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Simon Harel et le dessous des langues

12 mai 2012 | Michel Lapierre | Livres

HABITER LE DÉFAUT DES LANGUES

Simon Harel

XYZ

Montréal, 2012, 376 pages

On parle beaucoup de l’anglicisation de Montréal. Mais voilà que, dans Habiter le défaut des langues, le plus personnel de ses essais, Simon Harel explore chez Samuel Beckett le passage de l’anglais au français comme idiome de création littéraire, changement résultant d’une cure psychanalytique. En montrant qu’ainsi l’écrivain se tourna vers l’ailleurs pour se libérer de la langue d’une mère castratrice, il nous plonge dans l’abîme de l’altérité.
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