Poésie - Le besoin de vivre de Serge Murphy et Gary Klang
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Serge Murphy
À retenir
- LA VIE QUOTIDIENNE EST ÉTERNELLE
- Serge Murphy
- L'Hexagone, coll. «L'appel des mots»
- Montréal, 2010, 88 pages
- TOUTE TERRE EST PRISON
- Gary Klang
- Mémoire d'encrier
- Montréal, 2010, 74 pages
Minimalistes, les poèmes du premier recueil de l'artiste en arts visuels Serge Murphy ne sont pas sans rappeler la démarche de Gilles Cyr. Une économie si précise s'y inscrit que, souvent, les vers n'auront besoin que d'un ou deux mots pour atteindre l'essentiel porté par le langage, chacun choisi pour sa force d'existence; le poète étant comme à côté de lui-même, décalé par rapport au réel qui le sollicite mais qui l'inquiète: «notez / l'âge / le poids / tout est important / les larmes / la salive / le corps en pièces». Ne jamais se défaire de cette conscience que le temps est éphémère, l'existence de soi et des autres de la même manière.
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