vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 14h10
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Essais québécois - Ce que croit Jacques Henripin

Louis Cornellier   28 mai 2011  Livres
Le démographe Jacques Henripin<br />
Photo : Jean-Frédéric Légaré-Tremblay
Le démographe Jacques Henripin

À retenir

    Ma tribu
    Un portrait sans totem ni tabou

    Jacques Henripin
    Liber
    Montréal, 2011, 162 pages
Sommité de la démographie québécoise, l'octogénaire Jacques Henripin n'enseigne peut-être plus à l'Université de Montréal, mais il n'est pas inactif pour autant. Libéré des contraintes que lui imposait la démarche scientifique dans ses travaux de démographe, il se permet maintenant d'y aller de ses opinions bien personnelles sur sa société.

Dans Ma tribu. Un portrait sans totem ni tabou, son plus récent essai, il s'amuse à décrire les Canadiens français du Québec sans complaisance. Sorte de «Ce que je crois» qui laisse la religion de côté, cet ouvrage bien titré, au style clair et à la réjouissante liberté de ton, se lit très agréablement.

Toutefois, un souverainiste de gauche, comme moi, se retrouve en territoire ennemi dans ces pages. Henripin, en effet, ne cache pas son mépris pour ceux qu'il désigne comme «les sécessionnistes et les demi-séparatistes» et il avoue avoir abandonné la lecture du Devoir parce que le discours nationaliste l'ennuie de plus en plus. Il semble que le discours fédéraliste de La Presse lui convient mieux. Le démographe retraité écrit même que «la section française de Radio-Canada donne l'impression d'être un refuge de séparatistes». On aurait bien aimé avoir des noms, mais on devra se contenter de ce jugement pour le moins saugrenu.

La tribu à laquelle s'identifie Henripin est celle des Canadiens français. Ce terme suranné peut faire tiquer, mais, dans le contexte, il se justifie. Pour des raisons culturelles, le démographe trouve inapproprié le concept de «nation québécoise», qui inclut sur une base territoriale tous les habitants du Québec. Henripin entend donc faire le portrait de ce que d'autres préfèrent appeler les Québécois d'origine française ou les Québécois francophones. Avant de succomber au syndrome d'Elvis Gratton, acceptons de jouer le jeu et poursuivons.

Un optimisme contestable

S'il reconnaît que les Canadiens français hors Québec s'assimilent à grande vitesse, sauf au Nouveau-Brunswick et peut-être dans la portion ontarienne collée sur le Québec, Henripin pense néanmoins que l'avenir des francophones du Québec est assuré. Depuis 150 ans, écrit-il, «le pourcentage des francophones s'y est maintenu autour de 80 %» et rien n'indique que cela changera. Cet optimisme est pourtant très contestable.

Comme le rapporte le mathématicien Charles Castonguay dans Le français dégringole (Renouveau québécois, 2010), le recensement de 2006 est porteur de mauvaises nouvelles à cet égard. Dans l'ensemble du Québec, le poids des francophones passe pour la première fois sous la barre des 80 % en se situant à 79,1 %. Dans la région de Montréal, il est à 65 % et dans l'île, à 49 %.

Henripin refuse de s'en inquiéter en se réjouissant du fait que les trois quarts des allophones choisissent désormais le français. Or, non seulement ce chiffre reste-t-il à prouver, mais serait-il juste qu'il indiquerait néanmoins un recul du français. Pour que le français conserve son poids proportionnel actuel, en effet, c'est huit ou neuf allophones sur dix qui doivent adopter le français, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.

De plus, le fédéraliste qu'est Henripin ne dit rien ou presque d'un autre phénomène: la chute du poids des francophones dans l'ensemble canadien. En 1951, ils étaient 29 %. En 2006, ils n'étaient plus que 21,6 %. Si le Québec demeure dans le Canada, comme le souhaite Henripin, les francophones qui y habitent constitueront peut-être une majorité provinciale, mais ne seront plus qu'une minorité sans influence à l'échelle canadienne.

Au mépris de toutes considérations historiques ou scientifiques, Henripin nous sert aussi, à quelques reprises, la tarte à la crème linguistique selon laquelle c'est la mauvaise qualité du français au Québec qui menace son avenir. Cette affirmation, redisons-le, n'a aucun fondement. Dans l'histoire de l'humanité, aucune langue n'a disparu parce que ses locuteurs la parlaient mal. Les langues se dégradent ou disparaissent quand les peuples qui les parlent sont dominés militairement, politiquement, économiquement et culturellement. Ce n'est pas une opinion; c'est un fait.

Un «lucide» impressionniste

Sur la plupart des autres sujets qu'il aborde, Henripin reprend les points de vue des «lucides» dont il se réclame ouvertement. Pour s'adapter au vieillissement de la population, il propose des mesures visant à accroître la fécondité et à retarder le moment de la retraite. Pour financer la santé et pour mettre un frein à l'abus (jamais démontré) des consultations médicales, il plaide en faveur du ticket modérateur. Sa critique du syndicalisme a des accents adéquistes. Il qualifie la loi antibriseurs de grève d'«entorse à la liberté du marché» et refuse que les cotisations syndicales servent à des prises de position politiques. Il conteste, évidemment, l'importance accordée à la distinction gauche-droite et reprend le cliché selon lequel la passion serait à gauche et la raison, à droite.

Les propos d'Henripin sur l'école sont essentiellement impressionnistes (les instituteurs de l'ancien temps maîtrisaient mieux le français, la réforme est une horreur), mais contiennent au moins deux bonnes idées: redonner à l'histoire une place centrale et initier les jeunes aux règles de la démocratie. Trop souvent, toutefois, ici comme ailleurs, Henripin donne dans l'à-peu-près. Il nomme le ministre des Finances André Bachand (au lieu de Raymond), semble ignorer que l'UQAM offre déjà un programme d'études en danse et date de décembre 2008 un texte paru après la tuerie de Polytechnique de 1989.

Jacques Henripin, malgré tout, aime sincèrement sa tribu. Il la trouve un peu bonasse et pleurnicharde, déplore son complexe d'infériorité, mais apprécie sa bonhomie et certains éléments de sa culture. Il lui souhaite donc longue vie. En bon trudeauiste, il croit que le fédéralisme permettra ce bel avenir. Partisan de la Loi sur la «clarté», Henripin insiste sur les «avantages économiques que le Québec retire de son appartenance au Canada» et sur le fait que, puisque nous sommes «peu doués pour l'administration collective non technique», nous avons intérêt à devoir «composer avec des Canadiens qui réussissent mieux que nous en matière de gestion publique» et avec des gens de culture britannique qui «donnent depuis fort longtemps des exemples de sagesse politique». Henripin est un vrai Canadien français, dirait le père d'Elvis Gratton.

***

louisco@sympatico.ca

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Normand Paradis - Abonné
    28 mai 2011 05 h 32
    La fin d'une époque...
    «In nomini patris...Et cum spirituo...» Les temps changent mais les dinosaures...malgré leur bonne volonté n'évoluent plus... Quelle tristesse!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Lapointe - Abonné
    28 mai 2011 08 h 18
    C'est désolant!

    On a bien là la preuve que l'instruction ne rend pas nécessairement plus sage.

    Monsieur Henripin est un homme très instruit. Il a je pense apporté une contribution très importante dans son domaine.

    Mais je me demande s' il n'est pas un exemple de ce que à quoi ça peut mener que d'être hyper-spécialisé. Ça rendrait aveugle à tout ce qui ne touche pas à sa spécialité.

    Il a bien le droit d'être fédéraliste et d'être contre la souveraineté de son pays, mais c'est c'est la pauvreté de ses arguments qui me laissent abasourdi.

    Je trouve cela très désolant en effet.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • J-F Simard - Inscrit
    28 mai 2011 09 h 18
    Bravo à M. Henripin
    D'accord avec M. Henripin: il y a de nettes avantages économiques pour le Québec de faire parti du Canada; Radio-Canada français est un refuge de séparatistes (la preuve: aucun francophone hors Québec n'a été interviewé pendant le débat des chefs en français); la mauvaise qualité du français au Québec menace son avenir (je vis avec une emmigrante qui a apprise le français mais elle a du mal à comprendre notre jargon joual et régionaliste. Il y a de la distorsion dans language aussi avec nos vieux anglicismes, jurons catholiques, etc); d,accord aussi avec sa critique du syndicalisme (les syndicats ont du financement très facile, ils ne sont plus représentatifs démocratiquement et sont menés par une bande d'opportunistes peu scrupuleux); il est vrai que les instituteurs de l'ancien temps maîtrisaient mieux le français (un élève de la 7ième année de 1955 écrit encore mieux le français aujourd'hui qu'un étudiant du Cégep aujourd'hui) et nous ne sommes pas trop doués pour l'administration collective (nous auront des baisses d'impôt mais pas grâce à Québec).

    Vous oubliez de dire dans votre article que 70% des anglophones de l'île maîtrisent le français. Vous oubliez aussi de mentionner que 71% des allophones connaissaient le français. Les européens, les arabes et les espagnols (ils sont plus de 400 000 à MTL) n'ont pas vraiment de problemes à apprendre le français. Même chose au Canada anglais. De plus en plus de parents anglos inscrivent leurs enfants dans les écoles d'immersion française. Il y a une nette progression dans la connaissance de la langue française au pays et surtout pour le groupe des 15 ans et moins (15% maîtrisent le français).

    Il n' ya pas un peu de trudeauisme la dedans?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Monique Thibault - Inscrite
    28 mai 2011 09 h 54
    Quelle tristesse!
    Je nourrissais une totale admiration pour monsieur Henripin, au temps où, encadré par la science, il publiait des analyses démographiques précises et pertinentes. Dommage qu'en se départant du carcan des règles scientifiques, il en ait aussi perdu la rigueur. Je n'ai pas lu son livre, mais le résumé que vous en faites le cantonne au rayon des ouvrages dont le Québec se passerait bien, surtout dans ces temps difficiles. Nous avons maintes fois démontré notre dynamisme comme peuple et nous le ferons encore. Respirons par le nez et fonçons dans l'avenir, pas dans le passé!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Hubert - Inscrit
    28 mai 2011 10 h 24
    La mythologie trudeauiste
    Ça m’a toujours sidéré cette idéologie foncièrement conservatrice de cette génération d’intellectuels canadiens-français. Ils sont en fait je crois d’authentiques libéraux, dans le sens 19e siècle du terme. Ils pensent en fonction de l’individu et la société semble pour eux une nuisance à l’accomplissement de chacun... la démocratie est acceptable, mais les lois du marché doivent primer.
    En matière politique, ils se disent démocrates, mais du même souffle, ils appuient une « loi sur la clarté » qui est la négation même d’un principe fondamental de la démocratie, soit le droit des peuples à l’autodétermination. Comme les libéraux du 19e, ils ont une notion asymétrique de la démocratie... celle des autres n’est pas admissible.
    Ils ont le cadre d’analyse des idéologues de la survivance du 19e siècle pour qui les Canadiens-français ont des tares génétiques qui les rendent inaptes aux affaires ou à une gestion rationnelle. Ce thème à valeur de principe chez eux et la survivance est la limite acceptable pour un peuple aussi mal pourvu rationnellement que le Québec. C’est un mélange de Lord Durham et de pensée coloniale britannique darwinienne d’avant la guerre de ‘14.
    Par transposition, il faut croire, les « séparatistes » sont les représentants typiques de ce peuple irrationnel alors que les fédéralistes représentent la rationalité. À mon sens une étude sérieuse des arguments exprimés par les deux camps lors des référendums de 1980 et 1995 infirmeraient cette prétention. Évoquer la peur de perdre les Rocheuses, le passeport canadien ou les pensions de retraite n’est pas très élevé dans la hiérarchie de la rationalité. Par contre, le camp souverainiste a du raisonner, étudier et argumenter pour justifier, légalement, économiquement, socialement et culturellement la faisabilité d’un Québec souverain.
    Enfin, j’ai aussi toujours trouvé surréaliste ce paradoxe (qui a valeur de
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louis Cornellier - Abonné
    28 mai 2011 11 h 12
    L'arroseur arrosé
    Erratum
    Dans ma chronique consacrée au plus récent essai de Jacques Henripin (28 mai 2011), je pointe quelques erreurs factuelles. Or, ce faisant, ironie du sort, j’en commets une moi-même. Ainsi, il aurait fallu lire qu’Henripin « date de décembre 1988 [et non de décembre 2008] un texte paru après la tuerie de Polytechnique de 1989 ».
    Louis Cornellier
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Loiseau - Abonné
    28 mai 2011 12 h 14
    @M. Cornelier
    L'assertion de M. Cornellier me laissait voir M. Henripin encore plus égaré qu'il ne l'est dans son livre (1988 et non 2008).
    Malgré toutes vraisemblance, les fédéralistes se rueront pour l'acheter et le citeront à profusion. En laissant cette chance à l'auteur, vous gardez votre objectivité...
    Je ne manque jamais de vous lire en ce journal qui respire à plein poumon la liberté de penser.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • camelot - Inscrit
    28 mai 2011 12 h 46
    Moi non plus
    Il ne lit pas Le Devoir. Je ne lis pas La Presse. Et je ne lis plus Henripin.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • michel lebel - Inscrit
    28 mai 2011 14 h 45
    Idéologie!
    Difficile pour un intellectuel d'être fédéraliste au Québec. On taxe généralement celui-ci de tous les défauts, notamment, suprême défaut, d'être trudeauiste! Comme il serait aussi impossible pour un Québécois francophone d'être en faveur de la Loi sur la clarté, alors que cette loi a pour principal objectif d'éviter la confusion et la dérive anti-démocratique, n'empêchant cependant aucunement le Québec de se prononcer sur sa souveraineté et l'Assemblée nationale de poser la question de son crû. Mais jamais les souverainistes n'admettront cela, préférant la non-vérité.
    Observez seulement comment ils(les députés péquistes) se comportent dans l'affaire de l'amphithéâtre du roitelet Labeaume, laquelle est une insulte à a la démocratie. Voilà le danger de toute idéologie élévée au stade de l'absolu. Cela rend aveugle et souvent stupide! Mais un authentique fédéraliste, contrairement au fervent nationaliste, ne peut pas être un idéologue, sachant que le fédéralisme se situe au niveau des moyens et non des fins. Et un moyen ne peut jamais être érigé en absolu. Le Québec n'est pas "condamné" à rester dans la fédération. S'il le désire vraiment, il pourra en sortir. Ce ne sera pas non plus la fin du monde!


    Michel Lebel
    Fédéraliste
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Hubert - Inscrit
    28 mai 2011 14 h 53
    suite ... mythologie ...
    Enfin, j’ai toujours trouvé surréaliste ce paradoxe (qui a valeur de dogme chez les trudeauistes) que l’indépendance d’un peuple l’isole du monde. Comment rationnellement peut-on affirmer que le statut d’un État souverain, représenté à l’ONU, peut-il isoler le peuple qu’il représente davantage que le statut de province (de plus en plus minoritaire) dans une fédération dominée par une autre nation ? Pourtant, les gens comme M. Henripin ne sont pas des deux de piques ! Comment peuvent-ils tomber dans des sophismes aussi gros ? On dirait que devant une option avec laquelle ils ne sont pas d'accord, ils laissent au vestiaire toute la rationalité qu'ils s'attribuent !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Hubert - Inscrit
    28 mai 2011 16 h 09
    Une loi colonialiste !
    M. Lebel, vous dites à propos de la loi sur la clarté que « cette loi ... n'empêchant cependant aucunement le Québec de se prononcer sur sa souveraineté et l'Assemblée nationale de poser la question de son crû. Mais jamais les souverainistes n'admettront cela, préférant la non-vérité. »

    Lisez ce qui suit et dites si c’est une « non-vérité » que d’affirmer que cette loi est, dans son esprit et dans sa lettre, une loi colonialiste qui nie manifestement le droit du Québec à l’autodétermination et qui soumet l’Assemblée Nationale à la tutelle des autres législations au Canada (provinces et fédéral) ?

    Extraits de la loi C-20 (dite cyniquement loi sur la clarté) :

    « 1. (1) [...] la Chambre des communes examine la question et détermine, par résolution, si la question est claire.
    [...]
    (3) [...] la Chambre des communes détermine si la question permettrait à la population de la province de déclarer clairement si elle veut ou non que celle-ci cesse de faire partie du Canada et devienne un État indépendant.
    (4) [...] la question référendaire ne permettrait pas à la population de la province de déclarer clairement qu’elle veut que celle-ci cesse de faire partie du Canada dans les cas suivants :
    a) elle porte essentiellement sur un mandat de négocier [...] ;
    b) elle offre, en plus de la sécession de la province du Canada, d’autres possibilités, notamment un accord politique ou économique avec le Canada, [...].
    (5) [...] la Chambre des communes tient compte de l’avis de tous les partis politiques représentés à l’assemblée législative de la province dont le gouvernement propose la tenue du référendum sur la sécession, [...] des gouvernements ou assemblées législatives des provinces et territoires du Canada, des résolutions ou déclarations officielles du Sénat et de tout autre avis qu’elle estime pertinent.
    (6) Le [...] Canada n’engage aucune négociation [...] si la Chambre des communes conclut [...] q
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Hubert - Inscrit
    28 mai 2011 16 h 12
    autres extraits de la loi sur la "clarté"
    "2. (1) [...] la Chambre des communes [...] détermine si [...] une majorité claire de la population de la province a déclaré clairement qu’elle veut que celle-ci cesse de faire partie du Canada.
    (2) [...] la Chambre des communes prend en considération :
    a) l’importance de la majorité des voix validement exprimées en faveur de la proposition de sécession;
    b) le pourcentage des électeurs admissibles ayant voté au référendum;
    c) tous autres facteurs ou circonstances qu’elle estime pertinents.
    (3) [...] la Chambre des communes tient compte de l’avis de tous les partis politiques représentés à l’assemblée législative de la province dont le gouvernement a proposé la tenue du référendum sur la sécession, [...] assemblées législatives des provinces et territoires du Canada, des résolutions ou déclarations officielles du Sénat et de tout autre avis qu’elle estime pertinent.
    (4) Le [...] Canada n’engage aucune négociation [...] à moins que la Chambre des communes ne conclue [...] qu’une majorité claire de la population de cette province a déclaré clairement qu’elle veut que celle-ci cesse de faire partie du Canada.

    3. (1) Il [...] n’existe aucun droit, au titre de la Constitution du Canada, d’effectuer unilatéralement la sécession d’une province du Canada et [...] par conséquent, la sécession d’une province du Canada requerrait la modification de la Constitution du Canada, à l’issue de négociations auxquelles participeraient notamment les gouvernements de l’ensemble des provinces et du Canada."
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Hubert - Inscrit
    28 mai 2011 16 h 50
    Réponse à C-20 (c'est vain)
    Heureusement, les députés de tous les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale ont répondu à C-20 (c’est vain) en adoptant la loi 99, qui affirme les principes démocratiques fondamentaux en matière de droits des peuples :

    Extraits de la loi 99 (1999):
    « 1. Le peuple québécois peut, en fait et en droit, disposer de lui-même. Il est titulaire des droits universellement reconnus en vertu du principe de l’égalité de droit des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes.
    2. Seul le peuple québécois a le droit de choisir le régime politique et le statut juridique du Québec.
    3. Seul le peuple québécois, par l’entremise des institutions politiques qui lui appartiennent en propre, a le droit de statuer sur la nature, l’étendue et les modalités de l’exercice de son droit à disposer de lui-même.
    [...]
    4. Lorsque le peuple québécois est consulté par un référendum tenu en vertu de la Loi sur la consultation populaire, l’option gagnante est celle qui obtient la majorité des votes déclarés valides, soit cinquante pour cent de ces votes plus un vote. »
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lavallée,Simon - Abonné
    28 mai 2011 18 h 18
    Des ragots
    @ J.F Simard,
    Je ne sais pas d'où vous prenez vos chiffres mais laissez moi vous dire que je travail pour une multinationale et dans mon département il y a huit anglophones de Montréal et un seul parle le français courament. Nous sommes très loin de vos affirmations.
    Simon Lavallée
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    29 mai 2011 07 h 41
    Stéphane Dion et
    Justin Elliott Trudeau vont raffoler de ce livre.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • michel lebel - Inscrit
    29 mai 2011 08 h 10
    @Georges Hubert
    La Loi sur la clarté est une loi fédérale qui émet des normes quant à une possible sécesssion d'une province. C'est le point de vue du fédéral sur la question. Une province, dont le Québec, peut avoir un autre point de vue sur le sujet. Le Québec a tout le pouvoir de faire la loi qu'il veut sur sa sécession. C'est son droit absolu comme c'est aussi le droit du fédéral. Chaque ordre de Parlement fait ses choix et les assume. Et L'histoire décide le reste!


    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Campeau - Abonné
    29 mai 2011 18 h 22
    Amère déception...
    A la lecture des commentaires que rapporte M. Cornellier sur le dernier ouvrage de M. Henripin, je suis extrêmement déçu. Je ne peux pas croire que M. Henripin, un telle sommité dans son domaine, puisse afficher un si bel optimisme quant à la langue française au Québec alors que toutes les statistiques (et la moindre visite à Montréal) laissent présager une dégringolade du français au Québec et une anglicisation galopante.

    Quelqu'un pourrait-il le ramener à la raison ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andre Vallee - Abonné
    29 mai 2011 20 h 58
    Lire
    Je lis La Presse, Le Soleil, Le Journal de Québec, et heureusement et pour longtemps encore, Le Devoir. Les sophismes à la PET y sont tirés au clair.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Boudreau - Inscrit
    29 mai 2011 23 h 33
    Merci de m'avoir fait connaître cet essai de M. Jacques Henripin...
    Merci de m'avoir fait connaître cet essai de M. Jacques Henripin.

    Malgré les différences d'opinion et d'interprétation que vous et plusieurs internautes semblez avoir avec lui, il me semble (d'après votre résumé) que l'analyse de M. Henripin est très pertinente, et je suis heureux que sa retraite lui ait enfin permis de s'exprimer avec liberté et candeur.

    Je vais donc m'enpresser de me procurer cet essai.

    Merci encore...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Dionne - Inscrit
    1 juin 2011 08 h 41
    Dénonciation plus que compte rendu
    Paresseux, les Québécois, paraît-il, selon l'auteur. À en croire les réactions ici, il n'a pas tort. Qu'on lise donc l'essai au lieu de se contenter d'opinions toutes faites.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
20 réactions
12 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012