Le mythe du fédéralisme rentable
Un gouvernement de trop
Stéphane Gobeil
VLB
Montréal, 2012, 184 pages
Y a-t-il encore des fédéralistes de coeur au Québec ? Des Québécois profondément attachés au Canada et à ce qu’il représente ? D’après des sondages cités par Jean-François Lisée dans Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments (Stanké, 2012), 60 % des Québécois se définissent comme Québécois seulement ou d’abord, 20 % comme également Québécois et Canadiens et un peu moins de 20 % comme Canadiens seulement ou d’abord. Pour les seuls francophones, l’identification comme Québécois d’abord ou seulement atteint 71 %. Chez les jeunes (18-24 ans), elle atteint 68 % et chez les jeunes francophones, 77 %. Lisée présente cette tendance à la « décanadianisation » de la société québécoise comme « le courant-jet de la souveraineté ». D’après ses analyses, en effet, « plus les Québécois se définissent comme “ Québécois ” plutôt que “ Canadiens ”, plus ils seront nombreux à appuyer la souveraineté lors d’un référendum ».
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