vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 14h02
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Tintin au pays de la parodie

Fabien Deglise   23 février 2011  Livres
Les Poils mystérieux, Le Crado pince fort, L'Affaire tourne au sale, La Lotus bleue... L'univers de Tintin peut aussi être parodié. C'est en tout cas ce que la Cour d'appel de Paris vient de statuer en donnant raison à un éditeur français traîné devant la justice par les ayants droit de l'œuvre de Hergé pour plusieurs détournements de couvertures d'albums. Des parodies acceptables, estime le tribunal, qui n'a pas retenu la thèse de la contrefaçon.

L'affaire remonte à 2009 et cible la série de romans policiers intitulée Les Aventures de Saint-Tin et de son ami Lou (il s'agit d'un reporter-enquêteur et de son perroquet) et éditée par la maison Le léopard démasqué. Sous la plume d'un certain Gordon Zola, ces bouquins exploitent en couverture des versions détournées des albums mettant en vedette le célèbre reporter à la houppette. Les titres sont conséquents: L'Ire noire, Saint-Tin au Tibet, Les pies jouent de la castagnette...

De la contrefaçon et du parasitisme, ont estimé la société Moulinsart S.A. et Fanny Rodwell, veuve de Hergé, qui ont demandé aux tribunaux d'arrêter la production de ces livres et d'être indemnisés pour l'injure. En juillet 2009, un premier jugement leur a donné raison, condamnant l'éditeur à verser 55 000 $ aux gardiens de l'oeuvre de Hergé, mais rejetant l'idée de la contrefaçon. Portée en appel, la décision vient d'être infirmée au profit de l'éditeur.

Pour le tribunal parisien, les couvertures de livres entrent dans une «exception de parodie», inscrite dans la juridiction française, exception «perçue à la lecture du titre et à la vue des couvertures» qui travestissent et détournent «les images avec le dessein de faire rire», et ce, en «évitant tout risque de confusion», indique l'arrêt consulté par l'Agence France-Presse. Par ailleurs, la Cour condamne désormais Moulinsart S.A. à verser 13 000 $ à l'éditeur pour «atteinte portée à son image», en raison de la poursuite.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Goncourt - Inscrit
    23 février 2011 11 h 09
    Petite précision...
    La maison d'édition mise en cause dans ce dossier est "Le léopard masqué", et non "Le léopard démasqué"... un qualificatif n'excluant pas l'autre !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012