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L'auteure Madeleine Ferron est décédée à Québec à l’âge de 87 ans

La Presse canadienne   28 février 2010 08h59  Livres

À retenir

    La femme de lettres, Madeleine Ferron est décédée des suites de la maladie d’Alzheimer, samedi, à Québec, à l’âge de 87 ans.
La nouvelle a été confirmée par son fils, l’ex-ministre péquiste de l’Environnement David Cliche, en entrevue au Soleil, samedi soir.

L’auteure qui était la soeur de l’écrivain et politicien Jacques Ferron et de la peintre Marcelle Ferron, tous deux décédés, avait reçu plusieurs prix soulignant son oeuvre. Elle était chevalier de l’Ordre national du Québec et avait reçu des prix littéraires dont celui de la Ville de Montréal et le prix France-Québec.
 
Elle a été l’épouse de l’avocat Robert Cliche qui avait présidé la Commission d’enquête sur la violence et la corruption dans l’industrie de la construction au Québec en 1974. Son mari est décédé en 1978.

«Les Beaucerons, ces insoumis»
Madeleine Ferron était née le 24 juillet 1922, à Louiseville, dans le Centre du Québec. Elle a été auditrice libre à l’Université de Montréal en lettres et en ethnographie à l’Université Laval. Avec son mari Robert Cliche, elle a écrit, en 1972, un essai ethnographique «Quand le peuple fait la loi» et, en 1974, «Les Beaucerons, ces insoumis».
 
L’écrivaine a publié, en 1966, un  premier recueil de contes: «Coeur de Sucre» et, en 1971, paraît son premier roman «La fin des loups-garous» et son deuxième roman intitulé «Le Baron écarlate.» En 1977, elle publie «Le Chemin des Dames».
 
En 1982, elle a écrit un roman historique «Sur le Chemin Craig» portant sur le chemin créé au début du XIXe siècle à l’instigation du gouverneur James Henry Craig et qui devait relier la ville de Québec aux Etats-Unis afin de favoriser la colonisation des Cantons-de-l’Est. Auteure de nombreux articles pour des revues, magazines et journaux, elle a, entre autres, été chargée de la chronique sur le patrimoine dans la revue Châtelaine en 1980.
 
Madeleine Ferron était engagée dans la vie culturelle et sociale du Québec. En 1979, elle a été nommée présidente de la Fondation Robert-Cliche pour la protection du patrimoine des Beaucerons.

Marie-Paule Villeneuve - La Presse canadienne
 
 
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