Roman historique - Napoléon en Amérique
Qu'aurait été l'existence de Napoléon s'il avait pu traverser l'Atlantique, débarquer à New York et s'installer au New Jersey comme son frère Joseph ?
À retenir
- Napoléon, l'exil en Amérique
- Tome 1: le colonel Muiron
- Ginette Major
- Vlb éditeur
- Montréal, 2010, 334 pages
Celui qui avait été le maître de l'Europe ne pouvait pas vraiment envisager, à 45 ans, de terminer ses jours sur une île de 224 kilomètres carrés. Après la défaite de Waterloo, l'empereur des Français demande asile à l'Angleterre (dont il était peut-être le plus grand ennemi), qui ne lui laissera toutefois pas mettre le pied sur l'île.
Ginette Major, Montréalaise née en 1938, fonde Napoléon, l'exil en Amérique, son premier roman, sur un épisode méconnu et pourtant réel de la vie de Bonaparte. Il avait envisagé de s'exiler aux États-Unis en 1815 en compagnie de son frère Joseph, ex-roi d'Espagne, et de plusieurs réfugiés de l'Empire peu avant son exil forcé à Sainte-Hélène, une petite île perdue de l'Atlantique Sud. Féru de science, Bonaparte aurait paraît-il fantasmé à l'idée de parcourir le «Nouveau Continent» en habits de naturaliste depuis le Canada jusqu'au cap Horn.
Qu'aurait été l'existence de Napoléon s'il avait pu traverser l'Atlantique, débarquer à New York et s'installer au New Jersey comme son frère Joseph? Le Mémorial de Sainte-Hélène, rédigé par le comte de Las Cases au fil de ses conversations avec l'empereur déchu, constitue la principale source de l'auteure. Tout le roman, on le comprend, brode autour de ces éléments de réalité.
Destin révisé d'un grand personnage historique, le roman lève le voile sur la nébuleuse des réfugiés bonapartistes dans le Nouveau Monde. Il s'agit aussi d'un portrait vivant de l'Amérique en ébullition, avec sa nature encore sauvage et ses grands espaces, les jeux de coulisses de la politique américaine et des échos du débat déchirant sur l'esclavagisme.
Le mérite principal de l'auteure est d'avoir su éviter plusieurs des pièges habituels du roman historique, à commencer par celui du didactisme. Grâce à un habile dosage de rappels et d'anticipation, il n'est nul besoin de bien connaître la vie de Napoléon. L'uchronie de Ginette Major devrait comporter trois tomes, qui couvriront les années 1815 à 1840 (alors qu'en réalité Bonaparte est mort sur l'île de Sainte-Hélène en 1821).
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Napoléon, l'exil en Amérique
Tome 1: le colonel Muiron
Ginette Major
Vlb éditeur
Montréal, 2010, 334 pages
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Collaborateur du Devoir
Ginette Major, Montréalaise née en 1938, fonde Napoléon, l'exil en Amérique, son premier roman, sur un épisode méconnu et pourtant réel de la vie de Bonaparte. Il avait envisagé de s'exiler aux États-Unis en 1815 en compagnie de son frère Joseph, ex-roi d'Espagne, et de plusieurs réfugiés de l'Empire peu avant son exil forcé à Sainte-Hélène, une petite île perdue de l'Atlantique Sud. Féru de science, Bonaparte aurait paraît-il fantasmé à l'idée de parcourir le «Nouveau Continent» en habits de naturaliste depuis le Canada jusqu'au cap Horn.
Qu'aurait été l'existence de Napoléon s'il avait pu traverser l'Atlantique, débarquer à New York et s'installer au New Jersey comme son frère Joseph? Le Mémorial de Sainte-Hélène, rédigé par le comte de Las Cases au fil de ses conversations avec l'empereur déchu, constitue la principale source de l'auteure. Tout le roman, on le comprend, brode autour de ces éléments de réalité.
Destin révisé d'un grand personnage historique, le roman lève le voile sur la nébuleuse des réfugiés bonapartistes dans le Nouveau Monde. Il s'agit aussi d'un portrait vivant de l'Amérique en ébullition, avec sa nature encore sauvage et ses grands espaces, les jeux de coulisses de la politique américaine et des échos du débat déchirant sur l'esclavagisme.
Le mérite principal de l'auteure est d'avoir su éviter plusieurs des pièges habituels du roman historique, à commencer par celui du didactisme. Grâce à un habile dosage de rappels et d'anticipation, il n'est nul besoin de bien connaître la vie de Napoléon. L'uchronie de Ginette Major devrait comporter trois tomes, qui couvriront les années 1815 à 1840 (alors qu'en réalité Bonaparte est mort sur l'île de Sainte-Hélène en 1821).
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Napoléon, l'exil en Amérique
Tome 1: le colonel Muiron
Ginette Major
Vlb éditeur
Montréal, 2010, 334 pages
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