Deux intellectuels qui vieillissent bien
Le mal du pays de Lise Payette est un recueil de ses chroniques, qu’elle publie dans Le Devoir depuis 2007.
Lors de la soirée électorale du 4 septembre dernier, vers la fin surtout, j’ai eu une pensée pour Laurent Laplante et Lise Payette, dont je venais tout juste de lire les récents ouvrages respectifs. Comment, me suis-je demandé, ces deux intellectuels souverainistes de la vieille génération reçoivent-ils ces résultats ? Commentateurs convaincus de la gravité de la situation québécoise dans le Canada de Stephen Harper, tous deux profondément attachés au modèle social-démocrate, Laplante et Payette, me suis-je fait la réflexion, devaient flirter avec le désespoir, sinon avec une solide déprime, en voyant les Québécois réélire une cinquantaine de libéraux et une vingtaine de caquistes, tous partisans de la passivité quant à la question nationale, et adversaires, à des degrés divers, de la social-démocratie.
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