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Le suicide inachevé d'Aquin

Filippo Palumbo interprète l’œuvre de l’écrivain québécois en se référant aux écrits gnostiques

1 septembre 2012 | Michel Lapierre | Livres
Hubert Aquin «semble devenir lui-même l’instrument par lequel la force chtonienne qui préside à son existence réalise ses desseins néfastes et suicidaires», écrit Filippo Palumbo.
Photo : Kero Hubert Aquin «semble devenir lui-même l’instrument par lequel la force chtonienne qui préside à son existence réalise ses desseins néfastes et suicidaires», écrit Filippo Palumbo.
Saga Gnostica
Filippo Palumbo
VLB
Montréal, 2012, 368 pages
Qui aurait pensé que les écrits gnostiques (iie-iiie siècles), d’abord connus seulement à travers leurs détracteurs, les Pères de l’Église, puis découverts en Égypte en 1945 et traduits dans la Pléiade (2007), nous aideraient à interpréter l’œuvre d’Hubert Aquin ? En s’y référant dans sa Saga gnostica, Filippo Palumbo nous explique le mot de l’écrivain québécois : « Je ne construirai mon œuvre que sur les ruines de ma vie que j’aurai consciemment anéantie. »
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