sur le plan littéraire». Il dit arriver à l'Académie plein d'enthousiasme. «Ce sont des gens très sympathiques, très érudits, pas snobs du tout», a-t-il dit en entrevue à RDI. Cette entrée, qu'il avait lui-même sollicitée comme le veut la coutume, il la souhaitait ardemment. «Je me suis dit: on peut tout. [...] Je n'aime pas les portes fermées; je crois que c'était ma route, c'était mon chemin. J'ai tracé cette route.»

    Dany Laferrière entend contribuer à la mission de l'Académie dans les limites prescrites par cette institution par ailleurs en perte de reconnaissance et souvent qualifiée de sclérosée. «Je n'ai pas du tout l'intention de chambouler [les] habitudes [de l'Académie]», a précisé l'écrivain, dont la nomination survient à «un temps très doux» dans sa vie. Il a d'ailleurs insisté sur la modestie avec laquelle il accepte ce rôle. «Ce n'est pas tant l'écrivain qui est immortel que la langue [...], les écrivains [de l'Académie] se passent la langue comme un témoin.»

    Né à Port-au-Prince le 13 avril 1953. Dany Laferrière a vécu à Montréal depuis le milieu des années 1970, avec des séjours fréquents en Floride et en France. En 2009, son roman L’énigme du retour lui a valu le prix Médicis ainsi que le Grand Prix de la ville de Montréal et le Prix des libraires du Québec. Ses livres sont traduits dans une quinzaine de langues. Son œuvre compte à ce jour une vingtaine de livres, nouvelles, romans, ouvrages pour enfants. Le cœur de son travail est formé par ce qu’il présente sous le nom d’«autobiographie américaine» composé notamment d’une dizaine de romans qui forment son «cycle haïtien». Il a passé beaucoup de temps ces dernières années à réécrire certains de ses livres plus anciens avant de les relancer.

    Plus de détails à venir.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel