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    Livre - Carnet de somme, Nathanaël

    19 janvier 2013 |Catherine Lalonde | Livres

    Littérature québécoise
    Carnet de somme

    Nathanaël

    Le Quartanier

    Montréal, 2012, 138 pages

    À la fois rêveries de lecteur solitaire, journal intime d’une douleur innommée et cahier de réflexions, ce Carnet de somme, sorti discrètement au Quartanier à la fin de l’année dernière, se révèle une intrigante et belle lecture, qui sait garder son mystère en laissant toute la place au liseur pour voguer, dans l’entrelacs des idées, entre ses propres réflexions. Derrière ce Nathanaël se voile à peine Nathalie Stephens, discrète et productive en anglais comme en français, et qui clôt ici la trilogie instaurée par Carnet de désaccords et Carnet de délibérations. Sont convoqués en pensées ou en citations Emil Cioran, Daniel Canty, Marguerite Duras, Danielle Collobert, Suzanne Hancock, Bernard-Marie Koltès et Michel van Schendel, parmi de nombreux, nombreux autres. Le pessimisme est latent ; l’intelligence, présente, pas complètement désespérée. Il y a là un désir d’être « dans l’avant-voix, la voix d’avant le corps, la voix du corps qui ne s’appuie pas contre le parler mais fait le geste de vivre du présent avec son chagrin et ses élans ». Et des interrogations sur l’inintelligible, la communicabilité, la douleur, la traduction, le rapport aux langues allemande et anglaise. « La traduction est une forme de séduction, et se recevoir tout en étant reçue dans la langue d’une autre - une langue autre - introduit dans le corps une abondance de fluctuations qui disent à la fois l’attente et l’inattendu », écrit Nathanaël. À travers ses observations, on assiste au temps qui fuit, au refus, finalement, de l’oubli.













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