Littérature de voyage - Le sentier des Appalaches pour les nuls
Promenons-nous dans les bois
Bill Bryson
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Chaunac
Payot
Paris, 2012, 352 pages
Et puisque ça ne suffit pas, pour pimenter l’aventure, donnez-lui aussi un compagnon de voyage étrange, ronchonneur et exceptionnellement disponible pour cette longue aventure (lire : au chômage). Voici Katz. Un ami d’enfance un peu perdu de vue, qui préférera regarder des épisodes d’X-Files confortablement installé dans une chambre de motel plutôt que de reprendre la route.
Un vrai duo comique, combinaison parfaite de logique intrépide et de naïveté à la Sol et Gobelet, lancé à l’assaut de villages fantômes du Maine, hillbillies de la Virginie, motels miteux, dépanneurs aux tablettes clairsemées et poussiéreuses. À ce chapitre, le sous-titre de l’édition anglaise était plus parlant : il était surtout question de redécouvrir les États-Unis (nos amis français parleraient de « l’Amérique profonde »).
Et j’oubliais : assaisonnez tout ça d’un peu de suspense qui prendra la forme d’une bonne phobie des ours.
Lorsque vous aurez mis tous ces éléments ensemble, vous aurez une petite idée de ce qu’est Promenons-nous dans les bois, le récit à la fois instructif et souvent hilarant d’une tentative de traversée de l’Appalachian Trail faite par l’écrivain à la fin des années 1990.
De là à dire qu’il existe une recette infaillible pour faire un bon livre, il ne manque qu’un ingrédient. Il faut aussi du doigté. Et Bill Bryson, assurément, en possède.








