Littérature étrangère - Retour au pays natal
Les habitants de Featherstone, en Nouvelle-Zélande, sont perturbés par la silhouette insaisissable d'une femme entraperçue dans les rues de leur petite ville. Serait-ce la belle Francie? Même si elle est partie sans les prévenir, ils ne l'ont pas oubliée, et certains n'ont jamais cessé d'espérer son retour. Mais rien, y compris la mort de sa mère, n'a fait revenir la jeune femme. Depuis son départ, la vie des habitants de cette ville qu'on imagine figée dans le temps s'est peu transformée. Le vieil oncle cultive encore son jardin, la propriétaire du bar vieillit toujours aussi seule et celui qui aimait Francie espère encore la retrouver. Seul le désir de la jeune Mary Susan résiste à l'uniformité des jours. Elle aussi, décide-t-elle, elle échappera au destin morne des habitants de Featherstone et fera sa vie de mannequin dans les grandes villes du monde.
Tous les livres de la Néo-Zélandaise Kirsty Gunn explorent cette thématique du retour au pays natal. L'auteure le fait avec une intensité particulièrement remarquable dans le recueil de nouvelles Le pays où l'on revient toujours (10/18), son avant-dernier livre. Dans Feartherstone, elle donne cette fois la parole à ceux qui sont restés. Polyphonique, son roman rend compte de la vie intérieure des personnages; l'alternance des voix et la précision du style font d'ailleurs penser au roman Les Vagues de Virginia Woolf. Featherstone est un roman maîtrisé, peut-être un peu trop. Il y manque la sauvagerie qui caractérise les personnages de Kirsty Gunn. Est-ce la sédentarité des habitants de Featherstone qui les prive de leurs côtés fantasques? Presque domestiqués, trop prévisibles, ces derniers laissent des traces plus légères dans la mémoire du lecteur qui les a croisés.
Tous les livres de la Néo-Zélandaise Kirsty Gunn explorent cette thématique du retour au pays natal. L'auteure le fait avec une intensité particulièrement remarquable dans le recueil de nouvelles Le pays où l'on revient toujours (10/18), son avant-dernier livre. Dans Feartherstone, elle donne cette fois la parole à ceux qui sont restés. Polyphonique, son roman rend compte de la vie intérieure des personnages; l'alternance des voix et la précision du style font d'ailleurs penser au roman Les Vagues de Virginia Woolf. Featherstone est un roman maîtrisé, peut-être un peu trop. Il y manque la sauvagerie qui caractérise les personnages de Kirsty Gunn. Est-ce la sédentarité des habitants de Featherstone qui les prive de leurs côtés fantasques? Presque domestiqués, trop prévisibles, ces derniers laissent des traces plus légères dans la mémoire du lecteur qui les a croisés.
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