Claude Simon ou les fragments romanesques
Oeuvre II
Claude Simon
Gallimard,
«Bibliothèque de la Pléiade»
Paris, 2013, 1656 pages
Cela a dû se passer vers 1972. Je m’entretenais à Paris avec Carlos Fuentes, le grand romancier mexicain. De dire que j’étais impressionné serait mentir. J’étais terrorisé. L’homme, pourtant, était on ne peut plus amène. Je me souviens d’avoir abordé avec lui le sujet du nouveau roman alors régnant. Y avait-il, ai-je insinué, une attitude de crainte qui se développerait chez les écrivains qui pratiquaient un esthétisme moins dans l’air du temps, ces derniers avaient-ils la tentation d’abdiquer ? Fuentes m’avait répondu tout de go. À son sens, ceux qui étaient remplis de frayeur devant ce qui paraissait être le courant littéraire dominant en France étaient plus doués pour la reddition que pour l’écriture.
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