Journée mondiale du livre et du droit d'auteur - Le grand bazar du livre
Le 23 avril prochain marquera la 18e édition de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. De l’Abitibi-Témiscamingue à la Montérégie en passant par la Gaspésie et le Saguenay -Lac-Saint-Jean, une foule d’activités seront proposées partout au Québec sur le thème « Le grand bazar : sortez vos livres ! ». Cette année, les organisateurs ont demandé à Samuel Archibald, auteur du roman Arvida, d’officier à titre de porte-parole.
Il est certains événements que l’on ne voudra rater sous aucun prétexte. La lecture par le romancier Dany Laferrière d’extraits du recueil de poèmes Alcools de Guillaume Apollinaire est de ceux-là. Cette activité s’inscrit non seulement dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, mais elle vise aussi à souligner le centenaire de la publication de l’oeuvre d’Apollinaire, qui contribua à renouveler la forme poétique. À 18 h, à la librairie Gallimard (3700, boul. Saint-Laurent, Montréal).
À la librairie Pantoute de Québec, on a eu l’idée formidable d’une conférence « ciné-psy » portant sur le film Dans la maison de François Ozon, qui vient de prendre l’affiche. Rappelons que ce long-métrage brillant s’intéresse à l’étrange relation de codépendance qui se noue entre un professeur de littérature blasé et un jeune élève brillant. Christiane Lahaie, professeure de création littéraire et de cinéma à l’Université de Sherbrooke, éclairera l’assistance de ses lumières. À 19 h au Studio P de la librairie (280, boul. Saint-Joseph Est).
La Journée mondiale du livre et du droit d’auteur a été créée par l’UNESCO en 1995 afin de développer le goût de la lecture, en particulier chez les jeunes, tout en mettant en relief le fait que, historiquement, les auteurs participent de manière significative au progrès social. Et pourquoi ce jour-là spécifiquement ? « Jour anniversaire de la disparition de Cervantes, de Shakespeare et de l’Inca Garcilaso de la Vega, la même année (1616), et aussi de la naissance ou de la mort d’autres éminents écrivains, comme Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo, le 23 avril, date symbolique pour la littérature universelle, a été choisi par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à l’auteur […] », peut-on lire sur le site de l’organisme.
Manifestement, cette journée a porté ses fruits en ce qui concerne Samuel Archibald. « J’ai attrapé la lecture très jeune, moins comme un virus que comme un vaccin, inoculé contre la solitude et la morosité des jours de pluie. C’est un remède que je transmets depuis, en laissant des livres traîner partout. Dans ma maison, évidemment, mais aussi dans les métros et dans les trains, sur les bancs de parc et en visite chez les amis. C’est ça, la vraie beauté des livres », déclare-t-il sans ambages.








