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    Bande dessinée - Les cités obscures honorées au Japon

    18 décembre 2012 |Fabien Deglise | Livres
    La série en bande dessinée Les cités obscures a été auréolée, pour sa traduction dans la langue de Hayao Miyazaki, du Grand Prix Manga décerné par le Japan Media Arts Festival.
    Photo: Casterman / Shogakukan-Shueisha Productions Co., Ltd La série en bande dessinée Les cités obscures a été auréolée, pour sa traduction dans la langue de Hayao Miyazaki, du Grand Prix Manga décerné par le Japan Media Arts Festival.
    Consécration au pays du Soleil levant. La célèbre série en bande dessinée Les cités obscures, assemblée minutieusement, pièce par pièce, depuis 1983 par François Schuiten et Benoît Peeters, a été auréolée, pour sa traduction dans la langue de Hayao Miyazaki, du Grand Prix Manga décerné annuellement par le Japan Media Arts Festival. Une récompense fortement remarquée puisqu’elle « frappe » pour la première fois en 16 ans de ce Festival une oeuvre marquante de la littérature franco-belge.

    L’éditeur Casterman s’est réjoui lundi d’une telle reconnaissance pour cette oeuvre « d’une grande cohérence et d’une rare originalité », mais aussi de « l’ouverture tout à faire récente et inédite du Japon à la bande dessinée franco-belge », a-t-il indiqué par voie de communiqué. Un autre auteur européen, Emmanuel Lepage s’est fait également remarquer cette année avec la traduction de son album Muchacho, initialement publié chez Dupuis et qui reçoit un Prix d’excellence, au milieu de trois auteurs très japonais : Shinichi Ishizuka, Marimo Ragawa et Yu Aida.


    Amorcée avec la publication des Murailles de Samaris, en 1983, Les cités obscures explorent depuis trois décennies la question de l’anticonformisme, l’art et la notion de création en les plaçant dans des environnements urbains improbables, terriblement autoritaires et normés et surtout graphiquement nourris par le monde de l’architecture et du design. Plus d’une vingtaine d’albums composent cette série, dont la version japonaise, signée Shin-ichi Furunaga et Masato Hara, a été élue par ailleurs cette année meilleure traduction au Japon lors des Gaiman Awards, devant Superman Red Son. Pour le Japan Media Arts Festival, cette oeuvre est « une des rares créations en bande dessinée qui fait se rencontrer le plaisir de la découverte d’une culture étrangère et celui de partager quelque chose qui transcendent les différences ».


    L’ouverture récente du Japon pour la bande dessinée franco-belge en particulier et occidentale en général est récente, mais elle est aussi réciproque. La preuve : en 2011, la bande dessinée japonaise a alimenté près de 40 % des bandes dessinées mises en marché dans la francophonie. Les traductions de ces mangas, comme on les appelle, ont devancé de loin les traductions de bédés américaines qui n’ont représenté que 8 % des nouveautés francophones l’an dernier. Ces points de contact sont perceptibles également au Québec où L’incroyable histoire de la sauce soja de l’auteur Fumio Obata vient d’être publiée en français pour la première fois par la jeune maison d’édition montréalaise La Pastèque cette année.

     
     
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