L’impossible légèreté de l’être
Très chère mère
Éva Böröcz
Éditions Hurtubise
Montréal, 2012, 120 pages
Tout comme Agota Kristof, Éva Böröcz est Hongroise. Tout comme sa compatriote, elle a fui son pays en 1956 après que les chars soviétiques eurent écrasé la révolution hongroise. On ne sait si elle parle peu comme Agota Kristof, mais elle écrit court comme elle. Son écriture sobre et sensible évoque celle de l’auteure du Grand cahier. Si l’histoire d’Éva Böröcz est moins noire et moins tragique que la trame du Grand cahier, elle est tout aussi dérangeante. Très chère mère parle de la douleur de l’exil et de l’intégration difficile d’une jeune immigrante hongroise de 18 ans dans le Québec des années 1950.
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