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Les travailleurs de la forêt - L'enfer en plein air

Louis Cornellier   19 décembre 2009  Livres
Au bas de l’échelle, le travailleur sylvicole récolte le gros de l’effort et un salaire misérable.
Photo : Agence Reuters
Au bas de l’échelle, le travailleur sylvicole récolte le gros de l’effort et un salaire misérable.

À retenir

    • Le tiers-monde au fond de nos bois
    • Marie-Paule Villeneuve
    • Fides
    • Montréal, 2009, 144 pages
Ils sont environ 10 000 au Québec. Ils bossent dans les forêts éloignées du Lac-Saint-Jean, de l'Abitibi, de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de la Mauricie. Ce sont des débroussailleurs. Ils nettoient la forêt de ses «tiges» pour permettre aux jeunes plants de pousser. Ils font, selon une formule de Louis Hamelin dans son recueil Sauvages, «le travail de plein air le plus casse-cul de l'hémisphère nordique».

En 2005, quand elle a vu des hommes d'origine africaine qui poireautaient, le long de la route, au milieu d'une forêt près de Dolbeau-Mistassini, la romancière et journaliste Marie-Paule Villeneuve s'est demandé ce qu'ils faisaient là. Elle venait d'entrer dans l'univers des débroussailleurs. Quatre ans plus tard, elle nous livre le fruit de son travail d'enquête dans Le tiers-monde au fond de nos bois.

Depuis vingt ans, les compagnies forestières (notamment Domtar, Tembec et Bowater) qui opèrent sur les terres publiques du Québec doivent faire du reboisement et de l'aménagement forestier, financées par des crédits du gouvernement québécois. Elles engagent, pour ce faire, des sous-traitants qui, souvent, sous-traitent à leur tour le travail. Au bas de l'échelle, le travailleur sylvicole récolte le gros de l'effort et un salaire misérable.

Un très bon débroussailleur, nous apprend Villeneuve, nettoie environ un ou deux hectares en sept jours de travail, pour un salaire de 800 à 900$. De cette somme, toutefois, il doit soustraire ses dépenses (logement, nourriture, essence, transport). Dans la chaleur, sur un sol très instable, avec un équipement lourd et sans cesse harcelé par les mouches, ce travailleur payé au rendement, et non à l'heure, dans la plupart des cas, se tape souvent vingt semaines de cet enfer dans le seul but d'avoir droit à ses trente-deux semaines de prestations d'assurance-emploi. Le salaire obtenu par les débroussailleurs est parfois si faible que plusieurs, chiffres à l'appui, n'hésitent pas à parler de bénévolat.

Dans cet univers où les normes du travail sont rarement respectées et où la syndicalisation est extrêmement difficile — plusieurs travailleurs reconnaissent même que leurs employeurs sous-traitants feraient faillite s'ils devaient respecter des normes syndicales —, les Québécois de souche se font de plus en plus rares et sont remplacés par des travailleurs d'origines roumaine et africaine, démunis, isolés et facilement exploitables.

Marie-Paule Villeneuve a rencontré des travailleurs sylvicoles, des sous-traitants, des militants syndicaux, des fonctionnaires et quelques experts. Plusieurs de ceux-là se renvoient la balle, et peu de solutions concrètes émergent de cette enquête. Bernard Forest, de la CSN, affirme que, dans un monde idéal, les débroussailleurs seraient des employés de l'État, mais admet devoir se rabattre sur deux batailles plus modestes: l'instauration d'un salaire horaire et une syndicalisation multipatronale à la grandeur du Québec, sur le modèle du monde de la construction.

Sur le plan stylistique, Le tiers-monde au fond de nos bois n'est pas un grand livre. S'il expose bien la problématique de cet univers, il ne parvient pas vraiment à en rendre l'atmosphère infernale avec force. Aussi, l'ensemble manque d'émotion et d'intensité. La journaliste, malgré tout, fait oeuvre très utile en mettant en lumière une forme d'esclavage des temps modernes qui se pratique dans l'indifférence générale.

***

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  • mpvilleneuve@hotmail.com - Abonné
    21 décembre 2009 00 h 22
    émotion et intensité
    Un commentaire de l'auteure, peut-être suis-je la seule à avoir lu le texte.
    Ne riez pas ça arrive.
    En tous cas les débroussailleurs ne lisent pas Le Devoir.
    Pour retrouver cette émotion et cette sensibilité qui semble manquer au livre, il aurait fallu prêter attention à leur témoignage poignant.
    Mais ils le disent eux-mêmes, personne ne veut savoir ce qu'ils ont a à dire.
    Et je trouve cela malheureux.

    Marie-Paule Villeneuve
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  • Nicole Ouellette - Abonnée
    21 décembre 2009 19 h 02
    Invisibles rendus visibles
    J'ai lu le texte au complet et sans un moment d'ennui. Il y a là le constat effrayant que ces travailleuers n'intéressent personne et qu'ils le savent tellement qu'ils se désintéressent d'eux-mêmes. Il n'y a pas moyen dans les conditions qui sont les leurs de développer le moindre sentiment de leur sort collectif. On sait que l'autre subit les mêmes conditions mais comme on ne le voit pas, on ne développe aucune complicité. On se rabat sur son sort individuel: gagner assez pour avoir son assurance-chômage. Pour avoir été au courant de leur sort avant même la parution de ce livre, je sais que le patronat n'est aucunement intéressé à les voir se syndiquer. Ce n'est pas productif. Je pense que ce livre témoigne très éloquemment de leur condition enfin exposer au plus grand jour. Merci Mme Villeneuve.
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  • Gil Boucher - Abonnée
    21 décembre 2009 19 h 28
    le fond des bois
    comme je suis travailleuse sylvicole, je me suis rapidement intéressée à ce livre, la seule chose que je pourrais reprocher à ce livre, c'est d'avoir oublié les travailleurs en aménagement forestiers qui ne sont pas des débrousailleurs. Oui , oui, ceux là qui ne font même pas 20 semaines de travail car la saison de plantation n'est jamais aussi longue que cela... oui ceux là qui travaillent aussi durement, mais qui a la fin n'ont même pas assez long de prestation d'assurance emploi pour se rendre à la saison suivante.., Cependant, j'apprécie la rigueur de l'écriture. Quand, je lis ce livre, j ai l'impression d'entendre parler les principaux intervenants qui ont participer a leur façon à l'écriture de ce livre, nous pouvons constater le respect et l'écoute de l'auteur pour les gens qu'elle a rencontrés...Madame villeneuve a enfin donner la parole aux gens de la forêt.. c'est un début, un très bon début..!
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  • Gil Boucher - Abonnée
    22 décembre 2009 08 h 02
    encore moi
    je vous cite monsieur conrnellier <S'il expose bien la problématique de cet univers, il ne parvient pas vraiment à en rendre l'atmosphère infernale avec force. Aussi, l'ensemble manque d'émotion et d'intensité." je comprend de ceci exactement le contraire de ce que vous voulez dire. Comme vous ne connaissez aucunement, le climat ou tout ce qui entoure le travail en forêt
    si vous parlez d' atmosphère infernale, c'est que la lecture du livre a fait son oeuvre
    même, probablement au delà de ce que l'auteur pouvait espérer:)) Ceux qui pratique ce métier, la vive eux, cette émotion , cette intensité qui semble vous faire défaut à la lecture de ce riche document.
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  • fab savoir - Inscrit
    22 décembre 2009 08 h 05
    le tiers -monde forestier
    des centaine de personnes gagnent leur vie en faisant des travaux forestier; à la lecture du livre ont constate très vite que l'industrie forestière s'en calisse des travailleurs syvicole,
    quand le politique parle de crise forestière et de création d'emploie en forêt; on comprend que le travaille des débrousailleur n'est ni reconnu, ni assisté.
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  • Forestier Anonyme - Inscrit
    23 décembre 2009 09 h 19
    En ce temps des Fêtes, il faut se calmer le pompon...
    Le travail forestier est un travail dur, ardu, pénible, je suis d'accord.

    Le salaire d'un débroussailleur est bas et l'objectif est l'assurance-chômage, je suis d'accord.

    On s'en câlisse des travailleurs, là vous faites fausses routes.

    Il y a un comité sectoriel sur la main-d'oeuvre en aménagement forestier qui s'intéresse à la relève et aux conditions de travail.

    Il y a eu des projets de recherche sur le débroussailleurs. Il y a des chercheurs qui sont venus nous voir avec des "patentes" pour calculer la fréquence cardiaque des travailleurs. Il y a eu des changements dans la rémunération des gars récemment, je suppose grâce à cette recherche.

    Le Bureau de Normalisation du Québec a créé une norme pour certifier les entreprises sylvicoles pour vérifier si la paye des gars est conforme et s'il n'y a pas de travail au noir. La sous-traitance de la sous-traitance, c'est fini ça dans le bois.

    Oui il y a des travailleurs étrangés en forêt qui travaillent durs mais pourquoi faisons-nous pas le parallèle avec le cueilleur de concombre du Mexique qui travaille aussi dur pour le salaire minimum...

    M. Forest, mettez vos bottes et aller rencontrer les gars sur le terrain. Les gars ne veulent pas travailler à l'heure ni payer de foutu cotisation syndicale.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    25 décembre 2009 00 h 52
    Et les compagnies forestières
    Je me demande pourquoi vous portez tant d'attention à la conséquence du problème et si peu à sa cause : les compagnies forestières !

    Elles sont incompétentes du haut jusqu'en bas.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    29 décembre 2009 12 h 09
    Revenu annuel
    20 semaines @ $800.00= $16,000.00

    32 semaines @ ?$600.00=$20,200.00

    Total: $36,200.00 pour 20 semaines de travail

    moyenne: $1810.00/semaine /travail, pas si mal
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  • mpvilleneuve@hotmail.com - Abonné
    2 janvier 2010 14 h 01
    dépenses
    Bonjour M. Lafrance, vous avez oublié de compter les dépenses reliées au travail (1500 $ en partant pour s'équiper et environ 200 $ par semaine d'essence, de nourriture, de logement) et les conditions de travail qui vont avec. Mais si cela vous semble attrayant comme travail, il y a beaucoup de demandes.

    Marie-Paule
    auteure
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  • Gil Boucher - Abonnée
    2 janvier 2010 19 h 45
    assurance emploi ??
    bonjour m. Lafrance
    je ne sais pas où vous avez pris vos informations, mais je ne connais PERSONNE, qui reçoit 600$ par semaine d'assurance emploi, Il semble que vous avez la chance de ne jamais avoir à faire un budget à partir de prestations. pour votre information, le maximum à recevoir, quand on réussi à l'atteindre évidemment, est de 447$ brut par semaine. Donc moins de 800$ clair par deux semaines, je pense que cela va un peu changer vos gros calculs un peu simplistes..
    je ne sais pas ce que vous faites dans la vie, mais il semble que vous avez omis de bien vous renseigner sur les véritables conditions avant de donner VOTRE POINT DE VUE sur ce site... quand on se donne le mal de faire des calculs pour les autres , il faut au moins s'assurer de faire les bons, monsieur... et comme vous le mentionne madame Villeneuve, il y a énormément de dépenses reliés au travail en forêt. je vous invite personnellement, la prochaine saison à venir ''faire de l'argent'' avec nous puisque vous semblez penser que ce métier est très payant...
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  • Robert Gendron - Inscrit
    3 janvier 2010 10 h 12
    Ouvriers sylvicole
    Je suis débrousailleur depuis plus de 15 ans. J'ai 53 ans et j exerce mon emploi dans les forêts publiques et privées du Témiscamingue. Pour répondre à forestier anonyme, c'est vrai qu'il existe des organismes comme le comité sectoriel, le bureau de normalisation etc. cependant, ces organismes ne sont pas décisionnelles ils ne font que faire des recommandations, des constats. Nuls n'a le pouvoir de changer les lois. Le vrai pouvoir de changement face aux conditions des ouvriers sylvicoles, est entre les mains de la Ministre Normandeau et pour faire agir un Ministre ben ça prend des lobbyismes. Ces lobbyismes ce sont les entrepreneurs ou les syndicats. Personnellement, suite a la parution du livre de Madame Villeneuve, j'ai écrit à la ministre à deux reprises en novembre dernier sur les conditions des travailleurs sylvicoles. Je me suis permis d'émettre mon opinion car, en démocratie tous, ont un droit de parole. Moi non plus je suis pas d accord sur un salaire à l'heure. Je l'ai d'ailleurs mentionné dans une lettre Madame Claudette Charbonneau, Présidente de la CSN , afin d' orienter les revendications salariale sur la base suivante: garantir un minimum de 50 a 55 % du taux perçu par l employeur et de garantir un salaire indépendant du salaire de base pour les dépenses reliées à l'exercice de ce métier et aussi, apporter des améliorations fiscales pour les ouvriers sylvicoles. Combien d'emplois existent t-il au Québec dont les exigences sont de fournir TOUS les équipements (ils sont nombreux croyez-moi) et ce, à même le salaire de base. La saison dernière j'ai compilé mes factures dépenses du 18 mai au 27 novembre: un total de près de 5,000.00 $ j ai eu beaucoup de bris sur le camion, une saison dite normale joue entre 2 et 3 000.00$. Et je peux affirmer que ma prochaine saison et ce, sans avoir déjà commencé, j'aurai en partant l achat de 2 débroussailleuses. Voilà pourquoi, il est important de faire comprendre l'importance d'améliorer les conditions salariales. C'est la base de toutes les revendications à mon avis. Je ne suis pas syndiqué mais je ne ferme pas la porte a la syndicalisation non plus. Il ne faut pas oublier que la Csn a été un des rares organismes à avoir dénoncé avec force, afin de défendre les ouvriers sylvicoles du Québec.
    et pour Paul Lafrance, je peux vous assurer ne pas recevoir les 600$ par semaine dont vous faites mention. De plus, quand je termine les contrats, il y a toujours un 2 semaines de ''pénalité'' l'assurance emploi appelle cela deux semaines de carence ... vous avez omis de les compter dans vos très ''intellectuels'' calculs... Il est à remarquer que ce n'est pas notre faute que ces travaux ne puissent se faire l'hiver. Il ne faut jamais remettre en question l'importance de l'arbre pour dépolluée, et donc de l'importance de ceux qui pratique le métier de maintenir cette équilibre: LES TRAVAILLEURS SYLVICOLES
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    5 janvier 2010 15 h 08
    À Mme Villeneuve
    «Un commentaire de l'auteure, peut-être suis-je la seule à avoir lu le texte. »

    Manifestement, vous n'êtes pas la seule ! C'est d'ailleurs après avoir pris connaissance de ce texte que j'ai décidé de lire votre livre que j'ai terminé hier soir. Je vous remercie de nous avoir permis de prendre connaissance de l'exercice de cette profession méconnue et du fonctionnement des activités de reboisement et de débroussaillage.
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  • Forestier Anonyme - Inscrit
    19 janvier 2010 16 h 03
    Rectification
    À partir du 1er septembre 2010, tous les entrepreneurs devront être certifiés. C'est obligatoire et ça aura force de loi :

    http://www.bnq.qc.ca/fr/es/service.html#sylvicoles

    D'ailleurs, les entrepreneurs doivent fournir et payer les équipements de sécurité aux employés. Présentement, ce n'est peut-être pas le cas partout mais pour être certifié, il faut que cet élément soit respecté.

    Disons qu'il y aura un ménage qui va être fait dans les travaux sylvicoles et c'est tant mieux ainsi.
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  • Robert Gendron - Inscrit
    24 janvier 2010 15 h 07
    Certification
    La certification c est un pas j en convient, mais le noeud du problème c est que sa prend un salaire machine pour la debrousailleuse, indépendant du salire de base, un compte de dépense pour le pick-up,vtt et des allègements fiscaux. Dans la certification rien n est mentionné sur ces sujets qui d apres moi ,sont la base de toute les amélioratons des conditons de travail des ouvriers sylvicoles.
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  • Alain Castonguay - Abonné
    3 mars 2010 10 h 54
    Bon livre
    Je viens de terminer la lecture du livre de Marie-Paule Villeneuve.
    Tout ce qu'elle rapporte, je l'ai entendu moi-même comme journaliste ayant couvert le secteur forestier de 1994 à 2007.
    Je trouve cependant dommage que son ouvrage ait eu si peu d'échos dans les médias, même si cela ne m'étonne guère. Heureusement qu'il y a Le Devoir.
    Son livre a le mérite de souligner la bataille menée par Jean-Baptiste Mailloux et d'autres pour la valorisation du métier. Mais j'ai bien peur que cela soit une bataille perdue.
    J'ai cependant un bémol à exprimer, je connais bien l'une des sources mentionnées en fin de livre, Christian André, ancien directeur du Comité sectoriel. Même s'il reconnaît que les propos qui lui sont attribués respectent sa pensée, il assure n'avoir jamais parlé à l'auteur. Peut-être les a-t-il prononcés lors d'une allocution publique? Si tel est le cas, pourquoi ne pas le dire?
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  • Pinus - Inscrit
    10 mai 2010 13 h 05
    certification
    Je suis un débroussailleur qui lis (rarement, vrai) Le Devoir… J’ai lu l’article, les commentaires, mais pas le livre. J’ai trouvé l’article en fouillant l’Internet pour m’informer au sujet des nouvelles réglementations pour les débroussailleurs, en particulier la normalisation, la certification (remerciements au Forestier Anonyme). Quelques points :
    Les dépenses pour une saison peuvent légèrement dépasser 7000 $, surtout pour les personnes qui voyagent et travaillent seules, qui viennent de loin, comme la plupart des immigrants, par exemple de Montréal.
    J’ai entendu dire que la nouvelle certification coûterait autour de dix mille dollars pour une petite compagnie. De mon point de vue, cela sera la fin d’une pratique, car, comme moi, il y a plusieurs débroussailleurs qui sont « incorporés » (un seul employé). Il y a quelques ans, on nous a dit qu’on est mieux d’être travailleurs autonomes; après, qu’on soit incorporés. Pourquoi ces réglementations, ou surtout ces coûts…
    Les immigrants préfèrent travailler fort quelques mois pour ramasser une certaine somme, mais si on est censé de payer 10 000 dollars pour la certification, ou si on est censé d’être payé à l’heure ou comme employés, ça ne vaut plus la peine…
    Les raisons énoncées (pour la certification) me semblent fausses : on parle de combattre l’illégalité, la concurrence déloyale, le travail au noir et la sous-traitance en cascade. Je ne vois pas comment le fait d’être certifié peut changer les choses pour une personne! On travaille bien ou non, on respecte ou non les normes; qu’on est ou non certifié, c’est le contremaître qui établit si on est ou non en conformité.
    Quant à la sous-traitance en cascade… quoi faire ? Vous pensez qu’il n’y a pas des débroussailleurs qui veulent travailler pour le prix que le ministère paye ? Mais l’attribution des contrats est une chose dont on ne parle jamais; « c’est comme ça ». C’est là qu’on devrait travailler : attribuer des contrats pour de plus petites surfaces, de manière que de petites entreprises puissent obtenir de contrats directement du ministère.
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  • plein air - Inscrit
    17 mai 2010 09 h 59
    debroussailleur un job comme les autres
    Chaque journee c`est different le decors est jamais pareil
    contrairement a une job de bureau enferme entre quatre mur
    eclaire au fluorescent qui souvent est mal ventile.
    Je commence a travaille a l`heure que je veut et je fini quand je veut.
    j`ai pas a demande a mon patron a chaque fois de prendre conge.

    Pour les moustiques il y a des truc tres simple pour ne pas ce faire manger par eu c`est extrement rare dans mon cas que j`utilise du muskol pour me protege.
    evite les boisson sucres et les parfums.
    lave son linge avec des savons senteur citron de preference

    Je ne suis pas un athlete olympique a 45 ans mais respire quand meme de l`air frais a tout les jours.
    une personne sans formation va trouve le travail tres penible et
    douloureux et va ce fatiguer beaucoup plus vite en depensant inutilement de l`energie parce qu`elle ne sais pas comment travaille avec ca machine.

    J`ai vu des gens de 60 ans faire ce metier sans probleme et j`ai aussi vue des jeunes abandonne en pensant apprendre par eu meme ce travail je trouvais ca dommage.

    Comme bien des metiers on ne deviens millionnaire mais on s`arrange bien en general

    La syndicalisation de ce travail ne change pas grand chose les moustiques ne change pas la forest non plus le prix des terrains est a peu pres le meme la seule chose qui change c`est que l`on doit obligatoirement donne ca cotisation au syndicat de preference pris directement sur notre paye .

    En bref c`est une vocation comme pour le medecin sans frontieres
    ou les pompiers qui souvent risque leur vie .

    C`est un travaille comme les autres pour ceux qui aime la nature et
    on pas peur du changement.
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