Lettres - Un important oubli !
À chaque rentrée littéraire, Le Devoir rend compte dans ses pages culturelles de la «petite avalanche» de traductions, pour citer le plus récent article de Christian Desmeules («Littérature étrangère — L'abondance des traductions», édition du 28 août 2010). Et chaque fois, quel que soit le chroniqueur, on fait semblant que les livres se traduisent tout seul, comme par magie. Or, ce qu'on lit quand on lit une traduction, c'est une nouvelle version de l'œuvre de l'auteur, une version écrite par un traducteur ou une traductrice.
Alors, pourquoi cet escamotage? Pourquoi cet effacement systématique du rôle indispensable de ces spécialistes littéraires que sont les traducteurs? N'est-il pas temps de reconnaître que sans leur art, le lecteur, placé devant un texte en langue étrangère, se trouverait dans une situation tout à fait comparable à celle d'une personne illettrée, voire analphabète?
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Lazer Lederhendler - Traducteur littéraire, Montréal, le 30 août 2010
Alors, pourquoi cet escamotage? Pourquoi cet effacement systématique du rôle indispensable de ces spécialistes littéraires que sont les traducteurs? N'est-il pas temps de reconnaître que sans leur art, le lecteur, placé devant un texte en langue étrangère, se trouverait dans une situation tout à fait comparable à celle d'une personne illettrée, voire analphabète?
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Lazer Lederhendler - Traducteur littéraire, Montréal, le 30 août 2010
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