vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 14h20
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Polars - Deux fois plutôt qu'une

Un nouveau tandem d'enquêteurs pour le dernier roman de John Harvey

Michel Bélair   28 janvier 2012  Livres

À retenir

    Le deuil et l'oubli
    John Harvey
    Traduit de l'anglais par Fabienne Duvigneau
    Rivages/Thriller
    Paris, 2011, 446 pages
On connaît surtout John Harvey pour les enquêtes menées du côté de Nottingham par l'inspecteur Charlie Resnick; on peut en lire plus d'une quinzaine déjà traduites chez le même éditeur. Mais ici, dans ce roman du malheur qui se répète en frappant deux fois à la même porte, on voit plutôt apparaître un nouveau tandem d'enquêteurs: Will Grayson et Helen Walker.

Ensemble, chacun bien installé dans ses différences profondes — elle «en chasse», lui comblé par sa petite famille —, ils vont tenter d'élucider une sombre affaire mettant en scène une petite fille évanouie en fumée et un dangereux pédophile qui sévit depuis déjà une vingtaine d'années sans que l'on s'en rende vraiment compte. L'affaire ne sera pas simple. Elle est campée cette fois du côté de Cambridge et dans la banlieue d'Ely.

C'est là que Ruth Lawson a refait sa vie après avoir perdu sa fille Heather, tombée, durant les vacances, dans un puits abandonné au milieu des falaises des Cornouailles. Quinze ans plus tard, voilà que Béatrice, sa fille de dix ans, disparaît à son tour en sortant cette fois d'une leçon de flûte chez son professeur de musique: les cauchemars ont tendance à se répéter. Et Will Grayson et Helen Walker vont prendre l'affaire alors qu'ils sont déjà sur les traces d'un certain Mitchell Roberts, un pédophile disparu dans la nature tout juste après avoir été remis en liberté.

La vérité ne se cache toutefois pas toujours derrière les apparences et les deux inspecteurs vont devoir la jouer très serré, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais ce n'est pas tant l'intrigue tissée par Harvey — multiple, dense et débouchant sur quelques surprises de taille — qui frappe dans ce grand livre triste. C'est plutôt l'ampleur et la profondeur des personnages autour desquels l'histoire va se dérouler.

On ne pourra que vibrer intensément devant la douleur de Ruth, que l'auteur rend avec une justesse témoignant d'une sidérante finesse d'écriture et d'observation. On sentira aussi le frôlement de la folie qui menace avant d'envahir progressivement sa proie. La violence, la lâcheté et le malheur ordinaire, également, tels qu'ils façonnent la vraie vie de la grande majorité des gens.

John Harvey nous donne ici un grand livre, de ceux qui vous laissent des pans d'âme entiers mouillés par la lourdeur des embruns de la côte anglaise.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012