Justice poétique
La maison Bonhams, qui devait tenir une vente aux enchères des archives de David Wevill, remet le lot au poète
Dans la foulée de ces naufrages matrimoniaux conjugués, Sylvia Plath se suicida en 1963 et Assia Wevill, en 1969. Au décès de cette dernière, les quelque 1000 pages manuscrites et dactylographiées de poèmes et de prose, de journaux, d’esquisses et de photographies restèrent en possession de Ted Hughes et n’émergèrent qu’à son décès, en 1998. Les archives de David Wevill prirent alors le chemin de la collection Roy Davids de manuscrits poétiques avec l’ensemble des papiers personnels de Hughes.
C’est cette même collection que la maison Bonhams a entrepris d’écouler en 2011 au cours d’une série de ventes aux enchères. Exprimée dans un article publié récemment par Postmedia News, la tristesse de David Wevill de voir ces documents qu’il croyait perdus devenir à jamais inaccessibles aux cercles universitaires est parvenue à Bonhams, qui a tout simplement décidé de rendre lesdits documents à leur auteur avec l’accord de la collection Roy Davids.
Né au Japon en 1935 de parents canadiens, David Wevill a grandi à Ottawa puis a déménagé à Londres avec sa femme Assia en 1962. Il est professeur émérite de l’Université du Texas où il a enseigné la poésie pendant 40ans.








