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Les critiques des collégiens - Un opéra savoureux

Depuis une décennie, les étudiants des collèges du Québec participent à l’aventure du Prix littéraire des collégiens. Cette année encore, ils se sont réunis à Québec, en marge du Salon du livre, pour choisir un grand gagnant. Comme nous l’avons déjà annoncé, La fiancée américaine d’Éric Dupont a été couronné. Cette semaine, nous publions les meilleurs textes des jeunes critiques soumis à ce prix. Ces textes ont été sélectionnés par Simon Roy, professeur au collège Lionel-Groulx, Bruno Lemieux, professeur au collège de Sherbrooke, et Jean-François Nadeau, directeur des pages culturelles du Devoir, à qui l’on doit par ailleurs les portraits de quelques-uns des membres du jury présents lors de la grande rencontre de délibération à Québec.

La fiancée américaine

Éric Dupont

Marchand de feuilles

Montréal, 2012, 557 pages



Collège Jean-de-Bréboeuf — Comment définir La fiancée américaine, roman ambitieux d’Éric Dupont, fruit de quinze ans de réflexion et de quatre ans de travail ? Est-ce un roman du terroir avec une touche de merveilleux ? Un récit historique aux accents de Rabelais et de Gabriel García Márquez ? Ou alors peut-être est-ce un roman postmoderne ? Non, c’est bien plus que tout cela. La fiancée américaine, c’est un opéra. Un opéra qui nous présente une multitude de personnages plus grands que nature, tous plus colorés les uns que les autres. Un opéra qui nous fait traverser les époques et les continents, nous amenant de Rivière-du-Loup à Rome, en passant par Berlin et New York. L’opéra, c’est aussi un délicieux gâteau, riche et dense, à l’image du récit, qui fait la part belle à la bonne chère et aux recettes de l’aïeule, Madeleine-l’Américaine.


Le récit germe dans un Québec du début du vingtième siècle avec l’union d’un Lamontagne et d’une Américaine aux yeux sarcelle. Puis, on suit la croissance de son fils, qui devient un héros quasi mythologique. Cet héritier passe alors le témoin à ses propres enfants qui nous entraînent dans une série de péripéties étonnantes jusqu’à Montréal. Après l’entracte, on retrouve enfin les jumeaux d’une quatrième génération qui nous emmènent dans leurs aventures inhabituelles de l’autre côté de l’Atlantique.


Dans ce roman épique, Éric Dupont met en scène une avare jalouse, un haltérophile séduisant, une diva au passé éprouvant, un voleur de livres, un chanteur chouchouté par sa mère et bien d’autres personnages singuliers.


En près de six cents pages d’une remarquable densité, on découvre leur histoire, leurs erreurs, leurs vices, leurs vengeances. On vit avec eux, on imagine les muscles d’acier du Cheval Lamontagne, la tache de naissance en forme de clé de fa de Madeleine Lamontagne, la voix divine de Magdalena Berg.


Éric Dupont réussit admirablement à nouer toutes les intrigues, à gérer tous ses personnages, les gardant fidèles à eux-mêmes au fil des mots. Le lecteur s’attache à chacun de ces individus sortis d’un autre univers. Au final, on se trouve avec un livre délicieux entre les mains, ne serait-ce que grâce aux recettes traditionnelles de Madeleine-l’Américaine qu’il contient !

 
 
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