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Essais québécois - Super Lisée terrasse la droite

Louis Cornellier   28 janvier 2012  Livres
Jean-François Lisée publie un essai qui veut «servir d’antivirus face aux arguments les plus employés par notre droite locale».<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Jean-François Lisée publie un essai qui veut «servir d’antivirus face aux arguments les plus employés par notre droite locale».

À retenir

    Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments
    Jean-François Lisée
    Stanké
    Montréal, 2012, 152 pages
Même quand on a de solides convictions de gauche, on finit parfois par se laisser ébranler par la propagande de droite, matraquée par les chroniqueurs de Quebecor, certains journalistes d'opinion de La Presse, Mario Dumont, l'Institut économique de Montréal (IEDM), le Conseil du patronat, les Charest et Legault, et joyeusement reprise par le réseau TVA et le 98,5 FM. À force de se faire répéter que le Québec vit au-dessus de ses moyens, est englué dans l'immobilisme économique, est affecté par le corporatisme syndical et est un enfer fiscal qui ne fournit que de piètres services publics, on finit par croire que la gauche est peut-être du côté du cœur, mais que la droite, au fond, détiendrait la raison.

Or, au moment où le Québécois de gauche, groggy après un tel assaut, chancelle et se dit que le «réalisme» de droite, après tout, ne peut être rejeté du revers de la main, Super Lisée arrive à point pour lui faire retrouver ses sens et le réconforter. Armé de tableaux statistiques et de données factuelles, il vient redire au citoyen social-démocrate qu'il a raison et que le discours chagrin de la droite québécoise doit être envoyé de toute urgence «aux poubelles de l'argumentation».

Ancien conseiller politique des premiers ministres Parizeau et Bouchard, universitaire, journaliste et blogueur, Jean-François Lisée, on l'a souvent dit, est une boîte à idées à lui seul. Partisan d'une «gauche efficace», il s'impose depuis des années comme le plus brillant défenseur de la social-démocratie à la québécoise. Ses propositions de réformes visant à améliorer le modèle québécois, audacieuses, voire parfois hasardeuses, ne font pas toujours l'unanimité à gauche, mais sa critique du programme idéologique de la droite, solidement documentée, est d'une rare puissance pédagogique.

C'est principalement à cette critique qu'est consacré Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments, un essai qui veut «servir d'antivirus face aux arguments les plus employés par notre droite locale». À cette dernière qui dit n'importe quoi pour justifier sa volonté de réduire le rôle de l'État et les services publics au profit du privé, de casser les syndicats et, dans certains cas, d'oublier la question nationale, Lisée réplique point par point avec une argumentation statistique, d'habitude le terrain privilégié de la droite. La démonstration est si forte que, si tous les Québécois en prenaient connaissance, la droite, enfin démasquée, serait définitivement terrassée chez nous.

L'enfer québécois?

Le Québec, affirment les suppôts du Conseil du patronat et les caquistes, est économiquement médiocre. Or, expose Lisée, en matière de croissance économique depuis dix ans, le Québec n'est devancé que par l'Allemagne dans les pays du G7, c'est-à-dire qu'il fait mieux que les États-Unis et que l'Ontario, par exemple. Évalué sur la base du revenu médian, le niveau de vie des familles québécoises est égal ou supérieur à celui des familles ontariennes.

Plus encore, et cette démonstration est spectaculaire, à temps de travail égal, le niveau de vie de 99 % des Québécois est supérieur à celui de 99 % des Américains. Le PIB par habitant aux États-Unis est plus élevé, mais, comme 1 % des Américains les plus riches accaparent 24 % des revenus, le niveau de vie de la très vaste majorité des Québécois est plus élevé que celui de leurs voisins. «Le PIB, écrit Lisée, c'est bien. Mais ça n'élève pas d'enfants. Le but de l'ensemble du jeu politique et économique, il me semble, est le bien-être des citoyens, pas la joie des économistes.» Au Canada, d'ailleurs, le Québec se classe deuxième, derrière l'Alberta, pour le plus bas taux de pauvreté.

Pour répondre à Lucien Bouchard, selon lequel les Québécois ne travaillent pas assez, Lisée montre que le taux d'activité des 15-64 ans, à 77 %, est l'un des plus élevés du G7 et de l'OCDE. De plus, en 2009, «le Québec a été, au Canada, le champion de l'augmentation de la productivité».

Marotte de la droite, le discours sur l'enfer fiscal québécois ne résiste pas à l'analyse lui non plus. Les impôts sont peut-être élevés, mais sont en grande partie redistribués. Un couple avec deux enfants qui gagne le salaire moyen reçoit, au Québec, davantage de l'État qu'il ne lui donne. Même les familles plus riches ont une charge fiscale plus légère que dans les autres pays du G7.

Le même constat s'applique au fardeau fiscal des entreprises, calculé sur la base des taux effectifs marginaux sur l'investissement (13,8 % au Québec, 16,8 % au Canada et 30,9 % aux États-Unis). Le haut taux de syndicalisme québécois, souvent montré du doigt par la droite, ne freine pas la croissance (plus forte au Québec qu'aux États-Unis depuis 20 ans) et profite, par rayonnement, aux travailleurs non syndiqués, moins exploités ici qu'aux États-Unis.

Lisée montre aussi que les Québécois paient des impôts élevés, mais en ont pour leur argent. Ils donnent 7 milliards de plus à l'État que les Ontariens, mais reçoivent 17,5 milliards de plus en services de l'État, et cela, au total, avec proportionnellement moins de fonctionnaires! Le pourcentage de Québécois qui ne paient pas d'impôts, continue-t-il, n'est pas plus élevé qu'ailleurs en Amérique du Nord, le Québec, malgré la péréquation, n'est pas le quêteux de la fédération et est loin d'être fermé sur lui-même (Montréal accueille plus d'étudiants étrangers que Toronto et compte plus de trilingues). Lisée, enfin, relativise le discours catastrophiste sur la dette, mais reconnaît l'importance de cet enjeu.

Faire mieux

Son essai contient quelques propositions pour faire encore mieux (ménage dans l'industrie de la construction, programme pour hausser la productivité des PME, augmentation des tarifs d'Hydro-Québec couplée à des politiques fiscales pour la compenser, impôt postuniversitaire et tarification différenciée pour certains services) qui méritent réflexion, mais qui ne constituent pas la partie la plus forte de cet ouvrage.

Le stratège souverainiste se réserve les dernières pages. Ceux qui annoncent la mort de ce projet se trompent. Les Québécois, constate Lisée, s'identifient de plus en plus comme Québécois d'abord ou seulement et se détachent de plus en plus du Canada. De plus, leur «crainte face à l'avenir économique d'un Québec souverain» régresse. Une coalition souverainiste, ancrée au centre gauche mais ouverte au centre droite, a donc tous les outils en main pour relancer ce nécessaire projet.

Une chose est certaine: si Super Lisée n'existait pas, ce livre en constitue une preuve éclatante, il faudrait l'inventer.

***

louisco@sympatico.ca

***

Une illusion d'optique

C'est dans tous les journaux: la droite québécoise monte. Un demi-millier de libertariens en liesse à Québec à l'automne 2010, plus encore à Montréal en avril 2011. Un nouveau parti de centre droit autour de François Legault. Des sondages qui montrent que des idées de droite sont reprises par l'opinion publique. La cause est donc entendue. À droite toute!

Toute? Non. Mettez-moi sans hésiter dans le camp des dubitatifs (ou des "libertaro-sceptiques"). À mon avis, cette démonstration reste à faire. Car il y a le bruit. Il y a les choses. Certes, le bruit de droite monte. Mais les faits sont plus têtus que le bruit. Étudions posément les données disponibles.


Extrait de: Comment mettre la droite K.-O.en 15 arguments, page 133
Jean-François Lisée publie un essai qui veut «servir d’antivirus face aux arguments les plus employés par notre droite locale».<br />
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  • Georges Allaire - Inscrit
    28 janvier 2012 03 h 00
    Terrasse
    Terrasse à base de béton Marois du Québec. :-)
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  • François Ricard - Abonné
    28 janvier 2012 06 h 25
    Si seulement...
    Si seulement M. Lisée acceptait de se mouiller. Voilà le premier m inistre qu'il nous faut
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  • rene lefebvre - Inscrit
    28 janvier 2012 07 h 34
    Super Lisée, merci pour votre travail.
    Pour le bénéfice des Québécois, le travail de M. Lisée vient mettre un fort bémol au discours misérabiliste de la droite d'ici à l'effet que seule les idées de celle-ci peuvent sauver le Québec d'un déclin déjà commencé. Maintenant que Mme Marois à fait taire les défaitistes du SPQ libre et les "lose canons" du PQ, les Québécois lui feront peut-être plus confiance ainsi qu'à Québec Solidaire et aux Caquistes. Un gouvernement minoritaire peut être préférable et c'est ce que les Québécois semblent souhaiter selon le sondage publié dans le Devoir d'aujourd'hui. La "réingénérie de l'état" telle que souhaitée par le gouvernement de M. Charest a facilité ce que M. Duchesneau a décrit comme une prise de contrôle du secteur public par le privé, facilitant ainsi les abus genre bar ouvert qui ont enrichit quelques petits groupes seulement.

    Aux États-Unis, le discours de la droite à l'effet qu'il faut moins de gouvernement, plus de déréglementation, moins de programmes sociaux à clairement démontré les dangers de laisser le marché se réglementer lui-même. Wall Street, par ses pratiques "cowboy mafieux" à détruit l'économie mondiale, créé un niveau de chômage historiquement élevé, tout en permettant à un petit groupe de s'enrichir outrageusement pendant que 99% de la population s'appauvrissaient. Malgré cela, la droite républicaine américaine veut revenir aux mêmes politiques de déréglementations ayant causé la catastrophe économique de 2008; allez chercher à comprendre!

    Pour le simple citoyen qui cherche à comprendre comment voter pour que ce pays s'enrichisse collectivement dans une paix sociale juste pour tous, les recherches de M. Lisée sont bienvenues et mettent au jour des faits trop souvent oblitérés dans le discours social-politique.

    Joseph Louis
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  •  
  • jean brunet - Inscrit
    28 janvier 2012 07 h 35
    Opinion
    Je ne suis pas un fan de Lizée mais je suis d'accord, ce type est est une boîte à idées à lui seul. J'aimerais lire un article conjoint Lizée, Fortin...
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  • Socrate - Inscrit
    28 janvier 2012 08 h 16
    Alouette!
    Alouette, gentille Alouette,
    Laviolette, nous avons plumé.
    Les choeurs s.v.p.....
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  • Democrite101 - Inscrit
    28 janvier 2012 08 h 44
    La voie est étroite pour une démocratie de qualité, et on la connaît

    Toute démocratie politique, qui se veut pérenne, doit viser la démocratie économique. Dans le cas contraire, la ploutocratie finit par gagner (ce qui n'est pas tout à fait encore arrivé) après avoir plombé et affaiblit la démocratie (ce qui est le cas maintenant).

    Ainsi donc, il semblerait que toute démocratie politique ne peut bien vivre, bien prospérer et bien se maintenir que par une social-démocratie bienveillante envers la liberté économique et l'entreprise dynamique. En fait, la voie est étroite pour obtenir une démocratie de grande qualité, comme si les écueils et les dérives sont nombreux et fréquentes.

    La démocratie largement ploutocrasisée américaine et le capitalisme communiste chinois s'enlignent à terme pour un affrontement majeur si, tous deux, ne restaurent pas à domicile un grand New Deal social-démocrate respectueux des droits de l'homme. Hors de cette voie, il n'y a que dérives et problèmes majeurs tant politiques que sociaux.

    La droite américaine a élu président un gars qui n’aimait pas et ne performait pas à l’école (W.Bush) et en désire un autre qui n’est qu’un rentier paresseux (Mitt Romney). C’est aussi l’idéal de notre droite québécoise (Mario Dumont qui n’a jamais eu aucun métier et André Arthur le démagogue élu au fédéral). Des élites à la Cléon et à la Catilina, comme du temps de l’antique Athènes et de l ancienne Rome qui coururent à sa perte.

    Le Québec peut maintenir sa remarquable spécificité obtenue par la Révolution tranquille, mais l’ignorance politique des droitistes, nourrie que d’ambitions personnelles, nous fera revivre les 1929 et autres crises que font toujours les marchés myopes et moutonniers quand ils sont la boussole et non l’outil.

    Jacques Légaré
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  • Darwin666 - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 34
    Le PIB
    «à temps de travail égal, le niveau de vie de 99 % des Québécois est supérieur à celui de 99 % des Américains.»
    «Le PIB, écrit Lisée, c'est bien. Mais ça n'élève pas d'enfants.»

    C'est en fait pire que ça. Non seulement le PIB n'élève pas d'enfants, mais il comptabilise toute activité marchande sur le même pied. Aux États-Unis, une bien plus grande part du PIB va par exemple aux prisons et à l'armée, ne produisant aucun bien-être, mais en détruisant plutôt. Quand on tient compte de la réalité du bien-être (espérance de vie, mortalité infantile, violence, éducation, etc.), il est clair qu'on n'échangerait jamais notre vie ici pour une illusoire richesse qu'on n'observe que dans certains indicateurs financiers.
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  • Denis Besner - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 43
    Débats Public
    Mr. Lisée pourquoi avoir refusé d`en débattre avec Eric Duhaime sur différent medias parlés.
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  • M-E Mineau - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 51
    Réponse à Denis Besner
    Il refuse le débat avec Duhaime probablement parce que ce dernier est un clown aux propos souvent hallucinés. Lorsque, comme Lisée, on tient des propos sérieux, on ne veut surtout pas qu'ils deviennent prétextes à un spectacle digne du plus sordide reality show.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    28 janvier 2012 10 h 58
    Jovialisme
    Si le Québec s'en tire si bien, ce n'est certainement pas en raison de son statut souverain..
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  •  
  • Robert Dufresne - Abonné
    28 janvier 2012 11 h 14
    @Besner
    Dimanche soir à tout le monde en parle. J'adore ce livre, un peu de vérité dans les mensonges que la droite propage.
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  •  
  • Robert Ouellet - Abonné
    28 janvier 2012 12 h 00
    Du bonbon pour Jean Charest...
    M.Lisée dit:
    ''Or, expose Lisée, en matière de croissance économique depuis dix ans, le Québec n'est devancé que par l'Allemagne dans les pays du G7, c'est-à-dire qu'il fait mieux que les États-Unis et que l'Ontario, par exemple. Évalué sur la base du revenu médian, le niveau de vie des familles québécoises est égal ou supérieur à celui des familles ontariennes.''

    Or qui dirige le Québec depuis dix ans? Jean Charest!!!

    Pour quelqu'un qui se fait traiter, ad nauseam, de tous les noms dans les medias, il faut admettre que les résultats sont admirables...
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  •  
  • michel lebel - Inscrit
    28 janvier 2012 12 h 14
    Jovialisme !
    Si je saisis bien, selon Lisée, le Québec est le paradis sur terre. Tout va bien, du système de santé, au système d'éducation, sans oublier les infrastructures et la qualité de la langue parlée et écrite. Quel jovialisme, se résumant à se mettre la tête dans le sable. Et vive le sacro-saint et intouchable modèle québécois! Non! Je ne mange pas de cette farine d'auto-satisfaction!
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  •  
  • Leys - Inscrit
    28 janvier 2012 14 h 12
    @michel lebel
    Si vous aviez pris la peine de lire le livre plutôt que de vous fier à la piètre critique d'Alin Dubuc, vous auriez pu constater que Lisée est loin de dire que le Québec est le paradis sur terre ; seulement, il prend à contrepied cette droite qui répète à tous vents que notre province est l'enfer sur terre, ce à quoi vous semblez d'ailleurs croire...
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  • Democrite101 - Inscrit
    28 janvier 2012 15 h 15
    La droite catho est prend pour son rhume...

    Un bémol dans notre beau Québec: le cours ECR pour abêtir nos enfants...

    et le crucifix à l'Assemblée nationale pour signifier au monde entier qu'on est de beaux maso qui s'ignorent...


    Jacques Légaré
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    28 janvier 2012 15 h 32
    Je croyais qu'un bon PQ est au centre?
    Malheureusement avoir des idées c'est un et il n'est pas le seul mais avoir les compétences dans chaque domaine de ce que l'on parle c'est deux. Malheureusement il ne semble pas comprendre que le peuple n'est ni avec un ou l'autre chacun a des vérités mais je vois actuellement un point commun entre les deux. La langue de bois tout comme la défense de lobbys plutôt que le citoyen. Soit on défend
    l'industrie et l'économie débrider ou les abus des organismes aux abus lucratives. Aucun des deux n'a de règle de contrôle. On cherche à nous donner un autre étiquette en plus du fédéralisme et souverainisme et voilà gauche droite pas plus rose.
    Un exemple; comment une personne compétente le demeure: Hubert Reeves homme compétent certe mais il y a quelques temps il avait son article disant que les particules tuent. Il suggère de laisser sa voiture pour prendre le transport en commun. OUPS! AU Québec les particules son extrêmement basse à cause de la voiture c'est le chauffage au bois et le diesel qui en sont responsable. OUPS! Peut-être à Paris parce qu'Il sont dans le diesel à plein mais pas chez nous quelle incompétence mais surtout le manque de rigueur et de connaissance. Nous en sommes là. Pauvre M. Lisée dont j'ai beaucoup de respect mais qui n'a plus le recul de jadis.
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  • ulrich1961 - Inscrit
    28 janvier 2012 16 h 37
    l'individualité
    Les limites de l’individualité on le voit quotidiennement dans les bouchons du matin et du soir sur les autoroutes de Montréal. En plus d’une perte de productivité de plusieurs millions par années, les coûts augmentent pour le maintient et le renouvellement de l’infrastructure routière, plus les coûts en santé causés par la pollution. Malgré qu’on nous surtaxe pour financer le transport en commun la fluidité routière ne s’améliore pas…la solution de droite serait probablement de mettre des péages pour limiter l’accès aux automobilistes. Ta mobilité dépendrait de ta capacité de payer. Envisagerait une amélioration en PPP. Les solutions des sociaux-démocrates seraient de mettre plus de transport en commun en le finançant avec une surtaxe sur l’essence et des péages. Les partis écologiques feraient la même chose que les sociaux-démocrates, mais en réduisant le financement des autoroutes pour accélérer l’implantation du transport en commun.

    Pour un libertarien… il demeure dans le bouchon avec ascèse puisqu’il poursuit ses propres objectifs de façon libre et responsable. L’auto pour lui représente l’individualité assumée. L’effet de serre est un complot plus ou moins prouvé

    Il écoute sur sa radio Éric Duhaime qui parle de désastre des finances publiques, de la dette abyssale, que les Baby-Boomers ont détourné le système non par individualité, mais par égoïste, que S. Harper est un grand démocrate et qu’il partage le même point de vue que lui sur le prétendu désastre écologique est plus ou moins un complot des écologistes radicaux. Là Monsieur Duhaime apporte plus de nuance avec cet adjectif. Comme on doit plus dépendre de l’État et être responsable pour poursuivre la bonne démarche du Québec on devrait privatiser parce que nous sommes responsables. Cela ferait un joli slogan politique se dit-il dans son Ford intérieur….
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    28 janvier 2012 19 h 10
    Le livre de Lisée? Rien de convaincant!
    Pour avoir parcouru le livre de Jean-François Lisée, je ne partage pas du tout les lunettes roses de l'auteur. Son but est de montrer que nous ne sommes pas dans une situation pire que celle de l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la France et autres pays occidentaux.

    De savoir que nous faisons partie d'un ensemble qui s'écroule ne me réjouit pas plus que si nous faisions cavalier seul...

    Lisée peut bien temporiser, il n'a certainement pas été malade dernièrement... Il saurait concrètement alors, dans quel état se trouve le Québec...
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  • Yvon Bureau - Abonné
    28 janvier 2012 19 h 54
    Super nécessaire, ce livre
    Merci JF, ce livre nous était tellement nécessaire.

    Merci Louis pour ton texte bien rendu.

    Et Le Devoir qui nous apprend aujourd'hui que c'est au Québec où les 30 ans et moins ont le plus de diplômes supérieurs.

    Merci à Jean-François Fierté !
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    29 janvier 2012 00 h 00
    C'est vrai que la droite émotive fait beaucoup de bruit.
    De fait, tellement de bruit qu'on arrive mal à entendre ceux qui pensent plus objectivement les problèmes, comme Jean-François Lisée.
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  • jeromeguy - Abonné
    29 janvier 2012 08 h 01
    Aucun esprit critique
    Comme toujours M. Cornellier, quand il s'agit d'un pamphlet de gauche, vous n'usez d'aucun esprit critique. Êtes-vous chroniqueur ou chearleader? Le Québec n'est pas l'enfer que décrit la droite, mais est loin du paradis que décrit Lisée. Malheureusement, il y a peu de chance que ce livre mette la droite KO.
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  • Leproff - Inscrit
    29 janvier 2012 08 h 14
    Une droite bien à gauche...


    «La droite catho « en » prend pour son rhume...» Vous croyez ?

    Une fois de plus, je ne suis pas d'accord avec votre propos. La droite, au Québec, n'est plus catholique, comme vous le croyez, comme vous le pensez. Faudrait vous trouver un autre cheval de bataille. La droite québécoise est de plus en plus à gauche, vers un modèle québécois, renouvelée, personnalisé. Comme l'exprime si bien JF Lisée. Et le crucifix de l'assemblée nationale ne répugne à personne; --si ce n'est quelques anti-cléricaux attardés,-- il rappelle à tous la culture de nos ancêtres, leurs luttes, leur servitude dans un pays qui n'est pas le nôtre.

    Le Québec d'aujourd'hui ne vit plus à l'ère des collèges d'enseignement classique où certains étudiants prenaient au pied de la lettre tout ce qu'ils entendaient. Les jeunes étudiants, d'aujourd'hui, ont plus le sens de l'analyse et de la critique. Jean-François Lisée est le prototype de ces étudiants intelligents, éclairés, allumés.

    Jean-François Lisée a le mérite de parler de ce qu'il sait, après avoir pris le temps de bien apprécier, de bien analyser... Il ne tombe pas dans le ridicule comme certains, disons Duhaime, qui affirme n'importe quoi comme un collégien en mal d'écoute.

    J'ai bien hâte de me procurer cet essai. J'ai bien apprécié Le Troisième millénaire, qui est une analyse de la dernière décennies, en 40 billets savoureux regroupés en neuf thématiques. À lire. Ça nous repose des inepties su Siècles des Lumières ...
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  • parade21 - Abonné
    29 janvier 2012 09 h 35
    La vraie liberté
    Le courant politique de droite incarné, entre autres, par le Réseau liberté Québec et le tout nouveau parti conservateur du Québec, confond Liberté et laisser-aller ou laisser-faire. Il n'y a de liberté pour ces personnes que le libre marché. Tout peut s'acheter et se vendre et le marché est l'ultime arbitre de ce qui pourra exister. Ce sont des croyants de l'ordre du marché libre.

    Le livre de M. Lisée est certainement le bienvenu pour faire la part des choses et critiquer ce courant politique et ses idées saugrenues. Il n'est pas le premier à le faire, mais il est plus connu que ceux et celles qui, de par le monde et sur internet, le font régulièrement.

    Et si cela peut aider notre ministre des finances à bien réfléchir, avant le dépôt de son prochain budget, ce sera une grande victoire. L'économie du Québec exige actuellement l'intervention de l'État pour tenter de corriger le gâchis de ceux et celles qui se réclament du concept de Liberté à la sauce néolibérale. Le mot liberté a un corollaire et c'est la responsabilité. Manifestement, les tenants de la droite libertarienne, comme Mme Elgrably-Lévi, ne l'ont pas compris. Pour ces personnes, le corollaire de liberté est irresponsabilité. Ne pas payer d'impôt et de taxes voilà le Paradis sur terre! Le Paradis fiscal surtout.
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  • Democrite101 - Inscrit
    29 janvier 2012 09 h 50
    Aux derniers défenseurs de la faillite chrétienne

    Leproff écrit, pour défendre son catholicisme mourant : «des inepties su Siècles des Lumières ...»

    D'abord, il écrit trop vite, d'où la coquille «su».

    Les Lumières, héritières des meilleurs parmi les Anciens, qui formèrent le doux Montaigne, qui était bon chrétien, ont civilisé la barbarie chrétienne, celle de l'Église homicide d’abord et de ses restes ensuite, dont le tout dernier au Québec sont le cours ECR, mauvaise farine en éthique, et le crucifix à l'Assemblée nationale, symbole outrageant l'intelligence et la réputation des Québécois.

    La liquidation achevée du judéo-christianisme, initiée dès la Renaissance et bien engagée par les Lumières, se fait en douce il est vrai. Et c'est bien ainsi. Les révolutions rageuses dérapent dans le crime presque tout le temps.

    On oublie aussi de dire que le fascisme est une émanation anthropologique catholique. Ses traits du Bas Empire romain chrétien s’y sont reproduits en plein 20e siècle !

    Cependant, la droite que pourfend la lucidité de monsieur Lisée est bien représentée par deux conservateurs fort catho, Lucien Bouchard et Jean Charest. Harper, sur ce point, puissamment les appuie.

    Voilà où nous en sommes.

    Seule une éducation et une instruction aux plus grands, que nos bons cathos ne veulent pas faire lire dans les écoles et les collèges (Nietzsche, Fuerbach, Comte-Sponville, Onfray, La Mettrie, l'abbé Meslier, Condillac, et des centaines d'autres) nous ouvrent les yeux sur l'idiotie religieuse. Idiote pour nos yeux modernes, mais c’était la seule nourriture intellectuelle que pouvaient posséder les primitifs.


    Une petite preuve, une entre mille, le mariage catholique: une belle faillite, et il est en voie de disparition. Et ces messes plates à crever, désertées par presque tous. Nous sommes en 2012. Nos yeux s'ouvrent ! Quel bonheur d'être libre !


    Jacques Légaré
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  • jfrancois01 - Inscrit
    29 janvier 2012 11 h 03
    Sugar Ray Lisée!
    1- La "montée" de la droite? Vraiment? La droite ne fait que réclamer son "temps de glace". Pour ma part, je crois qu'une pluralité d'opinions dans le débat est bénéfique. Il n'y pas de gauche sans droite.
    2- Si Monsieur Lisée veut mettre "knock out" ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, on passe rapidement du "monde des idées", au monde du populisme et de l'image "choc".
    3- "Or, expose Lisée, en matière de croissance économique depuis dix ans, le Québec n'est devancé que par l'Allemagne dans les pays du G7, c'est-à-dire qu'il fait mieux que les États-Unis et que l'Ontario, par exemple. Évalué sur la base du revenu médian, le niveau de vie des familles québécoises est égal ou supérieur à celui des familles ontariennes." BIEN FAIT! Tout de la à l'intérieur de la Confédération canadienne, dans un régime Libéral.

    Les propositions pour "faire mieux" :
    "ménage dans l'industrie de la construction, programme pour hausser la productivité des PME, augmentation des tarifs d'Hydro-Québec couplée à des politiques fiscales pour la compenser, impôt postuniversitaire et tarification différenciée pour certains services"
    sans doute les éléments les plus intéressants de la réflexion de Monsieur Lisée seront rapidement oubliés et évacués de la discussion au profit d'une vilification de la droite, et d'un métaphore de knock out, parce que le bon peuple souffre d'un déficit d'attention, et préfère voir du sang que d'avoir des discussions significatives.
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  • Helpaul - Inscrit
    29 janvier 2012 11 h 16
    @leprof
    Vous devez etre adepte de la théorie créationniste! Rien avant votre venue n'a eu d'importance... Seriez-vous trop paresseux pour vous renseigner? Vous pourriez etre surpris....
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  • Leproff - Inscrit
    29 janvier 2012 12 h 18
    Le doux Montaigne
    «Les Lumières, héritières des meilleurs parmi les Anciens, qui formèrent le doux Montaigne, qui était bon chrétien, ont civilisé la barbarie chrétienne, ...»

    Que vous me faites bidonner, comme on dit avec vos doux lapsus mensis! Le doux Montaigne avec ses poèmes à l'eau de rose, que personne ne connait aujourd'hui, pas plus que les rêveurs philosophes du Siècle des Lumières, qui ont civilisé la barbarie chrétienne en puisant dans le christianisme...

    Voyons, monsieur Légaré, soyez sérieux. Nous ne sommes plus là! Nous discutons non pas de philosophie rêvasseuse, mais d'un essai politique, pensé et réalisé par l'un des plus grands intellectuels du Québec. Vos propos coulent à pic comme le Costa Concordia, il y a quelques semaines, sur une côte italienne.

    Ce que nous présente Monsieur Lisée est bien plus important que les doux poèmes de Montaigne, ou le Traité d'athéologie de Onfray, il nous présente un guide pour mieux comprendre les «idées saugrenues» des courants politiques actuels, droite-gauche, qui ne s'inspirent guère des Philosophes du 18e s., vous en conviendrez, mais qui viennent saper la culture et l'économie d'une nation.

    Nous sommes en 2012: laissons de côté les doux poèmes de Montaigne et nourrissons-nous, délectons-nous, par la lecture d'essais politiques qui ouvrent nos esprits à autre chose que vos sempiternelles inepties du 18e s.!
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  • Denis Miron - Inscrit
    29 janvier 2012 12 h 49
    « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit »
    Le Québec n’échappe pas à ce discours catastrophiste de l’extrême droite individualiste qui tente par tous les moyens d’asservir l’état aux diktat du privé d’éthique, et du moins de réglementation possible en vue de s’accaparer des ressources naturelles et humaines.

    Lors de catastrophes naturelles telles que le verglas ou les inondations, on voient toujours apparaître de ces vautours qui tentent de profiter de la détresse pour s’enrichir. Ce qui me vient à l’esprit, ce sont ces poêles à bois que certains vendaient plus chères lors du verglas, car tous ceux dont le chauffage de leur maison dépendaient de l’électricité, en avaient vraiment besoin.
    Ce n’est pas cette approche individualiste qui a permis aux victimes de ces désastres de se sortir de cette facheuse situation, mais beaucoup plus un esprit de solidarité et coopération. Alors pourquoi faudrait-il que ce soit autrement lorsqu’on prétend(faussement)que la situation économique du Québec est au bord du désastre, et que la seule façon de s’en sortir, serait de confier notre destin collectif entre les mains de ceux qui font la promotion de l’individualisme et du privé.
    On voit comment le parti libéral, avec sa «réingénérie de l’état», leur (les vautours) a facilité la tache en réduisant le personnel des ministères, tel que constaté par le rapport Duchesneau au MTQ. Est que ça nous coûte moins cher, que d’opter pour le moins d’état? Non, c’est le contraire, ça coûte de 30 à 40 %plus chère, et de plus c’est la mafia en convergence avec les firmes privée d’éthique de génie conseil qui gèrent ça.
    « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit » Lacordaire … Si l’état se dote d’une fonction publique suffisamment nombreuse pour appliquer ces lois
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  • Roland Berger - Abonné
    29 janvier 2012 13 h 14
    À jeromeguy
    « Le Québec n'est pas l'enfer que décrit la droite, mais est loin du paradis que décrit Lisée », écrivez-vous après avoir accusé Cornellier de manquer d'esprit critique. Aviez-vous l'intention de faire montre du vôtre ? Raté !

    Roland Berger
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  • bernac - Inscrit
    29 janvier 2012 14 h 09
    La droite K.O.?
    On aurait pu croire que la droite s'était mise elle même k.o. en 2008
    (comme la gauche en 89). Il n'en est, bien sur, rien. La droite ne sera jamais k.o. longtemps, parce qu'elle a toujours raison! (c'est ce qu'elle pense). Comme la gauche ne se trompe jamais (vu qu'elle se concentre sur le théorique). Alors quoi? Un vrai pays, souverain ou non, a une droite et une gauche qui alternent au pouvoir pour ne pas tourner en rond.
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  • Leproff - Inscrit
    29 janvier 2012 14 h 48
    Analyse et compréhension...
    «Vous devez etre adepte de la théorie créationniste! Rien avant votre venue n'a eu d'importance...»

    Ce n'est pas ça que je dis. Relisez-moi bien. Je dis simplement que le temps des Lumières est révolu. On ne peut pas demeurer stagnant quelque part dans l'histoire, même si cette période est intéressante, que les poètes doux comme Ronsard et Montaigne, ont eu leur heure de gloire. Il faut aller de l'avant et lire les auteurs d'aujourd'hui, les intellectuels qui nous interpellent, comme Jean-François Lisée le fait.

    Que pensez-vous de ce qu'il a écrit? L'avez-vous au moins lu?
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  • Democrite101 - Inscrit
    29 janvier 2012 17 h 17
    Lumières appellent Noirceur ! Lumières appellent Noirceur ! M’entendez-vous ?

    «Le temps des Lumières est révolu» dites-vous ? Qu'est-ce à dire ?


    Le temps de la liberté est révolu ?

    Le temps de la tolérance et de l’esprit critique (Voltaire) est révolu ?

    Le temps de la démocratie (Mc Donald et Laurier) est révolu ?

    Le temps des droits de la personne (Thomas Jefferson) est révolu ?

    Le temps de l'égalité homme-femme (Condorcet) est révolu ?

    Le temps du prestige de la science, tout à l'opposé de la pensée magique et superstitieuse des religions, est révolu ?

    C'est ce que vous dites à la jeunesse du Québec dans le cours bidon ECR ?

    J’ai des nouvelles pour vous. Le temps de la grande Noirceur est révolu, là c'est certain, mais l'obscurantisme résiduel en Occident, lui, peut nous faire gratter la peau encore longtemps...

    Quand on prend Montaigne pour un poète, il est temps de retourner à l'école...

    M. Leproff, vous seriez peut-être plus à l'aise en Israël, voire en Arabie saoudite...

    Honte à la grande Noirceur ! Vive les Lumières !

    Jacques Légaré
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    29 janvier 2012 17 h 19
    Son temps de glace?
    Un des commentateurs dit que la droite ne réclame que «son temps de glace». Mais, sauf le Devoir, à peu près TOUS les médias véhiculent des idées de droite. Et, dans tous ces médias, et même au Devoir, les ténors de la droite répètent à qui mieux mieux qu'ils sont bâillonnés au Québec. Faut dire que la logique ne semble pas être leur fort!
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  • Leproff - Inscrit
    29 janvier 2012 19 h 07
    L'évolution
    Depuis les Lumières, les sociétés sont en pleine évolution, et nonobstant les auteurs que vous citez, inconnus pour la plupart des Québécois modernes, la société québécoise évolue sans cesse, et sans eux!

    Que vous parliez de la liberté, de la démocratie, de l'égalité homme-femme, le christianisme a su en parler avec éloquence, sans l'aide de Condorcet, en écoutant des gens de chez nous. Laurier, par exemple.

    Pourquoi faut-il que vous raneniez tout à des auteurs du 18es comme si nous étions de parfaits imbéciles?

    Tout a tellement évolué dans notre société depuis 1950, en dépit de vos citations, et de vos auteurs dépassés.

    Ils ont eu leur heure de gloire, ont été lus en leur temps, mais N OUS SOMMES AILLEURS au Québec.

    Nous avons su nous AFFRANCHIR DE VOS MAITRES, et nous pensons par nous-mêmes... comme Jean François Lisée.

    L'avez-vous lu ou ce n'est pas assez bien pour vous?
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  • France Boisvert - Abonnée
    29 janvier 2012 19 h 30
    Pour et contre, même combat!
    Éric Duhaime publie un essai de droite chez VLB éditeur (Québecor); Jean-François Lisee publie, en même temps, un essai contre la droite chez Stanké (Québecor). Je trouve que Québecor se dévoue beaucoup pour le choc des idées au Québec.
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  • Helpaul - Inscrit
    29 janvier 2012 20 h 16
    @leprof...
    "un temps révolu" dites-vous... Je pense qu'il est important de savoir d'ou l'on vient pour bien comprendre le présent.... Non, je n'ai pas encore lu J.F.Lisée mais j'ai lu "The Shock Doctrine" (entre autres) de Naomi Klein... et vous?
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  • Denis Besner - Inscrit
    29 janvier 2012 20 h 21
    DÉBATS PUBLICS
    @ M E MINEAU
    Pathétique de voir que des gens bien pensant que vous etes peuvent penser qu`un débat publique sur l`avenir de nos jeunes peut tenir d`un reality show. On dirait que seul les gauchistes ont la véritée indues.
    QUELLE BELLE DÉMOCRATIE
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    30 janvier 2012 00 h 03
    à M. Légaré. Voltaire, un exemple de tolérance???
    À lire vos commentaires injurieux sur le christianisme, je dois avouer que vous êtes effectivement un digne fils de Voltaire et je comprends que l'homme qui a pu affirmer les deux citations suivantes soit un modèle de tolérance pour vous:

    " Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur.
    Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir." (tome 8, page 187)

    "On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l'hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d'exercer l'usure avec les étrangers ; et cet esprit d'usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs coeurs, que c'est l'objet continuel des figures qu'ils emploient dans l'espèce d'éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s'emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ;ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce." (tome 2, p.83)

    Les deux citations sont tirés de "essais sur les moeurs", éd.Didot, 1805.

    Vraiment, je trouve que Voltaire et vous avez un esprit de "tolérance" tout à fait semblable... et que vos injures sur le christianisme valent bien celle de Voltaire sur les juifs, ou sa défense de l'esclavagisme.
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