Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Le Prix des lecteurs Radio-Canada 2011 - Lointaines nouvelles de Lise Gaboury-Diallo

    2 avril 2011 |Le Devoir | Livres
    Lointaines nouvelles
    Lise Gaboury-Diallo
    Éditions du Blé
    Saint-Boniface, 2010, 216 pages
    Depuis le 19 mars, le Prix des lecteurs Radio-Canada 2011 invite huit lecteurs, jurés d'occasion, à jauger la meilleure œuvre francophone écrite hors Québec. Sous la présidence d'honneur d'Antonine Maillet, le jury décidera au fil des semaines lequel, des quatre romans et du recueil de nouvelles en lice, sera déclaré lauréat de cette onzième édition du Prix, le 22 avril prochain. Les finalistes sont Louis L'Allier pour Les danseurs de Kamilari (Vermillon), Andrée Christensen pour La mémoire des ailes (David), André Lamontagne pour Les fossoyeurs (David), Gracia Couturier pour Chacal, mon frère (David) et Lise Gaboury-Diallo pour le recueil de nouvelles Lointaines nouvelles (du Blé).

    Chaque semaine, Le Devoir présente dans son cahier Livres une des oeuvres en lice.

    Reconnue comme critique, professeure, analyste et poète, Lise Gaboury-Diallo est une importante figure de la littérature franco-canadienne de l'Ouest. Elle enseigne au Collège universitaire de Saint-Boniface. Elle participe également au comité éditorial des Cahiers franco-canadiens de l'Ouest. Depuis son premier recueil de poésie, Subliminales (du Blé), le dialogue avec autrui, la transformation qu'il entraîne et la quête d'identité sont les axes de son écriture.

    Ce sont ces thèmes qu'on retrouve dans le voyage qu'of-fre Lointaines nouvelles. Ni tout à fait auto-fiction, ni tout à fait invention, les nouvelles sont cueillies par l'oeil d'une narratrice manitobaine qui découvre le Sénégal natal de son mari. Peu à peu, la folle, la fille à marier, les enfants, les filles gazelles, l'imam, les vieux des villages Dogons, les enfants prennent de plus en plus de place. Récits de voyage, Lointaines nouvelles, sans renier le regard blanc et occidental qu'il pose, refuse de rester à la surface carte postale de l'Afrique. «[...J']observe mes compagnons africains; tous semblent si légers, écrit Gaboury-Diallo. Touchent-ils le sol ou survolent-ils en papillon les drames de notre époque? À quelle école de cirque ont-ils acquis une telle souplesse de corps et d'esprit pour pouvoir littéralement gambader sur ces versants? Sur un chemin miné par l'imprévu ardu du hasard, ils prennent le temps de s'amuser en travaillant. Ils s'entraident, s'intéressent réellement au sort d'autrui, peu importe la moiteur du front et la fatigue quotidienne.» Quinze nouvelles, tissées d'Afrique.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.