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Littérature de voyage - Le sentier des Appalaches pour les nuls

20 octobre 2012 | Christian Desmeules | Livres

Promenons-nous dans les bois

Bill Bryson

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Chaunac

Payot

Paris, 2012, 352 pages

Prenez un écrivain mobile. Bill Bryson (Motel Blues, American rigolos, Une histoire de tout ou presque…), par exemple, a multiplié depuis 40 ans les allers-retours entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Lancez-le sur l’un des plus anciens et des plus longs sentiers de randonnée en Amérique du Nord : la mythique Appalachian Trail et ses 3500 kilomètres de montagnes, de boue et de maringouins. Équipez-le d’un sac trop gros et trop lourd dans lequel manquera souvent l’essentiel.

Et puisque ça ne suffit pas, pour pimenter l’aventure, donnez-lui aussi un compagnon de voyage étrange, ronchonneur et exceptionnellement disponible pour cette longue aventure (lire : au chômage). Voici Katz. Un ami d’enfance un peu perdu de vue, qui préférera regarder des épisodes d’X-Files confortablement installé dans une chambre de motel plutôt que de reprendre la route.


Un vrai duo comique, combinaison parfaite de logique intrépide et de naïveté à la Sol et Gobelet, lancé à l’assaut de villages fantômes du Maine, hillbillies de la Virginie, motels miteux, dépanneurs aux tablettes clairsemées et poussiéreuses. À ce chapitre, le sous-titre de l’édition anglaise était plus parlant : il était surtout question de redécouvrir les États-Unis (nos amis français parleraient de « l’Amérique profonde »).


Et j’oubliais : assaisonnez tout ça d’un peu de suspense qui prendra la forme d’une bonne phobie des ours.


Lorsque vous aurez mis tous ces éléments ensemble, vous aurez une petite idée de ce qu’est Promenons-nous dans les bois, le récit à la fois instructif et souvent hilarant d’une tentative de traversée de l’Appalachian Trail faite par l’écrivain à la fin des années 1990.


De là à dire qu’il existe une recette infaillible pour faire un bon livre, il ne manque qu’un ingrédient. Il faut aussi du doigté. Et Bill Bryson, assurément, en possède.


 
 
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