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    Bande dessinée - Un été volcanique au milieu des volcans

    2 juin 2012 | Fabien Deglise | Livres

    L’été 63 - Tome 2

    VoRo et Bourgne

    Vents d’Ouest

    Grenoble, 2012, 48 pages

    L’été est propice à la quiétude et au repos, oui, mais la chimie n’opère pas toujours de la même façon selon les années.

    À Saint-Roch, dans le Puy-de-Dôme en France, l’été 1963 (Vents d’Ouest) n’a pas eu cette configuration reposante. Tensions entre un frère et sa soeur adoptive, préjugés et rejets, les ingrédients posés dans ce décor pourtant enchanteur dans le premier tome de cette série donnaient des tonalités grises au tableau. Et la suite des choses exposée par le jeune bédéiste originaire du Bic Vincent Rioux, dit VoRo, et le scénariste Marc Bourgne dans le tome 2 apporte une conclusion, mais pas plus de couleurs.


    Le village de montagne, sur les terres des volcans de l’Auvergne, est le même. On y retrouve Linh, jeune Eurasienne évacuée d’un Vietnam en guerre par son père qui est reparti là-bas dans l’espoir de retrouver sa mère. On y croise Jeannot, l’ado et demi-frère troublé par cette redéfinition soudaine du cadre familial, une grand-mère pleine de compassion, un maire à l’esprit obtus, des regards en coin, un soir de fête nationale, des feux d’artifices et surtout un drame qui, sous une pluie estivale, va forcer les protagonistes à faire face à leur propre contradiction.


    Avec ce coup de crayon remarquable façonné en traçant les contours de sa dernière et remarquée série, Tard dans la nuit, VoRo signe ici, avec Bourgne, un autre récit fascinant qui explore la complexité de la psyché humaine, du vivre-ensemble, des angoisses personnelles qui finissent par devenir collectives, et surtout qui dissèque avec style cette idée de replis, de rejet qui s’installe dans un groupe quand la peur prend un peu trop de volume. Le duo le fait aussi avec cette poésie dans le dessin, avec cette finesse dans le texte, cette intelligence dans les dialogues qui rendent l’exercice de réflexion plus agréable, sans le rendre pour autant moins pertinent.

     
     
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