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    Le Devoir.com - Paul au cinéma

    Marie Hélène Poitras parle d'écriture et de Griffintown

    14 avril 2012 |Catherine Lalonde | Livres
    Pourquoi changer Griffintown en Far Ouest?

    Dans tout western, il y a une volonté de conquérir un territoire, d'ériger un village, de construire un chemin de fer. Comme à Griffintown en ce moment, où la petite écurie [du XIXe] de l'Irlandais Léo Leonard, 80 ans, est encore là, sans chevaux maintenant, alors qu'autour se construisent plein de condos. On voit un patrimoine disparaître sous nos yeux.

    Comment avez-vous abordé le genre?

    J'ai lu La trilogie des confins (l'Olivier) de Cormac McCarthy, qui parle de notre rapport aux instincts, au territoire, de l'animal en nous, de ce côté cow-boy qui peut à tous moments s'enfuir sur un cheval au galop. J'ai revu les westerns spaghettis avec les images léchées, ré-écouté la trame sonore d'Il était une fois dans l'Ouest, grandiose, et ses épanchements romantiques qui virent cocky. Pour rendre ce lyrisme en littérature, il faut passer par l'écriture: lisant McCarthy, tu as vraiment l'impression d'avoir du sable dans la bouche. Il fallait que je trouve ce côté «tradition américaine» que j'aime tant chez McCarthy, Raymond Carver, Anne Hébert, même Samuel Archibald, cet art de raconter. Faire un western impliquait un questionnement sur les clichés. «Mourir les bottes aux pieds», «Un de nous est de trop dans cette ville»... Les clichés sont inscrits dans l'inconscient collectif. Si tu remets un cliché dans un bon contexte, dans un univers que tu t'es vraiment approprié, l'image ne semble pas surutilisée.

    Que cherchez-vous par l'écriture?


    La littérature est une quête, une façon de comprendre le monde dans lequel je suis, avec ce qui m'échappe, de nommer les choses. Quand j'ai la possibilité d'écrire beaucoup dans ma vie, je deviens vraiment un meilleur humain: je suis plus zen, j'ai une meilleure acuité, une plus grande énergie, j'ai besoin de courir vraiment beaucoup, comme si j'exultais. Après, si j'écoute de la musique, j'entends mieux les sons. J'ai tendance à remarquer des choses que je ne remarque jamais. Comme si toutes mes petites antennes étaient sorties.
     
     
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