Première pour la bédé québécoise
Paul entre dans la course pour les Oscar de la bande dessinée
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Michel Rabagliati, le père du sympathique personnage Paul, à l’œuvre dans son atelier.
Après la campagne, le voyage de pêche, la balade en métro et la colonie de vacances, Paul, le personnage de bande dessinée imaginé par Michel Rabagliati, s'en va... à Angoulême, en France. Paul à Québec (La Pastèque) va en effet faire son entrée aujourd'hui dans la sélection officielle du prestigieux Festival international de la bande dessinée, a appris Le Devoir. Une première pour une oeuvre d'ici qui se retrouve du coup en lice pour ces Oscar de la bande dessinée.
«C'est très excitant, a indiqué hier le père du sympathique personnage, de son studio montréalais. De loin, j'avais l'impression qu'Angoulême, c'était un cercle fermé qui ne s'intéressait pas à la bande dessinée faite au Québec. Mais finalement, ils nous ont remarqués.»
C'est aujourd'hui, à l'auditorium de la Pyramide du Louvre à Paris, que les organisateurs de cet énorme festival de la bande dessinée francophone doivent présenter la cinquantaine d'albums qui vont composer la sélection officielle du prochain Festival d'Angoulême, a indiqué au Devoir une source proche de l'organisation. L'événement va ouvrir ses portes le 28 janvier prochain dans cette ville de France. La cérémonie de remise des prix a été fixée au 31 janvier.
C'est la première fois depuis les débuts du festival en 1974 qu'un livre québécois se retrouve dans cette prestigieuse course. Paul à Québec, oeuvre intimiste et profonde sur le thème de la famille, de la maladie et de la mort, pourrait donc décrocher l'un des cinq prix Essentiels, qui annuellement forment le quintette des meilleures bandes dessinées au monde. Ces prix sont remis par un jury composé d'auteurs, de libraires et de critiques. Pour la cuvée 2010, il est présidé par Christian Hincker, alias Blutch, auteur de La Beauté et de C'était le bonheur (Futuropolis).
«Cette nomination, c'est une excellente nouvelle pour le milieu de la bande dessinée», a commenté hier Sylvain Lemay, directeur de l'École multidisciplinaire de l'image de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). «Ça confirme une certaine maturité de ce milieu, mais ça va aussi donner une autre image de la bande dessinée québécoise en France.»
Lancé en avril dernier, le dernier chapitre des aventures de Paul, encensé par la critique et les lecteurs, n'en est pas à sa «première première» en matière de reconnaissances. En novembre dernier, le bouquin a fait école en devenant la première bande dessinée en compétition pour le Grand Prix du livre de Montréal, et ce, aux côtés de L'Énigme du retour de Dany Laferrière, qui a décroché la palme.
«C'est très excitant, a indiqué hier le père du sympathique personnage, de son studio montréalais. De loin, j'avais l'impression qu'Angoulême, c'était un cercle fermé qui ne s'intéressait pas à la bande dessinée faite au Québec. Mais finalement, ils nous ont remarqués.»
C'est aujourd'hui, à l'auditorium de la Pyramide du Louvre à Paris, que les organisateurs de cet énorme festival de la bande dessinée francophone doivent présenter la cinquantaine d'albums qui vont composer la sélection officielle du prochain Festival d'Angoulême, a indiqué au Devoir une source proche de l'organisation. L'événement va ouvrir ses portes le 28 janvier prochain dans cette ville de France. La cérémonie de remise des prix a été fixée au 31 janvier.
C'est la première fois depuis les débuts du festival en 1974 qu'un livre québécois se retrouve dans cette prestigieuse course. Paul à Québec, oeuvre intimiste et profonde sur le thème de la famille, de la maladie et de la mort, pourrait donc décrocher l'un des cinq prix Essentiels, qui annuellement forment le quintette des meilleures bandes dessinées au monde. Ces prix sont remis par un jury composé d'auteurs, de libraires et de critiques. Pour la cuvée 2010, il est présidé par Christian Hincker, alias Blutch, auteur de La Beauté et de C'était le bonheur (Futuropolis).
«Cette nomination, c'est une excellente nouvelle pour le milieu de la bande dessinée», a commenté hier Sylvain Lemay, directeur de l'École multidisciplinaire de l'image de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). «Ça confirme une certaine maturité de ce milieu, mais ça va aussi donner une autre image de la bande dessinée québécoise en France.»
Lancé en avril dernier, le dernier chapitre des aventures de Paul, encensé par la critique et les lecteurs, n'en est pas à sa «première première» en matière de reconnaissances. En novembre dernier, le bouquin a fait école en devenant la première bande dessinée en compétition pour le Grand Prix du livre de Montréal, et ce, aux côtés de L'Énigme du retour de Dany Laferrière, qui a décroché la palme.
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