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L'affaire ECR

Louis Cornellier   24 décembre 2009  Livres

À retenir

    • Le cours Éthique et culture religieuse: transmission de connaissances ou endoctrinement?
    • Joëlle Quérin
    • Institut de recherche sur le Québec
    • Montréal, 2009, 29 pages

    • Plaidoyer pour Benoît XVI
    • Guy Baret
    • Éditions Alphée et Jean-Paul Bertrand
    • Monaco, 2009, 254 pages
Le cours Éthique et culture religieuse (ECR) et, par association, notre collègue Georges Leroux ont été l'objet, depuis quelques semaines, d'attaques assez virulentes. C'est une étude de la sociologue Joëlle Quérin qui a remis le feu aux poudres en accusant ce cours d'endoctriner les enfants en leur imposant d'être favorables aux accommodements raisonnables et de mettre en avant des «aspects dénationalisants [...] sur le plan identitaire». Christian Rioux, dans Le Devoir du 18 décembre dernier, en rajoutait dans le même sens.

Plus surprenante, peut-être, est l'attaque que réserve le journaliste français de droite Guy Baret au même cours. Dans un essai intitulé Plaidoyer pour Benoît XVI, Baret défend les positions du pape au sujet du préservatif, de l'avortement, du retour de la messe en latin et de la levée de l'excommunication des évêques intégristes. Écrivain conservateur énergique et doté d'un certain sens de l'humour, Baret conclut son ouvrage, très contestable mais néanmoins intéressant, en déplorant la montée de l'ignorance religieuse, qui menacerait la démocratie. «Car la culture religieuse, écrit-il, en permettant d'entrer dans les raisons de l'autre, empêche de ne le voir qu'à travers le prisme déformant de sa propre conception du monde ou de sa morale, assimilant ainsi ce que l'autre est à ce qu'il pense. De ce fait, la personne à respecter en tant que telle disparaît, elle s'efface au profit de l'adversaire à abattre. Si ce que je défends est le bien qu'il faut répandre, l'adversaire ne peut être que le mal que je dois endiguer. Dès lors la violence, fût-elle seulement verbale, dans un premier temps, n'est plus loin.»

Cette citation résume, d'une certaine façon, l'esprit du cours ECR et pourrait avoir été écrite par Georges Leroux. Or, surprise, quelques pages plus loin, Baret utilise le cours ECR, un «système» dont «l'inventeur» serait «un certain Georges Leroux», comme exemple d'une attaque contre la culture religieuse! Baret prétend même, faussement, que la «loi» ECR interdirait l'enseignement religieux dans les écoles confessionnelles, imposerait une religion d'État «humaniste» au Québec et viserait à abolir le pluralisme religieux au nom du pluralisme. Il présente le cours ECR comme anticatholique, favorable aux accommodements religieux envers les seules minorités (il cite incorrectement le cas des vitres givrées du YMCA) et range Georges Leroux dans le camp des «nouveaux athées» militants à la Richard Dawkins. Faut-il comprendre que, pour Baret, combattre l'ignorance religieuse se résume à «catéchiser les élèves catholiques dans les écoles catholiques»? Que devient, alors, la belle volonté «d'entrer dans les raisons de l'autre», d'abord exprimée par le défenseur du pape?


Sur le même pied?

Après cette parenthèse qui nous rappelle qu'il faut toujours se méfier des Français à l'heure de penser le Québec, revenons à nos moutons. Au nom du pluralisme, qui ne serait que l'autre nom du multiculturalisme, le cours ECR met-il vraiment toutes les traditions religieuses sur le même pied? Dans son essai Éthique, culture religieuse et dialogue (Fides, 2007), Leroux écrit noir sur blanc que le programme reconnaît le catholicisme comme «la tradition religieuse de référence au Québec, et en l'associant au protestantisme, au judaïsme et aux spiritualités des peuples autochtones, il en fait le patrimoine offert au premier chef à l'effort de compréhension».

Rioux et Quérin en veulent aussi à l'affirmation de Leroux selon laquelle il faut «inculquer le respect absolu de toute position religieuse». L'excision et la polygamie, écrit Rioux, ne sont pas respectables. Or Leroux ne dit pas le contraire puisqu'il est clair, selon lui, que toutes les positions en dialogue doivent respecter la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, qui «est au coeur de notre identité». Aussi, il est inexact d'affirmer, comme le fait Rioux, que le cours ECR prône «de façon irresponsable le respect de tous les phénomènes religieux sans distinction».

Rioux ajoute que les concepteurs du cours ECR «n'ont jamais été capables de démontrer la nécessité d'un cours à part». Dans son essai, Leroux écrit que «le savoir moral et religieux est constitutif du langage même de notre identité et de notre expérience la plus actuelle, il est la condition fondamentale de notre compréhension de nous-mêmes autant que la condition de notre accès à l'autre». Il ajoute que «l'histoire nous enseigne en effet que ce savoir est précaire, fragile et même périssable, elle nous enseigne aussi que ce savoir est indispensable dans le processus même de la formation». L'argument, sauf à décréter toute culture religieuse inutile, voire nuisible, ce qui n'est pas la position de Rioux, porte.


Endoctrinement?

Qu'en est-il, enfin, de l'accusation d'endoctrinement formulée par Quérin? Y a-t-il un sens à parler d'endoctrinement au sujet d'un programme qui veut inculquer aux élèves la pratique du dialogue entre des conceptions religieuses et morales qui respectent la Charte québécoise des droits et libertés de la personne? Peut-on, moralement et logiquement, qualifier d'endoctrinement une démarche qui vise la reconnaissance de l'autre et le dialogue avec lui dans le respect d'une culture éthique partagée? Que veulent, au juste, les adversaires de ce programme qui se réclament d'une critique nationale? Accorder la priorité au patrimoine religieux majoritaire au Québec? C'est déjà le cas. Gommer les autres traditions? Voilà qui serait antidémocratique et pas très pédagogique.

Au lieu de faire peser sur le cours ECR et sur ses concepteurs toutes sortes de soupçons injustifiés, les Quérin, Rioux et autres Bock-Côté devraient saluer cette innovation pédagogique québécoise qui reconnaît la valeur de notre patrimoine religieux, le pluralisme de la société québécoise actuelle et forme les citoyens de demain à une saine pratique du dialogue substantiel qui, selon Larouche, Leroux, Proulx et Rousseau, «promeut la construction commune d'un "vivre-ensemble" au sein d'une culture partagée».

louisco@sympatico.ca
 
 
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  • Claude Lize
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 00h59
    La Charte québécoise: une religion?
    Si la Charte québécoise devient la mesure permettant d'identifier les religions 'dignes' de faire l'objet d'un dialogue à l'école, je me demande bien de quelles religions on pourra parler! Prenons seulement le cas de l'égalité de l'homme et de la femme. La religon catholique passerait-elle le test de la Charte? Les femmes sont exclues de TOUTES les fonctions consacrées ministérielles! Si le cours ECR a pour but de faire connaître les pratiques religieuses et d'en discuter, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas question de l'excision, par exemple. À vouloir éviter d'aborder les questions litigieuses ou même les pratiques condamnables reliées aux religions, on renonce à exercer son esprit critique, on cache ce qui ne fait pas notre affaire, et on fait la promotion du phénomène religieux en en cachant les vicissitudes. Vivement, une charte de la laicité!

  • M Dubois
    Inscrite
    jeudi 24 décembre 2009 03h40
    Le Québec paradoxal
    Le Québec a choisi de déconfessionnaliser les écoles, de ne plus y enseigner la religion. Et pour bien montrer qu'on vit maintenant sous le régime de la
    laicité on y enseigne maintenant toutes les religions. Voyez-vous la contradiction ?
    M. Leroux affirme que le prograzmme ECR est conçu pour ouvrir les Québécois à la diversité culturelle des nouveaux arrivants. Or, nous n'accueillons pas des religions mais des cultures. Les religions sont des idéologies, des systèmes de croyances que nous ont tous plus ou moins imposés nos parents et que nous avons tous plus ou moins remis en question ou adoptés. Les humains ont inventé la religion pour s'expliquer le monde mais ils ont aussi inventé le langage, la technologie, etc. La religion n'est donc qu'une infime partie de la culture qui nous a façonné. Et comme toutes les idéologies elles peuvent s'estomper. Vous souvenez-vous du communisme ? Et du catholicisme ?

    Ce cours est donc une fausse représentation de la laicité parce qu'il porte un accent trop important sur une partie infime de la culture plutot que la culture elle-meme. Mais plus grave, il attisera la compétition entre les religions comme le montre les réactions depuis son entrée en vigueur. A quand une vraie ouverture culturelle sur le monde ? Pas le multiculturalisme qui en affirmant que toutes les cultures se valent situent l'objet d'étude au mauvais endroit. Il en est de la diversité culturelle comme de la diversité biologique. Qui a parlé de choisir l'animal le meilleur ? La vie pour se développer a choisi plusieurs voies dont la compétition, parfois la coopération et aussi la diversité. Enfin, si on accepte que la religion est une idéologie, on peut la remettre en question y compris leur nécessité.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 07h06
    Retour aux années '50
    Tout ce que j'entends comme critiques des cours d'éthique et de culture religieuse me rappelle ce que notre bon curé nous répétait assez fréquemment en chaire. "Vous n'êtes pas obligés de fréquenter ni même de parler aux protestants, si vous en voyez un venir sur le trottoir de votre côté de la rue, vous n'avez qu'à changer de côté." Ceci en plus de l'interdiction stricte de pénétrer dans un temple protestant que dans les Cantons de l'Est on appelait des "Mitaines protestantes". (Le mot meeting était devenu "mitaines")
    Je sais que ce n'est pas facile de croire ce verbatim, mais je sais que je peut trouver encore aujourd'hui quelques témoins de cette époque.

    Je suis d'accord avec Louis Cornellier quand il écrit "qu'il faut toujurs se méfier des Français à l'heure de penser le Québec". J'ajouterais qu'il faut également se méfier des thèses de Christian Rioux qui me semble plus Français que certains Français.

  • Chantal Boucher
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 08h52
    Joyeux Noël M. Cornellier
    Merci de remettre les pendules à l'heure. Pourquoi avoir peur de l'autre? Si on connaît mieux notre voisin qui pratique une religion x ou y, au lieu, comme vous le citez, en le regardant "seulement à travers un prisme" trop étroit, on arrêtera d'en avoir peur et, peut-être à ce moment, on assumera ce que nous sommes, avec nos racines, notre histoire ...et nous ne serons pas gênés de se souhaiter Joyeux Noël; on n'aura jamais idée de se souhaiter "joyeux décembre"...
    Joyeux Noël M. Cornellier et merci pour vos analyses toujours très pertinentes.

  • Rémi Bourget
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 10h37
    Bravo et merci pour cet article
    Je n'ai rien de plus à ajouter, vous avez tout dit. Merci de remettre les pendules à l'heure... Quant à la "vaste" étude parue sur le cour ECR, je l'ai lu et il s'agit d'un véritable torchon sans aucune rigueur intellectuelle. Tous les postulats de base du genre "les accomodemments raisonnables empêchent les immigrants de s'intégrer" et "le programme ECR vise l'endoctrinnement des élèves au multiculturalisme" ne sont jamais démontrés, mais ne sont plutôt qu'affirmés comme des grandes vérités... comme un dogme, ou une religion...

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 10h48
    L'irrationnel n'a pas sa place à l'école
    Comme c’est rassurant de se savoir attaquer par des partisans de droite comme de gauche. Cela rassure, on se convainc même d’être sur le droit chemin…

    Toutes les religions sont fondées sur une «révélation», dont les racines historiques sont pour le moins sont mythiques. Où sont les fondements scientifiques à l’irrationnel?

    Si encore ce cours proposait aux étudiants un apprentissage à une libre-pensée, à un esprit critique face aux absurdités de l’existence, passe encore!

    Sous des dehors «accommodants» envers tous et chacun, on moralise les jeunes à une pensée «ésotérique» qui n’a pas sa place à l’école publique. Si les communautés religieuses ou ethniques le désirent, ils n’ont qu’à mettre sur pied et à leur propre frais des classes du samedi pour leur propre communauté.

  • Jean Laberge
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 12h48
    ECR
    Les intentions libérales du programme ECR sont louables. Qui souhaitent ne pas connaître et reconnaître les différences religieuses et culturelles? Mais on part toujours d'une vision du monde. Même le penseur libéral part d'une vision du monde, celle de la Charte des droits. En prétendant s'ouvrir au «pluralisme raisonnable», il se trompe et nous trompe. Il est tout à fait légitime de partir d'une vision du monde, dans la mesure où on l'affiche clairement, et de chercher ensuite à connaître et reconnaître l'autre.Le mensonge libéral consiste à s'afficher neutre. C'est ce qu'il faut dénoncer. À regret, vous êtes tombé dans le piège.

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 24 décembre 2009 12h52
    L'objet du litige
    L'objet du litige me semble se situer dans cette affirmation de Georges Leroux: «le savoir moral et religieux est constitutif du langage même de notre identité et de
    notre expérience la plus actuelle, il est la condition fondamentale de notre compréhension de nous-mêmes autant que la condition de notre accès à l'autre».

    Peut-être vrai pour le savoir moral mais qu'en est-il du savoir religieux dans une société laïque?

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 13h05
    In medio virtus stat
    Vu que le cours d'ÉCR rassemble contre lui tant les tenants de la laïcité (qui répugnent à ce qu'on enseigne les religions à l'école) que ceux des religions (qui refusent qu'on les mettent toutes sur le même pied), peut-être ses défenseurs ont-ils raison!
    Joyeux Noël (oups!) à tous.

  • Andrew Savage
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 13h33
    Éthique et culture religieuse : le mystère…

    Au fondement de tout ça, il y a le bien et le mal. L’éthique, la culture religieuse ne sont que des titres, et au mieux l’enseignement du bien et du mal selon diverses perspectives.

    Mais, comme le bien et le mal sont des mystères, les cours portant sur ces questions ne peuvent rien enseigner, sinon que le mystère. Enseigner le mystère : mystérieux cours.

    Il serait plus simple de l’appeler cours sur un des mystères de la vie, de la vie sociale : le bien et le mal.

    Et il est présomptueux de croire que l’on puisse enseigner quoique ce soit en cette matière. La vie s’en charge. Le reste appartient à la famille et à l’entourage. La bureaucratisation ici est un truc pour faire du fric. Au pire, pour aplatir.

    Il serait plus simple de dire que des fonctionnaires ont trouvé une autre passe pour conserver des emplois à des professeurs dépassés. De l’argent perdu. Pas pour la Caisse de Dépôt…

    Du corporatisme déguisé. Ah la la la la la la !

    Joyeux bordel à tous.

  • Stéphane Martineau
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 14h44
    ECR
    Je ne suis pas de ceux qui criitiquent fortement le programme ECR mais je ne suis de ceux qui le défendent absolument non plus. Je n'ai pas d'opinion ? Non ! Plutôt, je pense que ECR n'est pas le démon que ses détracteurs veulent dépeindre. Mais, aussi, je crois que par l'ECR on a raté une belle occasion d'élaborer à la place un programme sur l'éthique et la culture (inspiré de la sociologie, de l'anthropologie et de la philosophie), un programme où la religion aurait , certes, une place importante comme phénomène culturel mais ne prendrait pas toute la place (car dans ECR, on a l'impression que le E - éthique - est fortement réduit à ce que les religions en ont fait et en disent) ....Assumer notre héritage culturel pluriel, s'ouvrir à celui des autres, en parlant religions bient entendu mais en parlant aussi des autres dimensions culturelles qui font que nous sommes ce que nous sommes.

  • Dane Kennedy-Tremblay
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 16h00
    Citation
    La religion n'est autre chose que l'ombre portée de l'univers sur l'intelligence humaine.

    Victor Hugo

  • Andrew Savage
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 17h02
    L'AFFAIRE, OUI, L'AFFAIRE...

    Vous avez raison de dire «l’affaire ECR», parce que il s’agit bien d’un affaire, d’une «business».

    Quand vous aurez compris que ce qui intéresse la classe politique, ce ne sont pas les contenus des cours, mais les cotisations des enseignants, vous commencerez à comprendre les dérives du système d’éducation québécois.

    Il n’y a pas tellement d’autres explications rationnelles aux singeries qui durent depuis l’origine de ce montage.

    S’instruire c’est enrichir la Caisse de dépôt ; et qui contrôle la Caisse ?

    Le reste : la pédagogie, l’éthique tout ce que vous voudrez est un conte de Noël.

    Au lieu de faire de la métaphysique, regarder autour de vous.

  • flanc@sympatico.ca
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 19h56
    Les superstitions n'ont pas leur place dans l'école publique
    Georges Leroux (cité par Cornellier) décrète que «le savoir moral et religieux est constitutif du langage même de notre identité et de notre expérience la plus actuelle, il est la condition fondamentale de notre compréhension de nous-mêmes autant que la condition de notre accès à l'autre». Mais ou a-t-il pris ça? Et si on n'a pas besoin du «savoir religieux» pour se comprendre? Si mes enfants et moi, nous croyons que ce n'est pas le rôle de l'État de répandre le savoir religieux, ni aucune autre superstition? Et Cornellier, apôtre de l'ouverture à l'autre, qui ajoute : «il faut toujours se méfier des Français à l'heure de penser le Québec". Édifiant!

  • Robert Labonte
    Inscrit
    vendredi 25 décembre 2009 12h26
    Enfin un article clair, posé et objectif
    Rien à ajouter, sinon que je suis heureux de constater que tous n'ont pas perdu la raison.

  • Michel Levy
    Abonné
    samedi 26 décembre 2009 12h09
    No comment
    (...) Après cette parenthèse qui nous rappelle qu'il faut toujours se méfier des Français à l'heure de penser le Québec (...)

    Et la tolérance, c'est pour les autres... d'ailleurs, il y a des maisons pour ça!

    TOUTE généralisation effectuée sur la base de la nationalité, de la religion, de la race, du sexe, etc., etc. constitue, a minima, une belle connerie et possiblement une source de danger.

    Moi qui suis Québécois et Français, je ne me méfie absolument pas de ce que les uns disent sur les autres, au contraire j'y vois une source d'enrichissement de l'analyse par un œil extérieur et parfois plus objectif. Les Français seraient bien inspirés d'écouter ce que les autres, et notamment ceux qui partagent leur langue et une très grande partie de leur culture, ont à dire d'eux; et réciproquement.

    Sur le fond, ma position se rapproche plutôt de celle de Christian Rioux, même si un certain nombre de vos remarques sont fort pertinentes.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 26 décembre 2009 18h19
    Pendant ONZE (11) ANS ! ...
    Il y a lieu de réévaluer la pertinence du cours d'éthique et de culture religieuse pendant les six ans de primaire et les cinq ans de secondaire.

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    samedi 26 décembre 2009 23h13
    Je crois que le point de vue des opposants est mal compris
    Les parents qui s'opposent à ce cours ECR pour leurs enfants ont des convictions et des valeurs spirituelles que ce cours relativise. Et ils tiennent à transmettre ces valeurs à leurs enfants, et considèrent donc ce cours comme un obstacle à leurs convictions.

    Ces gens ne sont pas pour la plupart de la tradition catholique mais de la branche évangélique protestatnte (franco-protestant). Et les Québécois comprennent mal ces gens qui n'appartiennent pas à la tradition catholique et qui parfois se sont battus pour qu'il en soit ainsi afin que les catholiques respectent leurs convictions, ce qui n'est pas acquis...

    Ces gens savent rrès bien que la liberté religieuse n'est pas acquise au Québec.
    En plus, ils se font imposer un cours obligatoire par l'État...

    Si au moins on leur donnait un droit d'option ou de dispense...

  • François Giguère
    Abonné
    dimanche 27 décembre 2009 10h24
    J'ai besoin qu'on me parle de la préparation des enseignants chargés de dispenser ce cours
    Il y a ceux qui sont contre le cours de ECR parce qu'ils considèrent que les contenus de celui-ci sont trop religieux. Et il y a ceux qui trouvent que le cours en question est une sorte de mélangeur grossier destiné à faire disparaître les cultures religieuses en les vidant de leur transcendance et les laminant sous le rouleau-compresseur d'une laïcité à configuration d'athéisme.

    Je suis personnellemt un catholique croyant et pratiquant. Je n'ai pas peur que le cours de ECR soit trop religieux ou propagateur d'athéisme.Qu'il enseigne vraiment à nos enfants (petits-enfants) l'éthique et la culture religieuse, profondément, substantiellement, et qu'il les entraîne au dialogue inter-religieux intelligent et robuste, c'est plutôt extra-ordinaire comme perspective. Mais si j'en juge par ce qu'ont été les cours d'enseignemet.religieux à l'école, ce qu'il faut craindre le plus du cours en "litige" est son embourbement dans l'insignifiance.

    J'ai de la misère à iconcevoir que des "tiers", à moins d'être des Fernand Dumont, pourront, dans un univers pédagogique paramétré de laïcité et d'incroyance méthodologique, enseigner véritablement, subtance, prinicipes et expériences à l'appui, le culture authentique des différentes religions. Comment, par exemple, un prof. incroyant qui hier enseignait la culture physique peut-il commenter l'expérience d'Abraham?.

    Le philosophe Jacques Maritain disait qu'il fallait distinguer pour unir. Comment imaginer un dialogue inter-religieux entre des enfants qui ne connaissent pas l''abc de leurs religion respective?

    Je suis personnellement en faveur du cours de ECR, mais j'ai besoin que ma conviction soit renforcée. Et le principal argumentaire à l'appui de ce renforcement serait qu'on me parle de la préparation des enseignants chargés de dispenser ce cours.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 27 décembre 2009 11h09
    Houra! Pas d'extémistes ici!
    Ouf... ça repose.

    Pour ma part, je crois qu'au primaire on devrait enseigner une morale humaniste, et surtout un art de vivre ensemble indépendant du facteur religieux. Après, s'il faut parler religion, je serais pour une histoire des religions (incluant le culturel) tant en ce qui concerne meilleur que le pire, mais aussi de l'athéisme et de la laïcité. Avec prépondérance d'aucune religion (la place des religions dans l'histoire du Québec devrait être abordé dans un cours d'histoire, à condition qu'il y en ait un digne de ce nom... ).

    Mais n'oublions surtout pas qu'à l'origine du ÉCR, il y a LE COMITÉ DES AFFAIRES RELIGIEUSES du ministère, ce qui en dit long sur l'orientation de la chose...

    Je crois aussi qu'en région, les catholiques s'opposent à ce cours étant donné qu'eux-mêmes, comme tous les Québécois de même obédience, n'ont pas su transmettre leur foi imprécise et vacillante à leur progéniture. Ils comptent donc sur un État dont ils savent qu'il est tout sauf laïc, pour le faire à leur place, mais à l'exclusion des autres religions, ou alors pas du tout, ce qui est aussi un bonne option: il y a tellement d'autres choses à apprendre, plus importantes et utiles.

    Quant à Michel Gaudette, qui affirme que la liberté religieuse au Québec n'est pas acquise... puisque la laïcité l'est encore moins, qu'en conclure?

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    dimanche 27 décembre 2009 16h24
    ECR , autre précision
    Il faut souligner que la contestation judiciare de ce cours est venue principalement de parents franco-protestants.

    Ils ne veulent en aucune façon de ce cours qui relativise les convictions spirituelles qu'ils veulent transmettre à leurs enfants.

    Si au moins, le cours était optionnel, on pourrait croire qu'il respecte la liberté religieuse des franco-protestants.

    Au contraire, on leur impose un cours obligatoire en ce sens...

    Les franco-protestants sont habitués à se faire bafouer dans leur liberté religieuse par l'Église de Rome et ses acolytes...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 27 décembre 2009 22h28
    À Michel Gaudette
    Vous avez sûrement raison. Un documentaire historique sur Champlain, réalisé pour le 400e de Québec, mais qui passe assez souvent, montre bien qu"à l'origine la religion protestante faisait partie de la fondation de la Nouvelle-France, mais ces faits on été glissés sous le tapis par l'église catholique qui contrôlait l'éducation. Comme quoi on en a toujours à apprendre...

    C'est pour ça qu'on ne peut passer à côté d'une vraie histoire du Québec,

  • Jean de Cuir
    Abonné
    dimanche 27 décembre 2009 23h13
    Cours d`histoire?
    “Dans son essai, Leroux écrit que «le savoir moral et religieux est constitutif du langage même de notre identité et de notre expérience la plus actuelle, il est la condition fondamentale de notre compréhension de nous-mêmes autant que la condition de notre accès à l'autre».
    Premièrement, il me semble que le savoir moral et le religieux sont des savoirs (sic) dictincts. Deuxièmement, est-ce que le savoir religieux est un savoir du même type que le savoir moral?
    “Y a-t-il un sens à parler d'endoctrinement au sujet d'un programme qui veut inculquer aux élèves la pratique du dialogue entre des conceptions religieuses et morales qui respectent la Charte québécoise des droits et libertés de la personne?” Inculquer? Des conceptions religieuses et morales qui respectent la Charte? Mais qui donc va décider cela? Comment peut-il y avoir dialogue entre des conceptions dogmatiques différentes? Comment des conceptions religieuses qui pour toutes celles que je connais supposent que la liberté de la personne n’ est pas souveraine puisqu’elle est essentiellement limitée par une conception du monde régie par un ou des êtres transcendants et indisputable, quoiqu ‘interprétable et, de plus, médiatisée par une cléricature. Il n’ y a pas de liberté de penser dans une religion. Donc, la Charte permet la liberté de ne pas être libre !!!
    Le moral ou l’éthique se fonde dans la raison, la capacité de la personne souveraine de penser. Que le religieux recèle en ses discours des normes morales signifie que l’ on a cherché à régir la conduite humaine en liant les interdits et obligations à un pouvoir supérieur ou autre, soit transcendant ou immanent. Cependant, depuis la conquête du pouvoir humain par le pouvoir humain, le peuple qui prend le pouvoir de déterminer son identité et son destin, c’est la personne en tant que souveraine, qui est libre de penser, d’agir, de faire, de créer. Le discours religieux sur le monde est de l’ ordre du mythe, une création imaginaire. Il y en eut des milliers dans l’ histoire de la dite humanité. Qui donc décide de la suprématie de l’une sur l’ autre? Ou est-ce par la force que dieu est Dieu?
    Essentiellement, il s’ agirait dans un cours sur les religions, de bien faire l’ histoire des religions -- et cela, c’ est selon les normes de toute histoire; ces normes sont régies par la communauté des historiens et sont en constante négociation. L’ abordage de ce phénomène religieux par l’ histoire est déjà un apprentissage critique ou un regard critique sur la condition humaine. Et n’ est-ce pas le sens de toute formation, que d’ initier à l’ esprit critique. Ce qui de fait peut introduire à un dialogue entre personnes qui pensent et demeurent ouverts à découvrir. Certes on y apprendra les quêtes, les acquis, les dérapages et le fait que les humains sont en recherche, toujours, d’un meilleur être et que le fondement de cette recherche ce n’ est pas telle ou telle religion -- quoique toutes ont certes un apport -- mais bien la capacité de penser, d’ imaginer et de créer des personnes. Le vivre ensemble émane de la souveraineté des personnes de choisir avec sens critique leurs valeurs. Or, pour ce faire il importe de négocier. Et pour négocier d’ être en recherche et non enfermer dans une dogmatique!
    Je suis d’ accord avec C.Lize, certainement pas avec M. G. Paquet, La phrase se méfier des français à l’ heure de penser le Québec : disons que se méfier c’ est être sur ses gardes, une ouverture toute de suspicion. Édifiant en effet!

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 28 décembre 2009 07h17
    Les guerres les plus cruelles...
    Les guerres de religiions, c'est à dire les guerres pour la domination d'une religion sur les autres,(au moyen âge) et pour l'élimination des tenant d'une religion particulière (la Shoa) ont été les plus cruelles. Il me parait donc essentiel de connaître et de respecter les religions qui sont pratiquées par d'autres afin que plus personne ne croit qu'il n'y a point de salut hors de sa religion à lui. Pour éviter surtout la tentation de placer ses semblables dans la situation du "croit ou meurt".

    Comme on ferait pour s'assurer de la qualité des produits qu'on nous offre, il faut être vigilant. Surtout quand l'"opium du peuple" est en vente libre.

  • Philippe Landry
    Inscrit
    lundi 28 décembre 2009 14h48
    Les Québécois ont choisit le multiculturalisme.
    Je pense comme beaucoup de progressistes que les religions ne devraient avoir aucun droit de cité dans l'espace public, encore moins à l'école (sauf au sein de cours d'histoire). Malheureusement, les Québécois en ont décidé autrementen portant les libéraux au pouvoir de façon majoritaire, adoptant de facto les valeurs traditionnelles canadiennes comme le bilinguisme et le multiculturalisme (une forme de racisme érigé en système: le petit haïtien de Montréal Nord à-t-il les mêmes chances dans la vie que le petit protestant de Westmount?). Pire encore, cette situation n'est pas en passe de disparaître par enchantement: il est mathématiquement impossible que le parti québécois - ou tout autre parti de gauche - prenne le pouvoir aux prochaines élections. C'est pourquoi il est du devoir de chaque citoyen progressiste de cesser lutter contre les choix démocratique de la société québécoise pour se tourner vers l'action politique concertée: la gauche doit se reprendre en main et s'unir malgré les différence idéologiques mineures qui séparent chaque parti, sous peine d'assister au long déclin de l'identité québécoise et des valeurs qu'elle incarne dont la laïcité, le progressisme, la justice sociale et la survit de la langue française.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    lundi 28 décembre 2009 15h31
    À Céline Massicotte
    Je suis d'accord avec vous.

    La vraie histoire du Québec reste à écrire.

    J'ai moi-même produit une recherche intitulée "Guerres de religion d'ici" démontrant l'absence de libertés religieuses au Québec. L'Église de Rome a été mesquine et malsaine à ce niveau.

    Je connais des Dufour et Sait-Hilaire qui ont dû fréquenter le high school pace que non-catholiques...

    Nous avons eu droit à une historiographie souvent à la limite du vraisemblable avec Dollard des Ormeaux et Madeleine de Verchères, etc.

    Et le clergé s'est toujours attribué le bon rôle dans notre histoire. Pourtant, quoi penser de Mgr de Laval qui a fait la chasse aux protestants au début de la colonie ?

    Et combien d'autres histoires qu'il faudrait réécrire...

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 28 décembre 2009 17h00
    Cher Jean de Cuir, vous vous trompez de cible. Ce n'est pas moi, c'est l'autre...
    Ce n'est pas moi qui ait dit le premeir qu'il fallait se méfier des Français à l'heure de penser le Québec" c'est Louis Cornellier, l'auteur de ce très intéressant texte. D'ailleurs cette méfiance ne date pas d'hier. Souvenez-vous qu'en 1967, au risque de se voir demander de quitter le Canada, le général de Gaulle nous a montré qu'on pouvait se tromper royalement. Une prédiction, ou un souhait, comme celui que vous savez, qui ne s'est pas réalisé en 43 ans, c'est à prendre avec un peu de méfiance, n'est-ce pas?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 28 décembre 2009 19h42
    À France Marcotte
    Quelle société laïque?

    Les crucifix trônent à l'assemblée nationale et dans les hôpitaux (deux dans la même chambre! à l'hôpital champlain), dans certains hôpitaux il y a des chapelles, fonctionnelles, et dans tous les hôpitaux des aumôniers qui cherchent des âmes à sauver ou à reconvertir (l'Hôpital juif de Montréal a sûrement ses rabins). Au ministère responsable du ÉCR, il y a un Comité des affaires religeuses (!), qui peaufinait ce projet depuis... une décennie peut-être?

    Alors je repose la question: de quelle société laïque parlez vous donc? De la Turquie?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 29 décembre 2009 10h07
    L'Histoire et la religion
    L'une ne va pas sans l'autre.L'Histoire devrait enseigner en même temps que l'Histoire des religions et des systèmes politiques. On ne peut comprendre le sens de l'Histoire si on ne connaît pas l'Histoire des religionset des systèmes politiques, tout simplement parce que les trois sont inter-reliées, Il est impensable que les principales religions ne soient pas enseignées à nos enfants. Il faut toutefois s'assurer que ce cours ne devienne un outil de propagande ou d'endoctrinement, et ce même danger est tout aussi pertinent lorsque l'Histoire et les différents systèmes politiques sont enseignés. Quel enseignant ne sera pas tenté d'exprimer sa propre compréhension de l'Histoire pour faire valoir ses opinions personnelles.On peut difficilement empêcher ça. C'est là que les parents doivent être vigilants.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 29 décembre 2009 10h42
    Guerres de religion
    Deux petits commentaires quant à celui de M. Paquet. Quand on parle des guerres de religion, on fait surtout référence aux guerres qui ont ensanglanté l'Europe après la Réforme protestante, soit bien après le Moyen Âge (qui a été, lui, le théâtre des Croisades). Quant à la Shoah, on peut difficilement la qualifier de religieuse: le régime nazi était plutôt athée, et même les Juifs convertis ont été persécutés. Toute la justification de ces événements reposait sur un ordre soi-disant naturel entre les races, pas entre les religions.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 29 décembre 2009 21h22
    À Sylvain Auclair. Bien identifier les guerres de religion.
    Cher Monsieur Auclair,
    Il faudrait que vous revisiez votre connaissance des guerres de religions.
    La Shoa visait à éliminer les Juifs. Or être Juif, c'est appartenir à la religion juive. Les Israéliens sont les habitants de l.État d'Israel et les Juifs sont des gens qui pratiquent la religion juive.

    Les Croisades, au Moyen-Âge étaient essentiellement des guerres de religions. Il fallait faire triompher la religion catholique.

    Enfin, les États adoptaient une religion et les conflits prenaient toujours une coloration religieuse.

    Georges Paquet

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mercredi 30 décembre 2009 17h37
    On s'éloigne du problème...
    Je crois qu'il faudrait recentrer le débat...

    La principale contestation de ce cours vient de parents dont les convictions religieuses étaient comme relativisées par ce cours.

    Ces gens ne voulaient pas que ce cours donné à leurs enfants viennent entraver leurs convictions et surtout les valeurs qu'ils veulent transmettre à leurs enfants.

    Je crois que le combat de ces parents est légitime puisque l'État n'a rien à faire dans l'héritage spirituel que ces parents veulent transmettre à leurs enfants.

    Les libertés religieuses des franco-protestants doivent ici être prises en considération.

    Que ce cours devienne optionnel pourrait satisfaire ces parents.

  • s bilodeau vaillancourt
    Inscrit
    vendredi 1 janvier 2010 15h26
    le VRAI cour de ECR
    Bon je suis dans la réforme de la première vague je suis en secondaire 5 et je croit que vous idéaliser beaucoup trop se cour car vous ne savez pas se que nous fessons vraiment. ON SE TOURNE LES POUCE ! on ne fait ABSOLUMENT rien de concret. Il on installer plein d'ordinateur dans notre classe et notre professeur nous dit '' travailler'' et on s'en va sur les ordinateur et on va sur facebook et youtube.

    Sincèrement on apprend rien de tout sa, on a même pas encore parler de religion dans le cour depuis le début de l'année. alors s'il-vous-plait arrêter de capoter pour rien car on apprend rien et on fait rien

    merci et bonne journée

  • Ctr
    Inscrit
    dimanche 3 janvier 2010 00h33
    Et si on demandait aux principaux intéressés
    Pour aller à la source, j'ai demandé à mon fils de 16 ans ce qu'il pensait de ce cours. Il a répondu que c'est cool parce qu'y a rien à faire, ça repose des autres cours, mais que c'ets pas intéressant!

    Si je refère à mon expérience, les 12 ans de lavage de cerveau que j'ai subi de la part des religieuses m'ont amenée au rejet total du catholicisme. Probable que mon fils en aura tout aussi soupé du lavage de cerveau actuel. Mon fils se déclare athée depuis la tendre enfance et nous n'avons rien à y voir.

    J'esp`re qu'on va assez les écoeurer avec ça, qu'on va pouvoir un jour avoir la paix!

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    dimanche 3 janvier 2010 11h13
    À S. Bilodeau-Vaillancourt et CTR
    Vous venez frapper dans le mille, il semble en effet que ce cours d’ECR intéresse peu les jeunes. Ils se tournent les pouces en attendant que cela finisse quand ce n’est pas pour faire de pseudo «recherches» sur Twitter et Facebook pour passer le temps. Éclairant!

    Ce cours fut conçu dans la foulée de la Commission Bouchard-Taylor. C’est peu dire…D’ailleurs c’est un fait bien établi que plus on vieillit, plus on se rapproche de l’idée d’un Dieu. C’est réconfortant. Monsieur Leroux, qui n’est plus très jeune, est peut-être dépassé (comme d’ailleurs Messieurs Bouchard et Taylor qui reçu à 76 ans en 2007 le Prix Templeton pour «le progrès de la recherche dans le domaine des réalités spirituelles» [!!!].

    On ne le répétera jamais assez, la religion ne devrait pas s’enseigner à l’école. Sous des dehors «d’ouverture à l’autre» ce cours d’ECR n’est qu’une manière déguisée de ramener par en arrière ce que nous avons rejeté collectivement dans les années 60.

    Aux angoissés qui éprouvent la nécessité de se savoir assistés par l’au-delà, qu’ils louent une salle à leur frais le samedi matin et enseignent leurs croyances mais que l’on impose dans le système public, sans moyen de sortir dudit cours, ce fatras d’incongruités, là vraiment!!!

    L’école n’est un libre-service. Qu’on développe, en lieu et place de vrais connaissances qui les aideront à se bâtir une solide identité, qu’on aide les élèves et les étudiants à développer un sens critique tout à fait d’accord et souhaitable, mais de leur imposer ce devoir « d’ouverture » sous le couvert du religieux, c’est tout simplement incompréhensible aujourd’hui.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    dimanche 3 janvier 2010 12h05
    Juifs et religion
    Les Juifs sont à la fois un peuple et une religion. Mais comme même les Juifs convertis au christianisme ont été visés par le régime nazi, on ne peut pas parler ici de persécution religieuse.
    Par ailleurs, je crois que les Juifs ont constitué avant tout un peuple; le judaïsme est la religion du peuple juif, et non le contraire. Il faut se replacer dans une optique antique, où chaque peuple avait ses dieux et ses rites, où les religions étaient ethniques et non pas universalistes (comme le christianisme ou l'islam le sont).
    Et avant qu'on m'accuse d'antisémitisme, je tiens à signaler que j'ai épousé une Juive.

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 4 janvier 2010 03h40
    Épouser une Juive...
    Cher Sylvain Auclair. Si j'étais vous, je dirais que j'ai épousé une femme qui pratique la religion juive. Puisque la religion ne représente pas la totalité d'une personalité ni la totalité d'une culture, il est absolument nécessaire de mettre dabord l'accent sur la personne et ses droits. Puisqu'on peut changer de religion, il est absolument nécessaire qu'une personne ne soit pas identifiée en privé, et surtout en public, uniquement par la religion qu'elle pratique.

  • s bilodeau vaillancourt
    Inscrit
    mercredi 6 janvier 2010 18h45
    A: Rodrigue Guimont
    j'apprécie votre point de vue mais ses pas que ses pas intéressant. Ses juste qui on fait rien, et rien faire ses pas intéressant.

    Et comme je l'ai écrit plus bas, capoter pas on apprend rien et on fait rien alors il ne nous lave pas le cerveau, on apprend rien sur les autre religion sauf se qu'on sais deja (genre que les musulman leur église s'appelle une mosqué) alors arreter d'en faire un plat et préoccuper vous de vrai probleme tel que copenhaguen, la guerre en irak, la récession. mais pas sur le cour de ECR voyons !!

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 7 janvier 2010 19h35
    M. Paquet, vous êtes dans le champs!
    À moins d'être un voyant ultra lucide, comment pouvez-vous savoir que Sylvain Auclair a épousé une femme de religion juive?

    Woody Allen n'est pas pratiquant, il me semble. mais c'est un Juif parce que comme l'a si bien expliqué celui que vous tentez de confondre, il appartient au peuple Juif. Il est d'ascendance juive, bien que citoyen américain.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 8 janvier 2010 03h31
    À M. Paquet: P. s.:
    Il y a même des Juifs athées, qui adhèrent à la culture juive, et perpétuent leurs origines. En fait... nous aurions beaucoup à apprendre des Juifs...

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 10 janvier 2010 18h04
    Mme Massicotte, une religion c'est une religion...
    Si vous êtes athé, vous ne croyez pas à l'existence de Dieu. Normalement, vous ne vous intéressez plus aux religions, sauf pour des raisons ethnologiques ou historiques.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 10 janvier 2010 20h46
    Mme Massicotte, c'est vous qui êtes dans le champ...
    Je sais que M. Sylvain Auclair est le conjoint d'une femme de religion juive, parce que c'est lui qui le dit, dans son texte, un peu plus haut.

  • Eric Folot
    Inscrit
    dimanche 25 juillet 2010 14h43
    Éthique et culture religieuse - Un cours à conserver ! (suite)
    Alexis de Tocqueville affirme également : « La liberté voit dans la religion la compagne de ses luttes et de ses triomphes, le berceau de son enfance, la source divine de ses droits. Elle considère la religion comme la sauvegarde des mœurs ; les mœurs comme la garantie des lois et le gage de sa propre durée » « On ne peut donc pas dire qu’aux Etats-Unis la religion exerce une influence sur les lois ni sur le détail des opinions publiques, mais elle dirige les mœurs, et c’est en réglant la famille qu’elle travaille à régler l’État » « C'EST LE DESPOTISME QUI PEUT SE PASSER DE LA FOI, MAIS NON LA LIBERTÉ. La religion est beaucoup plus nécessaire dans la république qu’ils préconisent, que dans la monarchie qu’ils attaquent, et dans les républiques démocratiques que dans toutes les autres » (Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, Tome I, Flammarion, Paris, 1981).

    Eric Folot

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