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Essais québécois - Une éthique argumentée

Louis Cornellier   31 décembre 2010  Livres
Le port du kirpan à l’école par les élèves sikhs a soulevé un débat éthique et politique intéressant au Québec.<br />
Photo : Agence Reuters Chris Wattie
Le port du kirpan à l’école par les élèves sikhs a soulevé un débat éthique et politique intéressant au Québec.

À retenir

    Petit guide d'argumentation éthique
    • Michel Métayer
    • PUL
    • Québec, 2010, 156 pages
Les débats éthiques sont plus que jamais à la mode. Aux classiques discussions à teneur morale sur l'avortement et la peine de mort se sont ajoutés, ces dernières années, les débats sur les accommodements raisonnables, sur l'euthanasie, sur l'intervention militaire en Afghanistan, sur l'attitude à adopter quant au réchauffement climatique et plusieurs autres.

Ces discussions débouchent rarement sur des consensus. Comme l'explique Michel Métayer, professeur de philosophie au collégial à la retraite, «l'éthique ne dispose pas, comme les sciences naturelles par exemple, de méthodes d'observation et d'expérimentation éprouvées permettant de trancher les débats». De plus, pourrait-on ajouter, à l'heure de débattre de ces enjeux, les gens sont souvent paresseux. Au lieu de se livrer à un véritable effort réflexif, ils ressortent un stock basique d'opinions auxquelles ils s'accrochent. «La morale, écrit Métayer, met en jeu des convictions, des attitudes, des mentalités, des intérêts vitaux, bref des ressorts qui ont un ancrage profond et qu'il est illusoire de penser briser par le coup de baguette magique d'un argument bien tourné.»

Cette difficulté à clore les débats éthiques ne doit pourtant pas nous mener à la conclusion qu'ils sont inutiles. Ils peuvent servir, suggère le philosophe, à préciser les enjeux, à stimuler la réflexion, à «mettre à l'épreuve ses propres positions», à mieux comprendre celles d'autrui et, sans nécessairement le convaincre, à «montrer à l'autre que nous avons des raisons sérieuses et valables de tenir notre position». Encore faut-il, pour cela, que ces débats soient menés de bonne foi et avec une certaine méthode, même si cette dernière ne saurait avoir la rigueur formelle des déductions logiques. En publiant un Petit guide d'argumentation éthique, Métayer veut contribuer à cette pédagogie du débat.

«Une argumentation éthique, précise-t-il, est une manière d'exprimer une conviction à propos d'un enjeu moral.» Elle fait appel à six stratégies générales, qui constituent le coeur de l'ouvrage de Métayer, très riche en exemples concrets.

Une argumentation étant un raisonnement, on s'attend à ce qu'elle soit cohérente. Dans le débat, la mise en contradiction devient donc une stratégie essentielle. Une faille, par exemple, peut exister entre les paroles et les actes. Au moment où il affirme l'égalité entre tous les humains, le président américain Jefferson a des esclaves. Pas fort.

On peut aussi pousser les implications logiques d'un raisonnement pour en faire ressortir les contradictions. Dans le débat sur la peine de mort, on avancera alors que «tuer quelqu'un qui a tué revient à violer l'interdit même qu'on l'accuse d'avoir transgressé». Une autre utilisation de la mise en contradiction consiste à montrer qu'un raisonnement qui se veut universel ne résiste pas à certains cas particuliers. Selon un sondage, 57 % des Américains pensent que l'avortement est un meurtre, mais 85 % d'entre eux croient qu'il est acceptable si la vie de la mère est en danger. Or, précise Métayer, «il n'est jamais permis dans quelque situation que ce soit de la vie normale de tuer une personne pour sauver la vie d'une autre». Aussi, le fait qu'une majorité de personnes acceptent cette situation dans le cas du foetus et de la mère suggère que «l'avortement n'est pas un meurtre comme les autres».

Pour éviter ces mises en contradiction, propose le philosophe, mieux vaut formuler des jugements généraux plutôt qu'universels et tenir compte de la particularité d'une situation. Ainsi, «pour un partisan de la peine de mort, c'est tuer des innocents qui est mal, pas tuer des meurtriers».

La multiplicité des critères éthiques (li-berté/égalité, sécurité/respect de la vie privée, etc.) permet aussi, dans le débat, la stratégie du changement de terrain ou du recadrage. Pierre Foglia est un maître en la matière. Le dopage, dit-on, trahit l'esprit du sport de compétition. Le chroniqueur de La Presse réplique en donnant un nouvel éclairage à la discussion. «Et si le sport de haute compétition, écrit-il, était lui-même une dope [...] qui infantilise les adultes qui s'y adonnent et les rend incapables de se projeter dans l'avenir?» Ce recadrage, en suggérant que le sport de compétition est une dope toxique en lui-même, oblige à repenser la dénonciation initiale.

L'argumentation éthique consiste à appliquer un critère général à un cas particulier. Ce saut comporte toujours une part d'arbitraire. Aussi, pour le justifier ou le réfuter, on choisira souvent d'avancer d'autres cas particuliers similaires, c'est-à-dire de procéder par analogie. On dira, par exemple, qu'en interdisant l'euthanasie aux mourants humains, on refuse un geste de compassion qu'on accorde aux animaux. Il s'agit alors de juger de la pertinence des analogies. Ainsi, quand Mario Dumont dit qu'il en a marre qu'on enlève les crucifix des écoles, mais qu'on y laisse entrer des sikhs avec leur kirpan, il utilise une analogie douteuse. L'école est une institution publique soumise à des règles qui ne s'appliquent pas de la même façon aux personnes. On n'interdit pas aux chrétiens de porter une croix au cou.

La véracité des faits est aussi un critère essentiel d'une argumentation éthique valable. Malheureusement, ce critère n'est pas toujours respecté. «Bien s'informer demande du temps, constate Métayer, alors que porter un jugement moral est un automatisme qui s'effectue en quelques secondes.» On l'a vu dans le débat sur les accommodements raisonnables. Le vote voilé soulevait les passions, même si aucune femme portant le voile n'avait formulé cette demande. Le respect des faits est fondamental, mais a souvent peu d'effets puisque les humains ont une propension à limiter ce respect à leur expérience personnelle. La criminalité a beau être en baisse, Pierre-Hugues Boisvenu refuse d'y croire.

Dans ce très riche et pédagogique ouvrage, Métayer traite aussi de l'importance des intentions en éthique (on peut faire le mal en voulant faire le bien), de l'évaluation de la responsabilité (le criminel au passé de victime est-il pleinement responsable?) et de bien d'autres considérations essentielles à des débats éthiques constructifs.

Tous ceux qui s'intéressent à ces discussions devraient se faire un devoir moral de lire cet éclairant petit guide. Pourquoi ne pas faire du souci d'une éthique de la discussion éthique une résolution pour 2011?

***

louisco@sympatico.ca
 
 
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  • Democrite101 - Inscrit
    31 décembre 2010 08 h 45
    L'Éthique la meilleure, définie par les plus brillants....

    Grand merci à monsieur Cournellier de nous faire connaître M. Métayer.

    En fait, existent une quinzaine d'éthiques à prétention universelle :Aristote, Platon, religions et celles incluses dans les régimes politiques et celles des groupes marginales à gourous. Aucune ne parvient à établir des principes universels (valables pour tout régime, époque, individu, pays, situation, âge.)

    Il faut choisir la meilleure pour le groupe, et ensuite pour chaque cas. Et l'arbitraire et l'incohérence peuvent malgré tout être évités.

    La philosophie des Lumières est, à mon sens, la meilleure dans son volet éthique, car:

    1. Elle relève du politique, donc en démocratie, de l'ensemble des citoyens.
    2. Elle a une charte des droits et libertés, donc procure une forme certaine de protection contre l'humeur versatile de la majorité et des gouvernements.
    3. Elle est adaptive aux cas particuliers.
    4. Elle est ouverte à sa propre bonification, dégagé de tout le fixisme des religions figés et limités par des textes sacrés, inamovibles et à l'anthropologie archaïque.
    5. Elle permet la dissidence pour les individus vraiment originaux et non-violents.
    6. Le plus important: elle est définie par l'homme, l'homme réel, l'homme vivant, l'homme rationnel et maître de sa destinée.

    Un bel exemple de cette éthique issue de la philosophie des Lumières: les toutes premières pages d'introduction du livre "La mort" de Richard Béliveau et Denis Gingras.
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  • Geoffroi - Abonné
    31 décembre 2010 09 h 24
    Ethique et réalité
    « Dix minutes de nouvelles télévisées ou un documentaire sur l'un des holocaustes de ce siècle invalident tous les traités d'éthique cogités depuis l'invention de l'alphabet. »

    Marc Gendron

    Extrait de Titre à suivre
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  • Yvon Bureau - Abonné
    31 décembre 2010 09 h 30
    Le dialogue éthique, et l'intention
    Louis, j'ai bien aimé cet article. Comme presque toujours !

    L’argumentation éthique comme concept, c’est fort intéressant, mais un peu froid, comme trop rationnel.

    J’aime bien le concept de «dialogue éthique» que propose le philosophe éthicien Jean-Pierre Béland, de Saguenay. C’est comme plus chaud, plus près du réel, plus émotionnel et rationnel ensemble, comme plus dynamique et pleinement vivant.

    Le dialogue éthique se situe dans l’action, la situation, la personnalisation. Il se situe dans le dialogue entre une PERSONNE mourante éclairée et libre (ou son représentant légal), son médecin, ses proches choisis, ses autres soignants, dans une situation très précise de fin de vie qui ne demande qu’à être personnalisée. Le seulement et le surtout dans les grands principes d’éthique nous éloignent du respect de chaque mourant et de son libre-choix, de la compassion et de la solidarité.

    Ainsi, lors d’une aide médicale active à mourir (euthanasie sous conditions) par un médecin libre après une demande expresse, éclairée et libre d’un mourant «douleurant» et souffrant, il JP Béland que cette action de respect et de compassion est éthiquement et moralement acceptable.

    Parlons de l’intention, source de bien des débats entre les gens des soins palliatifs et les partisans du libre-choix centrés sur le seul intérêt du mourant et de son choix. Le médecin libre qui aide activement un agonisant à terminer sa vie, à sa demande expresse, et qui a l’intention d’aider cette fin de vie à finir, a une intention éthiquement acceptable.

    Je vais acheter ce livre, bien sûr. C’est éthiquement obligatoire pour moi !

    www.yvonbureau.com
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  • Manon Carrière - Abonnée
    31 décembre 2010 10 h 48
    De l'amélioration morale
    Votre journal nous a fait part, il y a peu, des propos de la grande conscience morale de notre siècle qu'est Élie Wiesel. C'est en tout cas la défroque sous laquelle il n'hésite pas à se présenter. Je vous conseille de lui procurer un exemplaire de cet essai sur les conditions de l'exercice de la moralité. Il y trouvera sûrement là l'occasion d'accéder à un autre palier de "son engagement pour l'humanité". Ce qui reste un pressant problème chez lui.

    Guy Herbert
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  • jeanduc - Abonné
    31 décembre 2010 11 h 49
    Le discours argumentatif
    Bravo monsieur Cornelier,

    À la lecture de votre article, Michel Métayer me semble beaucoup plus abordable que Cahïm Perelman décrit comme le Père du discours argumentatif. Métayer semble offrir un outil plus "convivial" afin de mettre des mots sur la qualité du processus argumentaire d'acteurs publics, maîtres en sophismes, qui sont "envoyés au bat" lorsqu'il s'agit de défendre l'indéfendable.
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  • real@realo.ca - Abonné
    31 décembre 2010 17 h 02
    Yé!
    Wow trop cool cet article en fin d'année! Moi qui me désespère tant d’essayé d'avoir des discutions avec un minimum d'argumentaire logique, et qui me bute toujours a des paralogismes émotifs, merci M Cornellier. Mais encore une fois vous aller me faire dépenser! Mon libraire vous aime beaucoup...
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  • Stéphane Martineau - Abonné
    1 janvier 2011 12 h 02
    Un ouvrage que je vais utiliser dans mon cours
    Heureux de constater que vous aussi M. Cornellier, vous avez aimé cet ouvrage...que je me suis procuré en novembre et que je vais utiliser dans mon cours cet hiver (programme de maîtrise en sciences de l'éducation, UQTR) «Argumentation, discours et éducation» comme manuel obligatoire ...sans basse flatterie, je tiens à souligner que votre propre petit ouvrage sur l'argumentation nous sera (mes étudiants et moi) aussi fort utile (Cornellier, L. (2009). L’art de défendre ses opinions expliqué à tout le monde. Montréal : VLB) .....Bonne année à vous et à toute l'équipe du journal.
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  • cpoulin - Inscrit
    2 janvier 2011 12 h 02
    Suggestion de lecture
    Sur cette question difficile de la définition et de nos débats sur les préoccupations éthiques, je recommande la lecture du dernier essai de Jacques Grand'Maison, Société laïque et christianisme. L'auteur, à partir de sa longue expérience d'engagement communautaire, arrive à définir selon les critères religieux qui lui sont propres, des balises qui méritent la réflexion. Il rappelle à juste titre que dans les cas de la société québécoise, le débat sur la laïcité devrait tenir compte non seulement de considérations humanistes (politiques, juridiques et autres), mais aussi de valeurs qui dans notre passé ont été transmis par l'enseignement et la pratique du christianisme. Un ouvrage écrit dans une langue accessible et dans un esprit d'ouverture. Claude Poulin Québec
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  •  
  • cpoulin - Inscrit
    2 janvier 2011 13 h 38
    Sugestion de lecture
    Sur cette question difficile de la définition et de nos débats sur les préoccupations éthiques, je recommande la lecture du dernier essai de Jacques Grand'Maison, Société laïque et christianisme. L'auteur, à partir de sa longue expérience d'engagement communautaire, arrive à définir selon les critères religieux qui lui sont propres, des balises qui méritent la réflexion. Il rappelle, à juste titre, que dans les cas de la société québécoise, le débat sur la laïcité devrait tenir compte non seulement de considérations humanistes (politiques, juridiques et autres), mais aussi de valeurs qui dans notre passé ont été transmises par l'enseignement et la pratique du christianisme. Un ouvrage écrit dans une langue accessible et dans un esprit d'ouverture. Claude Poulin Québec
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  • Yvon Bureau - Abonné
    4 janvier 2011 17 h 02
    Une observation
    Depuis quelques années, j’œuvre dans le dossier de l’amélioration des conditions de fin de vie, du libre-choix versus les traitements de fin de vie

    Étonnement : les Universités n’organisent pas ou si peu de débats sur les questions d’éthique. On préfère grouper des gens de même opinion ( ou presque ) et essayer de convaincre. Que cela se passe dans nos universités, c’est désolant.

    Ai proposé à des groupes avec argumentation autre sur l’aide médicale active à mourir, sous conditions, ce fut un refus sur le champs.

    Hypothèse : plus les arguments ne sont que des demi-arguments, plus on redoute l’argumentation ou le dialogue éthique.

    Une évidence : même nombreux, la somme des demi-arguments ne fait jamais un vrai argument !

    www.yvonbureau.com
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  • Marie-Louise Lacroix - Inscrite
    6 janvier 2011 19 h 55
    Complément de lecture

    En complément de lecture, je propose ce qui suit : « De la malhonnêteté intellectuelle (aussi nommée mauvaise foi) ».

    Courte réflexion acessible sur le magnifique site des « Classiques des sciences sociales » : http://classiques.uqac.ca/contemporains/gouin_jean

    MLL
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  •  
  • robert comtois - Inscrit
    8 janvier 2011 09 h 28
    Puisqu'il est question d'éthique!
    Très intéressant ce Michel Métayer, c'est vrai qu'en notre époque, les débats sur l'éthique sont essentiels. Je viens justement de lire un livre remarquable sur le sujet, de Christian Lamontagne, intitulé : "Responsabilité, liberté et création du monde".
    L'auteur y traite de préceptes d'éthique aux niveaux personnel et collectif qui, chapitre après chapitre, nous font réfléchir, et souvent remettre en question nos comportements sociétaux quotidiens... j'ai d'ailleurs pu en appliquer certains de ces préceptes dès la lecture des premières pages!
    Heureusement qu'il y a un peu de ces penseurs chez nous, et que l'humour n'est pas le seul trait de caractère des Québecois!
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  • G. Dard - Inscrite
    8 janvier 2011 11 h 28
    De l'eau au moulin de nos réflexions éthiques
    Effectivement, l'ouvrage de Chirstian Lamontage, paru récemment chez Liber, apporte un éclairage enrichissant sur une théorie systématique de la responsabilité, garante d'une éthique rigoureuse pour faire face aux nouveaux défis qui menacent la survie même des êtres vivants sur la terre. À lire absolument quand on aime regarder autre chose que son nombril ou voir un peu plus loin que le bout de son nez !
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    10 janvier 2011 15 h 19
    Éthique
    Je comprends l'éthique comme étant tout d'abord justice et ensuite honnêteté. L'une ne va pas sans l'autre. L'honnêteté ne consiste pas seulement à ne pas voler, elle consiste aussi à échanger honnêtement. Elle consiste à dire la vérité, à fournir le travail pour lequel on est payé, à ne pas abuser de la crédulité de certaines gens pour les flouer.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    10 janvier 2011 15 h 35
    Métayer
    Métayer dit "qu'on ne peut sacrifier une personne pour en sauver une autre". Si deux personnes tombent à l'eau et que je ne peux en sauver qu'une seule, laquelle dois-je choisir? Il faudra pourtant que j'en sacrifie une. Je choisirai de sauver la personne qui aura le plus de chances des'en sortir. Il faudra que je prenne en considération entre autres le poids de chacune des personnes, Dans le cas d'un avortement thérapeutique, la logique semble être qu'il faut sauver la vie de la personne qui a le plus de chance de survie. Il s'agit de décider si la logique passe en premier s'il faut tenir compte des autres facteurs dictés par les sentiments.
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