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Supports - Un numérique! Lequel?

«Il faut s’adapter à chaque plateforme»

29 septembre 2012 | Jacinthe Leblanc | Livres
Chaque version des dictionnaires numériques a des applications qui lui sont propres selon le support.
Photo : Agence France-Presse Mario Tama Chaque version des dictionnaires numériques a des applications qui lui sont propres selon le support.
À ce jour, il y a trois types de support sur lesquels il est possible d’avoir un dictionnaire numérique : mobile, ardoise et bureau. Le mobile, ce sont les téléphones intelligents. L’ardoise, c’est la tablette informatique. Quant au bureau, il s’agit de postes de travail plus traditionnels, comme le portable ou l’ordinateur de bureau.

À savoir si les différents supports sont bien adaptés aux dictionnaires numériques, Éric Brunelle répond par l’affirmative.


Pour les mobiles, par exemple, leur écran est suffisamment grand « pour afficher de l’information comme des définitions d’un dictionnaire ». Lorsque le téléphone intelligent a fait son apparition, M. Brunelle se rappelle que, chez Druide informatique, il a fallu refaire l’interface des dictionnaires numériques. « Le concept de multiples fenêtres [n’existe pas] sur un téléphone. Il y en a seulement une à la fois, explique-t-il. On glisse. Il n’y a pas de menu, on touche. Il n’y a pas de souris pour aller passer par-dessus un élément. Donc, il y a beaucoup de concepts de base qu’on tenait pour acquis », concepts qui ont été repensés par la suite. L’information est aussi présentée différemment selon le support utilisé.


Pour Antidote, logiciel créé par Druide informatique et regroupant dictionnaires, guides et correcteur, l’idée générale, c’est d’avoir un tronc commun. À partir de ce tronc commun se trouvent des branches ou des applications particulières « et ces branches dépendent du média, complète M. Brunelle. Comment le média est utilisé, la place qu’on a pour le réaliser. La puissance aussi. »


Adaptation, réadaptation


Année après année, la technologie se raffine et les entreprises mettent sur le marché de nouveaux gadgets. Tant que la logique derrière l’appareil ne change pas drastiquement, les adaptations à apporter aux dictionnaires numériques sont de simples formalités. Le support a beau changer, « mais, essentiellement, l’information est la même. L’information est seulement présentée différemment, accessible différemment », précise-t-il.


Toutefois, chaque version des dictionnaires numériques a des applications qui lui sont propres selon le support. Par exemple, Antidote offre un historique de chaque mot avec une ligne du temps qui défile à l’horizontale. Pour un téléphone cellulaire, « c’est assez complexe à afficher », mais pas pour les versions ardoise ou bureau, puisque l’écran est plus grand. Le mobile n’a alors pas cette option.


L’équipe de Druide informatique essaie donc d’imaginer comment les gens se servent des objets afin de rendre les dictionnaires numériques les plus utiles et les plus efficaces possibles. « Un téléphone, on porte ça dans sa poche. On en a besoin de façon rapide, précise. À l’inverse, une tablette, c’est plus quelque chose où on est assis. On a plus le temps, on consulte de l’information. Et donc on en a un petit peu plus », mentionne-t-il.


Pour diverses raisons, le web n’est pas encore prêt à servir de pivot pour les dictionnaires numériques. Certes, il y en a, mais la puissance de l’interface est plus limitée dans Internet et le visuel pourrait être amélioré. L’équipe de Druide informatique a songé à rendre disponibles ses produits via Internet pour, par exemple, les plateformes mobiles.


Elle n’est toutefois pas allée en ce sens parce que « ce que ça fait, c’est que ça donne une version universelle, mais ça fait aussi une version moins bien adaptée, explique le président de l’entreprise. En général, ce qu’on a vu, si les gens ont le choix entre la version web et une version native, presque toujours ils vont préférer la version native. “ Native”, ça veut dire l’application locale installée sur le téléphone ou la tablette versus la version web. »


Au service du public


« De chaque plateforme, il faut s’adapter, soutient-il. Ça, c’est très important. Si on ne le fait pas, les gens les repèrent vite, les moutons noirs qui ont l’air du passé. » Pour savoir à quels supports et quelles versions de ceux-ci les dictionnaires numériques doivent être adaptés, Éric Brunelle et son équipe se fient à la demande du public et aux tendances. « On ne peut pas tout supporter, mais ça vient avec la demande. Ça évolue dans le temps aussi. Il y en a qui étaient très demandés et, tout à coup, ils sont oubliés. Et des nouveaux qui surgissent à un moment donné », conclut-il.

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