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Lire religieux - Mourir en chrétien

Louis Cornellier   2 novembre 2009  Livres

À retenir

    • Fraternelle souvenance, Récit d'un passage
    • Jacques Gauthier
    • Bellarmin
    • Montréal, 2009, 136 pages
En bien des milieux, au Québec comme ailleurs en Occident, on semble avoir oublié que le christianisme n'est pas d'abord une morale contraignante, mais une manière d'habiter le monde qui, sans être le seul lieu de l'homme, se nourrit d'éthique et de poésie pour expliquer l'élan humain. En faisant du récit de la mort de son beau-père croyant «une oeuvre d'art», le poète et essayiste Jacques Gauthier signe une apologétique qui est aussi un plaidoyer pour la fraternité humaine.
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  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin - Abonné
    2 novembre 2009 12 h 04
    cheminement
    Je vais aussi lire l'ouvrage Jacques Gauthier. Dans la spiritualité on parle assez souvent de "cheminement". Le commentaire de Louis Cornellier montre un cheminement plus timide, celui de Michel Lebel, un cheminement de plein coeur. Merci à tous deux.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    2 novembre 2009 14 h 38
    Mourir entouré d'humains de compassion et de respect
    Oui, terminer sa vie entourés par les humains que nous auront choisis, à cause de leur respect immense, de leur compréhension humaniste, de leur compassion à hauteur divine.

    La dignité du mourant passe par l'expression de ses choix en fin de vie et, par les autres, par le respect de cette liberté ultime.

    «Mourir» est un verbe qui tue ! «Terminer sa vie» dignement et librement est un agir de vivant, jusqu'à la fin. En lieu de dignité.

    www.yvonbureau.com
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  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin - Abonné
    2 novembre 2009 15 h 19
    dignité, compassion,@ Yvon Bureau
    La peur de nommer. On parle souvent de mourir "dignement", mourir dans la "dignité". Rarement, on précise ce que contient cette dignité. Je vois Jésus Christ crucifié, nu, la peau sanguinolente sous les blessures de la flagellation, outragé par les compatriotes et par les occupants romains; il est entouré de quelques-uns des siens: sa mère, une femme nommée Madeleine, une autre Marie femme de Salomé, un apôtre: le plus jeune: Jean. Un soldat romain sera là aussi près du gibet. Lorsque meurt le Christ, il ne peut s'empêcher de clamer: "Cet homme était le fils de Dieu". Cas extrême: Je Juste meurt pour les pécheurs. Un voleur, mis en croix lui aussi, le reconnaît: Pour nous, c'est justice, mais lui, il n'a rien fait de mal..." Il meurt quand même.
    Belle et cruelle fin de vie: "Tout est accompli" "Père, je remets mon âme entre tes mains". Mort dans l'horreur mais aussi dans la dignité incomparable. De quelle dignité Yvon Bureau nous parle-t-il ? Il ne la décrit pas. Le mot est à la mode; la façon est à trouver... apparemment. De quel côté ?
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  • Michelle Fillion - Inscrite
    3 novembre 2009 11 h 22
    passage obligé
    La mort comme la naissance, est un passage obligé.
    Mourir, entouré de l'amour des siens, me semble plus doux que mourir entouré de haine.
    Mourir est une autre naissance à quelque chose de plus grand.
    Qu'on le veuille ou non, chaque être humain passe par là...Le christianisme nous ouvre des chemins pour vivre et pour mourir dans la dignité... À chaque personne de faire ses choix.
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  • Ernesto Sanchez Cortés - Abonné
    3 novembre 2009 12 h 08
    À propos de ''Mourir dans la dignité"
    On peut dire, je crois, que ce n'est pas la maison qui honore l'homme comme, mais que c'est l'homme qui honore sa maison. Il en est ainsi de la mort dans la dignité. Je ne connais de mort plus digne que celle du Christ et la dignité de sa mort n'est nullement entamée par les circonstances ignominieuses de sa cruxifiction, car la dignité de sa mort tient uniquement à la dignité de son attitude devant la mort. Cela est vrai pour tout un chacun.
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  • Ruth Díaz - Inscrite
    3 novembre 2009 14 h 10
    Enfants rois jusqu'à la morte
    Est-ce, la dignité est-elle l'expression de ma volonté? Je ne comprends pas encore comment dans cette société la dignité peut venir d'un acte de coupure, d'abandon, de morte, car je ne veux pas dire un acte égoïste.
    Oui, faire ce que je veux... c'est la voix de l'enfant qui parle; moi J'ai une dignité qui demande une vie digne, un logement digne, et je ne demande pas que ma volonté soit faite... cela serait l'anarchie, moi je demande justice et respect. Avant la dignité faisait paire avec le respect et la reconnaissance de l'autre; telle que la justice, elle ne peut pas naître d'un acte individuel ou individualiste. Autrement dit, il n'y a pas de morte digne, sans une vie digne, et il n'y a pas de solitude dans la dignité.
    Peut-être, ces enfants-rois qui exigent la morte sont ici en solitude, sans rien, ils n'ont rien à gagner et rien à perdre, mais, c'est à nous de les faire souvenir qu'ils ne sont tous seuls et que nous, ou au moins moi, je veux une morte digne, quand le moment arrive, pas quand je le demanderai.

    Peut-être, il est le bon moment pour demander aux médecines quelle est sa responsabilité dans ce sujet. Très facile à plaider pour l'euthanasie et laisser dans les mains de ses patientes le problème causé pour son incapacité à s'arrêter, de cesser de jouer le rôle de Dieu et se croire les propriétaires de la vie et de la morte.

    Moi j'exige le droit à une vie digne, à un logement digne, à une médecine digne, à une éducation digne.

    PS. Étant donné que le français n'est pas ma langue maternelle, je m'excuse pour les erreurs dans le texte.

    R. Diaz
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  • Ernesto Sanchez Cortés - Abonné
    3 novembre 2009 16 h 37
    À propos de ''Mourir dans la dignité" (Version corrigée...)
    La précipitation est mauvaise conseillère; à preuve le texte que j'ai envoyé et qui aurait dû être le suivant:
    On peut dire, je crois, que ce n'est pas la maison qui honore l'homme, mais que c'est l'homme qui honore sa maison. Il en est ainsi de la mort dans la dignité. Je ne connais de mort plus digne que celle du Christ et la dignité de sa mort n'est nullement entamée par les circonstances ignominieuses de sa crucifixion, car la dignité de sa mort tient uniquement à la dignité de son attitude devant la mort et cela est vrai pour chacun de nous.
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  • Richard Rousseau - Inscrit
    3 novembre 2009 22 h 59
    Aide divine « magique »
    Dans les moments difficiles, comme par exemple celui de la mort, il faut savoir se libérer de tout ce mysticisme qui ne peut apporter que déception. La croyance à une aide divine « magique » risque d'en décevoir plus d'un. L'aide demandée se fera toujours attende, ne sera jamais au rendez-vous, car l'imploration divine n'est rien d'autre qu'une chimère, une fiction, une illusion, basée sur une superstition. C'est une distraction qui empêche d'avoir recours à de vraies solutions. La véritable force vient de l'intérieur et non de l'extérieur, ne repose pas sur la croyance en un être surnaturel fictif. La force intérieure de chacun est beaucoup plus efficace, car après un long entraînement de méditation, elle est toujours là, prête à nous aider instantanément.

    Certains diront : « Ça donne au moins l'espoir! ». Peut-être, mais c'est payer très cher pour si peu. En effet, pour pouvoir mourir avec l'espoir de la continuité de la vie après la mort, pour pouvoir oublier les quelques instants tragiques qui précèdent la mort, il a fallu subir, endurer pendant toute une vie l'oppression religieuse. D'abord, il a fallu subir un lavage de cerveau pendant l'enfance, endurer une éducation religieuse intensive, assister à des milliers de cérémonies religieuses plus ennuyantes les unes que les autres, construire au cours des siècles toutes ces immenses églises, découvrir avec stupéfaction toutes les horreurs, massacres et crimes commis par les religieux au cours des siècles passés, pour finalement mourir avec l'espoir de voir enfin un Dieu tout-puissant qui a pris plaisir à faire souffrir l'humanité. À bien y penser, je ne comprends pas ceux qui ont hâte de rencontrer ce Dieu diabolique. Donc, pour pouvoir s'offrir le luxe de quelques heures d'espoir avant la mort, il a fallu vivre toute cette oppression, supporter une institution qui a encouragé la violence, qui a commis tous ces crimes, qui a ramassé des richesses énormes en exploitant les pauvres, qui fait le commerce des reliques et des indulgences pour mieux contrôler l'être humain, qui encourage la discrimination des femmes, etc., etc. C'est donc payer très cher, très, très cher. À ce prix, l'espoir, je préfère m'en passer. Je préfère remplacer ça par la beauté de la continuité de la vie, sous une autre forme, quelque part dans l'univers. Abandonnons donc tous ces mysticismes inquiétants qui troublent les coeurs et qui égarent les esprits, ces dogmes et ces dévotions inutiles qui distraient les humains de la plus belle des vérités : nous sommes tous Poussière d'Étoiles et Poussière d'Étoiles nous redeviendrons!
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  • Maisonneuve - Inscrit
    5 novembre 2009 06 h 04
    En attente
    J'ai dépassé la cap des 80 ans et je vis heureux, lucide et croyant en Jésus le Christ mort et vivant de la vie en Dieu...
    Je partage mes jours avec des vieux bien vivants.
    Le temps qu'il me reste semble se rétrécir comme la lumière en cet automne, celui de ma vie.
    Je suis vivant! Quel privilège. en attendant la transformation de mon corps mortel,comme Richard Rousseau, mais autrement... et à qui je souhaite beaucoup de bonheur.
    Pierre Guay, Montréal
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