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L'Association des libraires s'oppose à la venue d'Amazon au Canada

Caroline Montpetit   10 mars 2010  Livres
Les libraires québécois et canadiens s'opposent à ce que le géant américain de la vente en ligne Amazon établisse un entrepôt au Canada. Cet entrepôt permettrait à Amazon de faire des ventes au Canada sans avoir recours à un service d'expédition.

Le géant a en effet récemment présenté une demande au gouvernement fédéral pour créer une nouvelle entreprise portant le nom d'Amazon Fulfillment Services Canada, qui prendrait sans doute la forme d'un entrepôt duquel les livres achetés en ligne pourraient être acheminés à la clientèle canadienne.

Selon Stephen Cribas, président de l'Association canadienne des libraires, qui a envoyé une lettre au ministre du Patrimoine canadien, James Moore, l'établissement d'une telle entreprise en sol canadien contreviendrait à la Loi sur Investissement Canada, qui établit que les investissements étrangers dans le domaine de l'édition et de la distribution de livres doivent être compatibles avec les politiques culturelles nationales.

Or, l'établissement d'une nouvelle bannière d'Amazon au Canada aurait un impact négatif sur les entreprises indépendantes et sur l'industrie culturelle canadienne. «Les libraires canadiens ont individuellement joué un rôle majeur dans la promotion des auteurs canadiens et de la culture canadienne. Ce sont des valeurs qu'aucun détaillant américain .com ne pourrait comprendre ou défendre», a précisé M. Cribas.

De son côté, l'Association des libraires du Québec (ALQ) n'accueillerait pas plus favorablement l'établissement d'un entrepôt d'Amazon au Québec.

«C'est sûr qu'on est contre le fait que le gouvernement fédéral autorise l'établissement de cette entreprise», commentait pour sa part Lise Desrochers, directrice générale de l'ALQ. L'Association entend d'ailleurs aborder le sujet avec son conseil d'administration aujourd'hui.

Jusqu'à présent cependant, Amazon a peu cherché à développer le marché des livres en français. «Mais tôt ou tard, Amazon ou Google ou Apple vont chercher à développer le marché francophone», ajoute Mme Desrochers.

Le ministère du Patrimoine canadien a fait savoir hier que le gouvernement fédéral avait ordonné l'examen de cet investissement.
 
 
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  • Pierre Marinet
    Inscrit
    mercredi 10 mars 2010 07h52
    On n'a pas le choix.
    Au vue de l'anglicisation des librairies francophones qui prend la place de ouvrages québécois en terme d'espace, cela ne dérange pas dans ce sens d'avoir accès à Amazon. Voyez l'exemple de la librairie Olivierie, l'espace utilisé pour les livres anglais pourrait l'être pour les éditeurs québécois et/ou canadiens. Ce n'est vraimet pas le cas, nous pouvons le vérifier sur site. Quant à Renaud-bray, les places utilisées pour eeurs bébels pourraient aussi être utilisées pour la production de nos éditeurs.
    Monsieur Cribas pourrait dire la même choses à nos lbraires: "«Les libraires canadiens ont individuellement joué un rôle majeur dans la promotion des auteurs canadiens et de la culture canadienne. Ce sont des valeurs qu'aucun détaillant américain .com ne pourrait comprendre ou défendre». À visiter es librairies à MTL, on voit que ce n'est vraiment pas le cas in situ. Une assiette made in China ou un livre québécois sur une tablette, que choisissez-vous?

  • NGS
    Abonné
    mercredi 10 mars 2010 15h49
    Rien de nouveau!
    Nous avons déjà la possibilité de commander rapidement par Amazon: soit Amazon.ca, Amazon.com (E-U), etc., dans tous les pays prévisibles--France, Angleterre, Allemangne, Japon, etc., etc. et ce depuis longtemps. Cela va occasionner des économies d'argent (peut-être) mais pas de temps. Nous avons en plus l'opportunité d'acheter des livres d'occasion très raisonnables par Amazon. Qui ne le savait pas mise à part les libraires?!

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