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Essais québécois - Éthique et culture religieuse: la polémique continue

Louis Cornellier   23 avril 2011  Livres

À retenir

    La religion sans confession
    Regards sur le cours d'éthique et culture religieuse
    Donovan, Fournier, Garant, Gignac, Lavallée et O'Neill
    Médiaspaul
    Montréal, 2011, 176 pages
Alors que le programme d'éthique et culture religieuse (ECR) en est à sa troisième année d'implantation dans les écoles du Québec, la polémique qu'il suscite semble avoir perdu en intensité, sans pour autant s'être épuisée. Des parents, qui souhaitent que leurs enfants soient exemptés de ce cours, ont été déboutés en Cour supérieure, mais se rendront en Cour suprême. En juin 2010, la même Cour supérieure a reconnu à l'école secondaire jésuite Loyola le droit de donner ce cours dans un esprit catholique. Le gouvernement du Québec, actuellement, en appelle de ce jugement.
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    23 avril 2011 12 h 02
    La facilité des arguments de paresse ne peut être convaincante que pour les paresseux. Leur répétition ne les rend pas plus concluants.
    Ainsi donc, une "société de droit" comme le Québec ne saurait plus tolérer les "privilèges" reconnus au christianisme dans son système scolaire? Soyons clairs: on peut argumenter pour ou contre la confessionnalité scolaire ou la place de l'enseignement de la religion à l'école, mais prétendre mettre fin au débat au nom de la primauté des droits reconnus dans les chartes, cela relève du sophisme ou de l'ignorance; choisissez. En effet, qu'est-ce que vous faites de l'Ontario? Je l'ai déjà dit plusieurs fois et personne ne m'a jamais répondu sur ce point (même pas Jean-Pierre Proulx!)... L'Ontario est plus populeux, plus riche, plus urbanisé, plus diversifié au plan ethnique et au plan religieux; en plus, contrairement au Québec, l'Ontario a adhéré dès 1982 à la nouvelle Constitution canadienne et à la charte des droits qui y est enchâssée... Pourtant, il y a encore et toujours un réseau scolaire public neutre et un réseau scolaire public catholique en Ontario. Est-ce à dire que nos voisins canadiens ne connaissent pas les droits de la personne? Je sais bien qu'on a tendance au Québec à se penser meilleur que tout le monde, mais une telle prétention dans ce cas-ci témoignerait que les partisans de l'ouverture à la planète ne savent pas de quoi ils parlent en étant même incapables de raisonner sur ce qui se passe à côté de chez eux.

    Sur le fond de la question, je suis bien d'accord que la confessionnalité scolaire serait anachronique dans la société québécoise d'aujourd'hui, mais je ne vois pas du tout pourquoi cela devrait signifier que les parents ont moins leur mot à dire qu'auparavant. Que vous le vouliez ou non, l'intransigeance gouvernementale heurte le bon sens, même de gens qui n'ont rien contre le cours ECR. Et l'argument consistant à dire que les parents ne peuvent avoir le dernier mot sur les cours que suivent leurs enfants, sinon cela pourrait s'étendre à des cours comme les sciences ou l'éducation physiqu
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    23 avril 2011 12 h 04
    Suite.
    De toute façon, le rapport Proulx lui-même, quand il préconisait l'instauration du cours ECR, s'appuyait sur une longue analyse juridique de Me Jose Woehrling qui mentionne à maintes reprises que ce cours serait d'autant plus facile à défendre contre d'éventuelles contestations, notamment au point de vue du droit international, s'il permettait l'objection pour motif de conscience, c'est-à-dire l'exemption. C'est pour ça que la Loi sur l'instruction publique prévoit en toutes lettres (sur papier) que ce droit existe, même si le gouvernement a déclaré qu'il ne permettrait pas son exercice. Donc, quand vous soutenez le gouvernement qui refuse que les parents puissent se prévaloir concrètement d'un mécanisme d'exemption dont il a lui-même prévu l'existence, vous faites encore preuve d'une paresse intellectuelle assez surprenante pour un essayiste réfléchi. Vous ne trouvez pas gênante cette incohérence? Vous n'étiez pas au courant?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    23 avril 2011 15 h 35
    Faut-il encourager cela?
    Savez-vous combien d'heures d'enseignement seront dispensées (gaspillées?) aux élèves du primaire et du secondaire pour le cours d'éthique et culture religieuse?

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec les idiosyncrasies de quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.

    Il est incroyable de constater que l’on accorde une telle valeur aux croyances le plus souvent farfelues des quelques 40 000 religions. L’humanité n’est pas sortie du bois.

    Le programme d'Éthique et culture religieuse (ECR), autre avatar du multiculturalisme à la Trudeau, vise à confirmer les différences de ce qu’on appelle les communautés culturelles. Il faut éliminer ce programme et le remplacer par un vrai cours d’éthique.
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  • Diane GELINAS - Abonné
    23 avril 2011 16 h 33
    ECR = Erreur d'orientation : Vivement un cours «Éthique et Vie en société»
    Vous vous permettez un jugement de valeur lorsque vous écrivez : «Le théologien Alain Gignac pense plutôt, AVEC RAISON...». J'aurais préféré plus de neutralité dans votre appréciation de cet essai.

    Des experts en psycho-éducation et en évaluation, Bloom et al., ont déterminé que l'apprentissage se faisait à trois niveaux : le cognitif (objectif),
    l'affectif (subjectif) et le psycho-moteur : (l'apprentissage d'un métier, d'un instrument de musique, etc. i.e. répétition de gestes spécifiques)

    L'argumentation des tenants de ce programme ne tient compte que de l'aspect cognitif. Ils prétendent que les religions seront traitées comme un objet de connaissance pour inciter à la tolérance envers les autres religions.

    Par compte, l'apprentissage affectif est plus subtil : la plupart des jeunes entretiennent l'idée de plaire à leur prof. Regardons 3 cas particuliers :

    LA PROF PORTE LE VOILE: Elle aura beau se préparer de façon objective, les élèves percevront immédiatement quelle religion elle embrasse et pour lui plaire, ils seront attirés par les valeurs de l'Islam.

    LE PROF EST CATHOLIQUE : Il insistera - possiblement à son insu - sur les valeurs de l'Église qui lui ont été enseignées toute sa vie. Les enfants d'autres religions se sentiront inadéquats.

    LE PROF EST JUIF : Il a dans sa classe un enfant palestinien. Comment réagi-ront-ils face aux antagonismes de ces deux cultures? Comment pourra-t-il être objectif pour évaluer un travail du jeune contraire à ses propres croyances?

    De plus, la tolérance ne se limite pas aux croyances religieuses. Selon la Charte du Québec, on identifie l'intolérance à propos de «la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge (...), la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap».

    En limitant le cours ECR à la religi
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    23 avril 2011 16 h 39
    Sage
    Monsieur Louis, votre essai est un baume que notre journal devrait s'appliqué à publier plus souvent. Plutôt que de critiquer l'action des gens dont les croyances ne sont pas les mêmes que ceux de la majorité, votre dissertation leur apporte un éclairage intelligent, qui permet de mieux comprendre les raisons évoquées par le gouvernement. Il faut accepter, qu'il existe dans notre société plurielle plusieurs courants de pensés dans la quelle des gens de différentes croyances militent en toute bonne foi, voulant transmettre leurs croyances et leurs valeurs a d'autres comme l'église cath. le fait avec sa propagande. Toute en respectant ces gens rien nous oblige à adhérer à leurs croyances surtout après s'être libérés de ce carcan.
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  • Roland Berger - Abonné
    23 avril 2011 21 h 24
    La triste réalité
    La triste réalité, c'est que les catholiques, comme les musulmans d'ailleurs, ne peuvent tolérer que leur doctrine et leur morale soient définies par qui que ce soit d'autres qu'eux-mêmes. La triste réalité, c'est que les religions ont la démocratie en horreur et qu'elles refusent à tout pouvoir politique le droit de définir le contenu de l'enseignement primaire et secondaire, fut-ce l'enseignement des sciences qui risque de semer le doute sur la virginité de la Marie mère de Jésus. On ne souvient donc plus de la lutte acharnée qu'a livrée l'Église du Québec pour maintenir son pouvoir sur les programmes d'études lors de la création du Ministère de l'Éducation ? Un Québec laïc dans ses institutions n'est pas pour demain. Le maire Tremblay l'a rappelé à tous ces intellos qui pensent que l'influence de l'Église est chose du passé.
    Roland Berger
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  • Maxime Schinck - Abonné
    23 avril 2011 23 h 34
    Pas de pluralité des points de vue
    Honnêtement, je trouve dommage qu'il n'y ait aucune divergence d'opinion chez les différents chroniqueurs du Devoir quant au contenu du cours d'Éthique et culture religieuse (ÉCR). Pourtant, l'introduction de ce nouveau cours ne s'est pas fait comme lettre à la poste.

    Remarquez-vous que vous passez toujours à côté de l'essentiel, à savoir qu'on a injustement mis un terme à une liberté de choix chèrement acquise? Je n'aurais pas eu de problème s'il avait été possible de choisir entre le cours d'ÉCR et un autre cours (l'Enseignement moral et religieux catholique, par exemple). Mais en mettant un terme à la liberté de choix, TOUT LE MONDE est insatisfait : les chrétiens, les minorités religieuses, les laïcs... tout le monde!
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  • Moteur - Inscrit
    24 avril 2011 05 h 01
    Insoluble!
    Aloooo!
    C'est des croyances donc ce n'est pas basé sur des faits vérifiables et c'est maintenue en place uniquement par les sentiments!

    Comment peut-on imaginer un instant qu'un croyant soit intéressé à confronter, car c,est bien cela que ça fait, à confronter la chose dans laquelle il croit avec une autre conception?

    La seule solution possible est que ce cours soit donné par un scientifique qui inclus le point de vue de la science et commence toujours son cours par:

    ''Personne n'a totalement raison, même la science et tous possèdent une partie de la vérité!''

    Hé! Hé!
    On est en 2011 et maintenant, la même œuvre est revendiquée par plusieurs auteurs!

    Seule, la science peut permettre la discussion car par définissions, une croyance, c'est non négociable! Alors vous n'avez presque pas le choix d'inclure ce point de vue comme pivot si vous voulez faire passer le morceau!
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  • ysengrimus - Inscrit
    24 avril 2011 08 h 03
    Satisfacit
    Mon fils a suivi ce cours obligatoire dans une école secondaire de Montréal en 2009-2010. Bilan: satisfecit. On y faisait une passable promotion de l'athéisme et la "moralité" religieuse en prenait pour son grade. Quand on pense que ces gens s'autoproclament exclusifs détenteurs de la "morale". L’immoralité religieuse, assez, c’est assez…

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/01/16/un-cri-

    Entrons dans le siècle, une bonne fois…
    Paul Laurendeau
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  • Jean Laberge - Abonné
    24 avril 2011 09 h 13
    L'antilibéral
    Cher Louis
    Ton argumentaire, comme l'a bien vu Claude Gilbert (voir supra), repose sur la prémisse d'un société de droits. «Nous vivons dans une société de droits, donc...» Dès lors, si l'on accepte cette prémisse (qui, factuellement n'est pas fausse, alors qu'on peut interroger sa légimité) tout coule de source, dont ECR. C'est en vertu de nos sacro-saints droits que l'éducation à la foi fut aboli. Il faut cesser de penser comme les «libéraux» suivant qui la religion, chréteinne entre autres, se limite à un «système de croyances»; il devient alors facile de la déclasser, de la rétrograder au rang d'une croyance parmi d'autres toutes aussi valables ou peu valables. Toi, qui est de foi catholique, ne sais-tu pas que la foi est d'abord une Vertu? L'éducation à foi est une éducation à la vertu, pas à la croyance. Pour le reste, je te prie de relire le judicieux commentaire de Claude Gilbert.
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  • François Dugal - Abonné
    24 avril 2011 09 h 59
    À Claude Gilbert
    Le préambule de la charte canadienne des droits et libertés nous dit que le «plusse meilleur» pays du monde est fondé sur «la suprématie de Dieu et la primauté du droit».
    Tout le reste coule de source, hélas!
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  • Bibiane Beauregard - Abonnée
    24 avril 2011 14 h 17
    Le cours d' ECR: formateur pour l' intellect, le jugement moral et le psychisme
    ...À condition que ce programme soit élaboré par des spécialistes universitaires en éthique, philosophie, théologie, religiologie...C'est un incontournable puisqu' il s' agit d' initier des jeunes au monde symbolique et au(x)sens à la vie que des personnes, des collectivités, des nations donnent à leur vie.

    Je présume que c' est ainsi que les choses se passent et je n' ai aucune crainte de la qualité des cours d' ECR.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    25 avril 2011 02 h 22
    Cette recension est d'un parti-pris éhonté
    M. Louis Cornellier est, comme à son habitude dans se dossier, d'un parti-pris manifeste dans sa recension de ce livre que j'ai lu.

    Il passe sous silence les bons arguments des opposants au cours ECR pour n'en déformer et ridiculiser qu'un : le fait que les parents osent demander de pouvoir décider de la formation morale et religieuse de leurs enfants. Quoi ? Mais il y a des parents créationnistes, non féministes s'exclament le professeur de cégep qu'est Louis Cornellier !? Ne voit-il pas qu'il trahit les objectifs idéologiques et jacobins du cours ? (Au passage, au primaire il y a beaucoup de créationnisme dans les manuels ECR).

    À Bibiane Beauregard : c'est beau la confiance aveugle. La foi dans l'appareil éducatif de l'État.

    ysengrimus : "On y faisait une passable promotion de l'athéisme et la "moralité" religieuse en prenait pour son grade."

    Merci de démontrer l'idéologie sous-jacente.
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  • Michele - Inscrite
    25 avril 2011 10 h 02
    Éduquer aux libertés d'expression, de croyance et de conscience
    Dans un pays accordant à tous ses citoyens plusieurs types de libertés, il importe que les jeunes reçoivent une formation adéquate. Le cours aborde dans son volet éthique des thèmes reliés à la vie dans une démocratie (ordre social, liberté, justice). De surcroît, le cours vise aussi à initier les jeunes à notre héritage occidental chrétien sans négliger les cultures religieuses récemment introduites au Québec. Le dialogue étant central à cette formation, permet aux élèves de prendre conscience de leurs valeurs et de celles des autres. Ils apprennent à exprimer leurs convictions Bref, il ne s'agit pas ici d'endoctriner mais bien d'éduquer, de fournir aux élèves les notions nécessaires à la vie dans une société démocratique québécoise et pluraliste.

    Les parents peuvent toujours choisir les institutions privées religieuses, toutefois à mon avis, en faisant ce choix, ils priveront leurs enfants d'un savoir essentiel à la vie dans une société pluraliste.

    Il est fort dommage qu'on ait pas pris le temps d'expliquer de manière adéquate aux parents, les fondements de ce cours. Mais encore faudrait-il qu'ils soient prêts à laisser de côté certains des préjugés qu'ils entretiennent face à ce cours.

    M.Poupore
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    25 avril 2011 12 h 15
    Une laïcité à saveur religieuse...Que d'hypocrisie
    Les québécois floués par le gouvernement Charest encore! Confier à des théologiens et des représentants religieux l'orientation du nouveau cours est comme placer des voleurs dans les banques. l'arnaque!.
    On a modifier la charte des droits et liberté à Québec pour y inscrire (41) que l'enfant à droit à cet enseignement. Une vrai honte! Aucun respect du choix des parents. Quand la population demande une laïcité on introduit les cours de religion obligatoire terminé la morale. On joue sur le vocabulaire; une laïcité "ouverte" À prédominance catholique et protestant. En plus des cours sur les religions, des accommodements, en offrant exemple des locaux afin de poursuivre sournoisement l'endoctrinement des enfants. J'appelle ça de la dictature, situation de monopole idéologique. Heitler commençait l'endoctriment à 14 ans contrairement au Québec en 2011 les jeunes sont manipulés mentalement durant 11 ans.
    On associe délibérément l'éthique et religion, culture et religion, l'identité et religion comme si avoir de l''éthique appartenait à la religion. Comment avoir un esprit critique sur les religions? On s'approprie la culture et notre identité de la même façon. l'identité d'une personne n'est pas religion. Notre l'histoire biaisée par la religion, on oublie que la lutte de séparer la religion de l'état n'est pas récente comme du temps des patriotes exemple. Même chose avec l'art et la culture qui était plus que représentative pour cause de censure bien des fois. Un modus de ramassis, de cliché, pour contrôler et dilué la charte Des droit et liberté. Déjà un exemple avec l'exclusion des parents au droit de choisir pour son enfant.
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  • Bibiane Beauregard - Abonnée
    25 avril 2011 13 h 18
    ...Les conditions préalables à un cours d' ECR
    ...À M. Fr. Delplanque

    Je constate malheureusement pour vous que vous ne savez pas lire....Hélas! Il n' est jamais trop tard heureusement pour vous. On en apprend à tous les jours...

    J' ai écrit: Je présume que c' est ainsi que les choses se passent...C' est tout à fait l' opposé à une confiance aveugle. D' ailleurs ma formation académique m' a amenée à exercer un scepticisme qui m' a toujours bien servi en enseignement et dans ma vie en général.

    Je rajouterais aujourd' hui que des enseignants(es) bien préparés, motivés et passionnés...y sont pour quelque chose dans la qualité des cours en ECR. Le reste est une affaire de compétence puisque des enseignants(es) n' ont pas toujours le choix de refuser le complément de tâche....Et c' est souvent le cours d'ECR qui leur est proposé(imposé?). Je tiens cette information d' un conseiller pédagogique.
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    25 avril 2011 15 h 00
    Déconfessionnalisation n'est pas dire laïcité ( 1)
    Permettez-moi, chers lecteurs du Devoir, d’attirer votre attention sur le chapitre 6 du livre de l'historien Yvan Lamonde intitulé L'heure de vérité, la laïcité québécoise à l'épreuve de l'histoire, Éd. Delbusso, 2010. M. Lamonde y explique comment, au moment de créer le ministère de l'éducation, les évêques ont exigé que des structures confessionnelles soient instaurées au sein même du ministère pour veiller de près aux intérêt de l'Église catholique. Il s'agissait alors du poste de sous-ministre associé de foi catholique ainsi que des comités catholiques et prostestants qui avaient droits de regard sur tous les programmes d'enseignement.

    Cependant, contrairement à ce qui est prétendu dans le préambule du progamme ECR ( https://www7.mels.gouv.qc.ca/DC/ECR/primaire/index.php?page=preambule ), ces structures n'ont pas été abolies en 2000.

    Ces structures existent toujours.

    Elles ont seulement été "déconfessionnalisées" en ce sens que les confessions ne sont plus explicitement identifées mais les mêmes personnes ont toujours continué d'y siéger pour y défendre les même intérêts. J'ai maintes fois tenté de dénoncer cette supercherie dans des textes qui ont été publiés dans la revue Cité Laïque du Mouvement laïque québécois ou sur d'autres tribunes. Voici un extrait qui vous indiquera d'emblée de quoi il en retourne...

    "En 2000, les postes de sous-ministre associés et les comités catholiques et protestants ont été abolis et remplacés par le Secrétariat aux affaires religieuses (SAR) et le Comité sur les affaires religieuses (CAR) qui veillent depuis au processus de déconfessionnalisation du système scolaire et sont considérés, selon le coordonnateur actuel du SAR, M. Roger Boisvert, comme les maîtres d’œuvre du nouveau programme d’Éthique et Culture religieuse (ECR) et du nouveau Service d’animation à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (SAVSEC).
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    25 avril 2011 15 h 05
    Déconfessionnalisation n'est pas dire laïcité (4)
    Le MLQ s'est prononcé contre le cours ECR et réclame l'abolition du volet de culture religieuse, l'abolition du nouveau service d'animation à la vie spirituelle, et l'abolition du SAR et du CAR. http://www.mlq.qc.ca/interventions-militantes/cour

    Somme toute, le lobby religieux qui a toujours les moyens d'agir au sein même du MELS a très bien manoeuvré;

    " De son côté, le Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation – je peux en témoigner car j’y étais – fidèle à son mandat, cherchait honnêtement à trouver de nouvelles façons de sauvegarder l’essentiel de la confessionnalité scolaire, tout en la faisant évoluer. Le Comité était, bien sûr, écartelé entre deux mondes : celui du milieu scolaire, où la pression au changement ne cessait de s’accentuer, et celui du milieu ecclésial, où la majorité catholique et l’épiscopat se sentaient, à juste titre, menacés de voir s’éclipser leurs droits et disparaître leurs acquis." Christine Cadrin-Pelletier, Le CJF : l’incarnation d’un christianisme critique au sein de l’Église, allocution, 25e anniversaire du Centre Justice et Foi, 10 mars 2008 http://www.revuerelations.qc.ca/cjf/25e/Interventi

    D'ailleurs Mme Cadrin-Pelletier est à l'origine de cette fiction politique qu'est " le modèle québécois de laïcité ouverte" dont on retrouve les premières mentions dans un document ministériel intitulé La laïcité scolaire au Québec, un nécessaire changement de culture institutionnelle.[1]
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    25 avril 2011 15 h 06
    Déconfessionnalisation n'est pas dire laïcité (5)
    Dans ce document produit par le Comité sur les affaires religieuses (CAR), on parle d’une « laïcité ouverte à construire », qui devrait devenir le « modèle de laïcité ouverte de l’école publique québécoise », d’une forme particulière de laïcité qui serait à promouvoir dans les milieux scolaires. À quelques rares occasions les auteurs mentionnent-ils que cette laïcité est ouverte au « fait religieux », ce qui occulte leur intention véritable.

    En clair, il s’agissait de redéfinir la laïcité de manière assez large pour permettre, malgré l’obligation légale de déconfessionnaliser le système scolaire, le maintien du religieux à l’école sous la forme du cours d’Éthique et culture religieuse (ECR), et de services d’animation à la vie spirituelle.

    Le CAR a produit plusieurs avis faisant d’une manière ou d’une autre la promotion de la « laïcité ouverte ». Les principaux avis du Comité ont été transmis aux deux coprésidents de la commission Bouchard-Taylor[2] qui ont adopté à leur tour « le modèle québécois de laïcité ouverte » dans leur rapport final.
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    25 avril 2011 16 h 40
    Déconfessionnalisation ne veut pas dire laïcité (2)

    Ceux qui souhaitent une laïcisation effective du système scolaire québécois auraient tout intérêt à examiner de plus près les activités du SAR et un CAR puisque, au vu de ces résultats, tout porte à croire que le SAR et le CAR se comportent comme des lobbys pro-religieux au sein du Ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports (MELS).
    Madame Christine Cadrin-Pelletier, théologienne de formation, fut sous-ministre associée de foi catholique de 1995 à 2000, responsable du comité catholique avant d’occuper le poste de Secrétaire aux affaires religieuses de 2000 à 2005.
    Le CAR est constitué de 13 personnes nommées par le ministre de l’Éducation dont au moins le tiers sont des personnes provenant de facultés universitaires de théologie et de sciences religieuses.
    Le président actuel du CAR, M. Jacques Racine, a été doyen de la Faculté de théologie de sciences religieuses de l’Université Laval et membre du Comité de prospective de l’Assemblée des évêques du Québec. M. Racine a siégé au CAR deux ans à titre de parent d’élève du primaire avant d’en devenir président en 2006. De 2000 à 2006, la présidence du CAR a été assumée par Jean-Marc Charron. Il était alors doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal.
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    25 avril 2011 16 h 41
    Déconfessionnalisation n'est pas laïcité (3)

    Le CAR a publié plusieurs avis au ministre de l’Éducation. Ces avis sont tous disponibles sur le site internet du MELS. http://www.mels.gouv.qc.ca/affairesreligieuses/car L’avis de 2003, intitulé La formation des maîtres dans le domaine du développement personnel : une crise symptomatique fait un constat alarmant ; dans l’attente des décisions ministérielles, l’appréhension est si grande quant au sort des cours de morale et de religion que des départements de théologie et de sciences religieuses offrant la formation disciplinaire aux futurs maîtres ont dû fermer leurs portes ou étaient menacés de fermeture. La situation, déjà critique en 2002, serait pire encore si l’enseignement religieux devait être réduit ou aboli définitivement.
    En proposant au ministre de créer une nouvelle discipline appelée « culture religieuse » et un nouveau service "d’animation spirituelle", tous deux désormais dispensés obligatoirement à toutes les clientèles tout au long du primaire et du secondaire, le CAR, qui a aussi le mandat de veiller à l’élaboration des plans de formation des futurs professeurs d’ECR et des animateurs de vie spirituelle, a assuré la survie des facultés universitaires de théologie et de sciences religieuses jadis menacées de fermeture." http://www.mlq.qc.ca/cite-laique/numero-11/la-laic

    En conséquence, il est difficile de cautionner le cours ECR comme une véritable avancée vers la laïcisation du systéme scolaire. Il s'agit en fait d'une réelle régression en faveur du religieux comme je l'explique plus en détail dans cette conférence. http://www.sceptiques.qc.ca/activites/conferences/
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    26 avril 2011 13 h 56
    Faculté de théologie =/= croyant
    Mme Poisson commet une erreur de base, elle pense que les gens dans les facultés de théologie sont croyants.

    C'est loin d'être vrai. Ce sont souvent des gens intéressés par les religions mais qui n'ont pas d'opinions tranchées en la matière, des agnostiques nostalgiques de la religion comme balise contre le relativisme.

    Le cour ECR est à leur image.
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  • Democrite101 - Inscrit
    26 avril 2011 20 h 36
    NON A LA PÉDOPHILIE RELIGIEUSE À L'ÉCOLE !

    Toute éducation religieuse est une contadicgtion dans les termes. Une religion est une secte et une secte n'éduque jamais.

    Il faut attendre l'âge de 17 et 18 ans pour parler de religion à des jeunes sans les manipuler outrageusement.

    Ce cours ECR est excellent dans sa toute première partie, l'Éthique, mais sa 2e partie, Religion, est du raccolage pour les religions, de la propagande sympathique pour cette malbouffe culturelle qui doit disparaître de la culture humaine.

    Jacques Légaré
    Professeur d'éthique pendant 20 ans.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    26 avril 2011 22 h 37
    Ce n'est pas ce cours qui remettra le Québec en marche.....
    On a de notre argent à dépenser plutôt à gaspiller. On ne ppeut pas tout dire sur les vérités du clergé je l'ai appris en fin de semaine. Une grand-mère très inquiête pour ses petits enfants.
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  • G.S. - Abonné
    28 avril 2011 01 h 06
    École
    S'il-vous-plaît, rappelez-vous le rôle qu'a l'école: former des citoyens, des êtres humains responsables et informés. Voyagez un peu, sortez de chez-vous et réalisez que la très, très, très grande majorité des personnes sur Terre ont foi en quelque chose. Celui qui se trouve incapable de comprendre ce qu'une telle chose représente se trouve en fait incapable de comprendre la plupart de ses compères... Croire ou ne pas croire est un choix qui doit se faire de façon éclairée. Je dis oui à ce que nos jeunes soient informés sur la nature humaine, à ce qu'ils soient des citoyens du monde et non une simple main-d'oeuvre docile et moulée en fonctions des attentes et besoin d'un système. Ayez confiance, c'est à connaître que la raison s'exerce.
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  • Daniel Berube - Abonné
    28 avril 2011 20 h 40
    @ G.S.
    Très intéressante conclusion, et qui explique que malgré les opinions divergentes écritent auparavant...tous ont un peu raison...

    Et ne serais-ce pas la meilleure des solution : chacun crois en ce qui l'intéresse, en ce qu'il recherche, selon "son" besoin. Celui n'y voyant rien d'intéressant, d'attirant, y vas selon ses besoins, tous et chacun et respectant le choix des autres et demandant que le siens le soit aussi...

    Et n'oublions pas : la liberté de l'un s'arrête où celle de l'autre commence...
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    2 mai 2011 00 h 38
    @Daniel Berube la liberté.....
    Bien d'accord avec vous cependant ce n'est pas à 6 ans qu'il faut l'exercer.
    J'ai rien contre la foi cependant je suis contre que l'on bourre le crane des d'enfants pour les religions.
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  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    5 mai 2011 14 h 27
    À Claude Gilbert
    Je vais être court : ce n'est pas parce qu'en Ontario on est plus riche et qu'on a plus d'ethnies qu'au Québec, que "donc" c'est une réussite! Au contraire, il semble qu'on y retrouve encore plus de problèmes sociaux engendrés par le communautarisme qu'au Québec... Tout comme en Angleterresur qui l'on claque nos politiques d'intégration (à mon humble avis fondées sur des copnsidérations eugéniques alors que l'on ghetto les immigrants selon des enclos ethnocentriques, un communautarisme qui a aussi généré les mêmes en France). Ils n'en parlent simplement pas autant que nous, qui sommes justement assez ouverts d'esprit pour constater des lacunes au lieu de chercher à les renflouer. Rien à voir avec la "richesse" de quelque portefeuille pour en juger.
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