Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Les critiques des collégiens - L’expérience de la vie

4 mai 2013 | Alexandre Charbonneau | Livres
Depuis une décennie, les étudiants des collèges du Québec participent à l’aventure du Prix littéraire des collégiens. Cette année encore, ils se sont réunis à Québec, en marge du Salon du livre, pour choisir un grand gagnant. Comme nous l’avons déjà annoncé, La fiancée américaine d’Éric Dupont a été couronné. Cette semaine, nous publions les meilleurs textes des jeunes critiques soumis à ce prix. Ces textes ont été sélectionnés par Simon Roy, professeur au collège Lionel-Groulx, Bruno Lemieux, professeur au collège de Sherbrooke, et Jean-François Nadeau, directeur des pages culturelles du Devoir, à qui l’on doit par ailleurs les portraits de quelques-uns des membres du jury présents lors de la grande rencontre de délibération à Québec.

Qui de nous deux?

Gilles Archambault

Boréal

Montréal, 2013, 128 pages



Cégep de l'Outaouais — Le titre seul du nouveau récit de Gilles Archambault présente bien l’oeuvre dans son ensemble : Qui de nous deux ? est le court témoignage d’une longue vie de couple emplie de tendresse, mais aussi d’incertitude devant le dénouement de cette douce aventure.


En une centaine de pages, l’auteur repense au décès de celle qui fut sa femme pendant plus de cinquante ans. Il exprime la douleur des mois qui ont précédé puis suivi cet événement tragique, tout en faisant un retour sur les moments heureux de leur vie commune depuis le jour où ils se sont rencontrés.


L’oeuvre est très touchante. Gilles Archambault, avec un grand souci de pudeur, parvient à exprimer la profonde détresse provoquée par la maladie dont sa compagne fut victime. L’expression de ses émotions est telle que l’on ne peut retenir l’élan de compassion et d’empathie qui nous habite à la lecture du récit. Toutefois, il est évident que l’auteur ne cherche pas à susciter la pitié du lecteur, mais bien à rendre un hommage à la femme qui lui est si chère en parlant d’elle « comme elle [lui] vient, donc, comme elle ne disparaîtra pas ».


La douceur avec laquelle il évoque sa femme et leur couple est en elle-même un éloge de l’amour sincère et durable, capable d’inspirer toute personne faisant face à cette vive passion.


Le récit ne suit aucun ordre apparent. On passe rapidement d’une époque à une autre de la vie de l’auteur. Cet aspect du livre ne pose pourtant pas de réel problème, puisqu’il crée une plus grande association avec l’acte difficile de revivre une épreuve aussi tragique. La clarté et la qualité de la langue de Gilles Archambault sont pour beaucoup dans la capacité de l’oeuvre à éveiller les sentiments du lecteur.


Que l’on vive en couple ou non, que l’on soit jeune ou que l’on approche la quatre-vingtaine, le témoignage de Gilles Archambault évoque une tendresse pouvant être ressentie par tous. Qui de nous deux ? offre plus qu’une expérience de lecture, c’est aussi l’expérience de toute une vie.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel