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L'auteur de science fiction Ray Bradbury s'éteint à l'âge de 91 ans

6 juin 2012 12h59 | La Presse canadienne | Livres
Ray Bradbury a percé en 1950 grâce aux Chroniques martiennes, une série de nouvelles satiriques sur le capitalisme, le racisme et les tensions entre les superpuissances.
Photo : La Presse canadienne (photo) AP Photo Ray Bradbury a percé en 1950 grâce aux Chroniques martiennes, une série de nouvelles satiriques sur le capitalisme, le racisme et les tensions entre les superpuissances.
Los Angeles – L'écrivain de science-fiction Ray Bradbury s'est éteint hier soir à l'âge de 91 ans dans le sud de la Californie, a annoncé sa fille Alexandra aujourd'hui. L'auteur mondialement connu de Fahrenheit 451 et des Chroniques martiennes avait aussi écrit pour la télévision ou le cinéma.

Même s'il avait ralenti ses activités ces derniers temps après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral l'ayant confiné à un fauteuil roulant, Ray Bradbury n'a jamais véritablement cessé de créer. Il a écrit, au cours des dernières années, des romans, des scénarios et un recueil de poésie. À tous les jours, il s'installait dans le sous-sol de son domicile de Cheviot Hills pour écrire.
 

Ses thèmes de prédilection allaient de l'horreur à l'humour en passant par le mystère. Ray Bradbury a signé le scénario du long métrage Moby Dick (1956), une adaptation réalisée par John Huston. Il a aussi écrit pour la série télévisée La Quatrième dimension et plusieurs autres émissions, dont The Ray Bradbury Theater.


«J'ai toujours été un auteur hybride», a dit Ray Bradbury en 2009. «Je suis complètement amoureux du cinéma, je suis complètement amoureux du théâtre, et je suis complètement amoureux des bibliothèques», a-t-il exposé.
 

Ray Bradbury a percé en 1950 grâce aux Chroniques martiennes, une série de nouvelles satiriques sur le capitalisme, le racisme et les tensions entre les superpuissances. Les récits mettaient en scène des colonisateurs terriens qui détruisaient une civilisation martienne idyllique.
 

Ces écrits abordaient la question de la censure littéraire, un thème que Ray Bradbury a largement exploité dans son ouvrage Fahrenheit 451. Ce classique futuriste figure souvent au programme dans les écoles au même titre que 1984, de George Orwell, et Le meilleur des mondes, d'Aldous Huxley.
 

L'écrivain laisse dans le deuil ses quatre filles. Son épouse Marguerite, avec qui il avait été marié 56 ans, est décédée en 2003.


Revisionnez la bande-annonce de Fahrenheit 451, un film de François Truffaut, inspiré du roman de Ray Bradbury (en anglais):
 

 
 
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