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Salon du livre de Paris - Écologistes et écolo-sceptiques se tiennent tête

Caroline Montpetit   29 mars 2010  Livres
Le Salon du livre de Paris a accueilli un flot de visiteurs, ce week-end, à la porte de Versailles.
Photo : Agence France-Presse Pierre Verdy
Le Salon du livre de Paris a accueilli un flot de visiteurs, ce week-end, à la porte de Versailles.
Paris — Les grosses pointures ont défilé tout le week-end au Salon du livre de Paris, au Parc des expositions de la porte de Versailles. Entre les séances de signature de Lionel Jospin ou de l'écrivain américain Paul Auster, écologistes et écolo-sceptiques français continuaient de s'affronter sur l'attitude à adopter devant les changements climatiques. Alors que l'astrophysicien québécois Hubert Reeves, invité de l'émission écologiste CO2 mon amour, animée par Denis Cheissoux sur les ondes de France Inter, réitérait qu'il fallait agir vite pour limiter les dégâts du réchauffement, des écolos sceptiques du clan de Claude Allègre, dont Vincent Courtillot, qui a succédé au précédent à la direction de l'Institut de physique du globe de Paris, s'activaient à répandre le discours contraire.

À la une du magazine Le Monde, on présentait une «enquête sur les écolo-sceptiques», où «une phalange de climato-sceptiques, de rationalistes, de scientistes, défend coût que coûte la grandeur de l'idée de progrès». Dans le lot donc, Vincent Courtillot, auteur du livre Nouveau Voyage au centre de la Terre, et Claude Allègre, qui a quant à lui écrit L'Imposture climatique.

Pour sa part, le paléoanthropologue Yves Coppens, qui signait également des livres au Salon samedi, affirmait au Devoir s'être rallié aux conclusions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), selon lesquelles les bouleversements climatiques observés ces dernières années sont effectivement le fait de l'activité humaine.

À ce sujet, Hubert Reeves précisait d'ailleurs au Devoir que les conclusions du GIEC incluaient une marge d'erreur de 10 %, qui ne justifie pas que l'on passe outre pour autant. Le doute est une posture tout à fait souhaitable, plus particulièrement en sciences, ajoute-t-il. Mais dans les cas où le feu ravage la maison, précise-t-il en substance, il faut agir en dépit de la marge d'erreur possible.

Yves Coppens, quant à lui, affirme que l'humanité n'est pas en péril, pas plus que la planète. Le plus inquiétant est lié aux migrations humaines occasionnées par la hausse du niveau de la mer. Il va jusqu'à dire que la simple présence de chefs d'État, au sommet de Copenhague, bien que l'on n'y soit pas arrivé à une solution commune, est l'indicateur d'une prise de conscience salutaire dans le monde. Impossible de remédier à la situation, dans la mesure où le réchauffement est déjà enclenché, relève-t-il, mais il est cependant encore temps de limiter les dégâts.

En fait, Yves Coppens répète depuis plusieurs années que les changements climatiques sont «banals» dans l'histoire de la vie. La naissance même de l'homme, explique-t-il, est liée à une aridité accrue survenue sur la ligne de l'équateur. Pour faire face à une sécheresse impliquant une raréfaction des arbres, l'homme serait alors passé d'une alimentation végétarienne à omnivore, et son corps se serait modifié pour lui permettre notamment de chasser sur de plus longues distances. Or, ces modifications se sont déroulées sur des millions d'années.

Affirmant lui-même être de nature optimiste, Yves Coppens ne s'inquiète pas non plus de la montée notable du discours écolo-sceptique dans les médias français.

Selon lui, entre les alarmistes et les indifférents, un équilibre devrait se trouver de lui-même, dans la mesure où la prise de conscience du public et des décideurs se maintient.

***

Caroline Montpetit est l’invitée de la Délégation du Québec à Paris
 
 
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  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 29 mars 2010 07h47
    Les sceptiques seront confondus
    Le fait qu'il y a eu des changements climatiques dans le passé ne signifie pas que l'activité humaine n'a rien à voir dans le changement climatique actuel. Les compagnies d'assurances devraient tenir un registre des climato-sceptiques pour savoir à qui envoyer la facture lors des prochaines catastrophes écologiques.

  • Marie Clark
    Inscrite
    lundi 29 mars 2010 08h49
    Un peu de littérature, peut-être?
    Je trouve décevant que tout ce qu'on ait à dire du Salon du livre de Paris concerne l'écologie. Et la littérature, elle? N'y a-t-il pas des tas d'écrivains dont il serait intéressant d'entendre parler? Depuis quand l'écologie fait-elle partie de la culture? Cet article, en tout cas, n'est pas dans la bonne section.

  • Érik Bouchard-Boulianne
    Abonné
    lundi 29 mars 2010 09h47
    Les négationistes
    On ne devrait pas parler de sceptiques, mais bien de négationistes! Après avoir moi-même été ébranlée par la quantité de "littérature" sur le doute à propos du lien entre l'activité humaine et les changements climatiques, j'ai fait des recherches. Hé bien, la grande majorité de ces négationistes sont financés par l'industrie de l'énergie fossile pour tenter de répandre le doute. On se doute que cette stratégie est payante pour eux! Les techniques de ces faux scientifiques: reprendre des vieux articles qui ont depuis été réfutés, extraire des phrases de leur contexte pour faire dire à un auteur le contraire de ce qu'il pense, affirmer des faits sans références scientifiques. Répéter les mêmes arguments au grand public moins averti, même si ces arguments sont faux. Répéter, répéter, répéter. Et on réussit ainsi à semer le doute et à retarder l'action qui serait tellement cruciale!

    À ce sujet, lire des articles du journal britanique The Guardian: George Monbiot publie un extrait de son livre "Heat" où il a enquêté sur ces négationistes: http://www.guardian.co.uk/environment/2006/sep/19/

    Mel

  • André Michaud
    Inscrit
    lundi 29 mars 2010 10h21
    Un débat scientifique
    Le débat doit se tenir de la façon la plus scientifiques possible. Il y a eu plein de changements climatiques sur terre AVANT les humains. Ce ne sont pas les humains qui ont éliminé les dinausaures..et des centaines de milliers d'espèces.. Le tremblement de terre au Chili était l'équivalent de 80,000 bombes àtomiques comme celle utilisée contre le Japon..qui prétendra qu'il était la conséquence de la pollution?

    Comment départir ce qui seraient du à l'humain ?

    Moi je recycle etc..pas pour sauver la planète (quelle prétention absurde) mais pour nous empêcher de crouler sous NOS ordures..pour faire diminuer le smog qui attaque NOS santé...rien à voir avec sauver la planète. La terre était là des millions d'années avant l'humain et restera des millions d'années après leur disparition. On ne détruira pas la terre,. on SE détruira nous-même!

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 29 mars 2010 12h11
    @ Sanzalure, les phénomènes naturels ne sont pas dû aux hommes
    Monsieur Sanzalure parle sans allure. Il m'expliquera que c'est l'industrialisation ou le CO2 qui a inondé Paris en 1910...

    http://www.rfi.fr/contenu/20100114-inondation-1910

    J'admets que l'homme pollue mais il peut se ramasser ou les autres s'en occupent et dépolluent. Mais de dire que le soleil est dépassé par l'homme est une hérésie.

    Tout geste pour diminuer de 50% notre empreinte écologique est minime et peut être régulé par la nature facilement. Car on parle de diminuer de 50% l'empreinte anthropique qui est de 55% de 0,0387% de l'atmosphère ambiant. C'est donc une infime partie de l'univers que les alarmistes aiment exagérer pour se faire payer de généreuses subventions d'études et créer une hu-ystérie pour permettre à des profiteurs de la ganfàg d'al Gore d'arnaquer les crédules dans leur patente de bourses du carbone. Ils s'associent la complicité des gouvernements qu'ils attirent avec une taxe nouvelle appelée "Taxe carbone". Il oublie les 8 milliards d,arbres que les gens ont planté sous l'impulsion de l'ONU pour justement capter les méchants CO2.

    Un volcan de plus qui irrupte et tous les efforts pour contrôler les GES est annulé. Le soleil n'a qu'à briller un peu plus et les océans augmenteront leur évaporation créant des nuages qui refroidiront la terre. Oui, la nature a cette fonction d'autorégulation qui peut annuler les efforts de l'homme.

    Oui les sans allures sont ces verdoyants qui croient que l'homme, ce prétentieux, est maître de l'univers car une projection informatique trafiquée (Climategate) leur a fait croire qu'il pourraient influer sur les astres et devenir les Dieux de l'univers et les époux de Gaïa, la déesse. Ça doit être pour celà que la NASA a observé que Mars se réchauffe elle aussi en même temps...

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/univers/d

    Quelle dérape verte !!! Et c'est nos impôts qui payent les pots cassés ce qui a fait dire au Docteur en climatologie, Thimothy Ball ceci: "Croyez-le ou non, le réchauffement global n'est pas dû au fait que l'homme produise du dioxyde de carbone (CO2). Il s'agit là du plus grand mensonge organisé de toute l'histoire de la Science ! Nous perdons beaucoup de temps, d'énergie et de milliards de dollars, tout en provoquant inutilement la crainte et la consternation, à propos d'un problème qui ne repose sur aucune base scientifique. "

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 29 mars 2010 23h19
    Pierre Dansereau, Edward Lorenz, versus Ale Gore
    Pierre Dansereau environnementaliste a déjà dit: " Toute activité humaine génère de la pollution". La différence entre un environnementaliste et un écologiste c'est que le premier situe l'homme dans son environnement et le second fait une religion de la nature. Si on écoutais que ce dernier, il n'y aurait que de la poussière et des roches sur la terre; car les animaux et les plantes mêmes comme tout ce qui vit, génère de la pollution.

    La pollution est avant tout un phénomène urbain et industriel. Nous retrouvons des concentrations létales de CO2 dans les villes. Nos rivières s'auto nettoient dans la mesure ou les concentrations sont modérées. Il faut donc dépoluer nos eaux d'égoûts avant de les rejeter.

    Pour ce qui est des GES et des variations climatiques, le gaz à effet de serre par excellence c'est la vapeur d'esu. Le Soleil, les volcans sous-marins ne sont pas évalués dans les effets du réchauffement ou refroidissement.

    Edward Lorenz est celui qui a créé le premier programme de prévision climatologique. Celui-ci nous a prévenu que nous ne pourrions pas prédire la météo pour plus de 5 jours d'avance. Les ordinateurs ne travaillent qu'à 16 décimales après un certain nombre d'itinérisation et dépendant du nombre de facteurs pris en considération, ceci fait croitre le pourcentage d'erreur.

    Quand à la crédibilité de Ale Gore et compagnie, référez vous aux sites suivants:

    http://www.lepost.fr/article/2009/12/17/1844877_av

    http://blog.turgot.org/index.php?post/Tremeau

    http://www.mauricestrong.net/2008072115/strong-bio

    Revenons aux principes de la science, la théorie du Chaos nous montre les limites de celle-c et aussi celles des ordinateurs. « Garbage in, garbage out ».

  • Dufour Marc
    Inscrit
    mardi 30 mars 2010 08h02
    Un bon exemple de fraude de la part des sceptiques...
    Vous connaissez la "fameuse pétition de l'Oregon" tous les sceptiques la citaient ad nauseam pendant le COP15. Lisez cet hyperlien du monde.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/26/c

  • helimeli
    Inscrit
    mardi 30 mars 2010 21h41
    M. les négationistes, revoyez vos chiffres et vos sources!
    Effectivement, les négationistes inventent des données pour affirmer que les changements climatiques n'existent pas!
    "Un volcan de plus qui irrupte et tous les efforts pour contrôler les GES est annulé." ???

    Selon de United States Geological Survey (trduction libre) : "les scientifiques ont calculé que les volcans émettent 130-230 MILLIONS de tonnes de CO2 dans l'atmosphère chaque année (Gerlach, 1991). Cet estimé inclue à la fois les volcans terrestres et sous-marins. Les émission de CO2 provenant de l'activité humain, incluant celles liées aux combustibles fossiles, la production de ciment et les gaz brûlés àa la torche (gas flaring) montent à 27 MILLIARDS de tonnes par an ( Marland, et al., 2006). L'Activité humaine relâche plus de 130 fois la quantité de CO2 émise par les volcans (Gerlach et. al., 2002).

    http://volcanoes.usgs.gov/hazards/gas/index.php

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