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    La saison Laferrière se poursuit

    L'écrivain remporte le Grand Prix du livre de Montréal 2009

    17 novembre 2009 |Caroline Montpetit | Livres
    Dany Laferrière a reçu hier le Grand prix du livre de Montréal 2009. A sa gauche, Catherine Mavrikakis
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Dany Laferrière a reçu hier le Grand prix du livre de Montréal 2009. A sa gauche, Catherine Mavrikakis
    Après le prix littéraire Médicis et le Grand Prix littéraire Metropolis bleu, qu'il recevra le printemps prochain, Dany Laferrière a remporté hier le Grand Prix du livre de la Ville de Montréal, qui est accompagné d'une bourse de 15 000 $, pour son livre

    L'Énigme du retour paru aux éditions du Boréal. Ce prix lui a été remis hier à l'hôtel de ville de Montréal par le maire Gérald Tremblay.

    Manifestement ému, Laferrière, qui est également en lice pour le Prix littéraire des collégiens cette année, a rappelé son attachement à Montréal, où il est arrivé à l'âge de 23 ans. «Le personnage principal de mon premier roman était le carré Saint-Louis», rappelle-t-il, tout près de l'ancien site des éditions Parti pris.

    Montréal, il dit l'avoir arpenté presque d'un bout à l'autre, avoir habité ses quartiers pauvres comme ses quartiers plus confortables, en espérant que la bourse du prix de la Ville de Montréal l'aide à atteindre des quartiers plus aisés encore... Il dit d'ailleurs que son premier roman, Comment faire l'amour à un nègre sans se fatiguer, fait désormais partie de la mythologie de la ville. «Je suis un chantre de cette ville», dit-il.

    En entrevue, Laferrière ajoute que les Haïtiens et les Québécois ont en commun d'être monomaniaques. Les premiers sont obsédés, avec raison, par la dictature, les autres sont obsédés par l'indépendance, dit-il. Un peuple est indépendant, mais dans la misère. L'autre est riche, mais dépendant. Et, dans les deux cas, les projets d'affranchissement n'aboutissent pas...

    Pour ce qui est d'écrire, il rappelle que c'est un acte de souffrance, une décision de tourner le dos à la lumière. Quant à l'éditeur, il a la tâche délicate d'encourager l'écrivain en lui disant qu'il n'a pas encore assez souffert, qu'il faut souffrir encore un peu plus pour arriver à un résultat.

    Étonnamment, c'est à Miami, où il a habité quelque temps, que Dany Laferrière a connu pour la première fois la nostalgie de l'hiver, lui qui détestait novembre parce que c'est le mois où les arbres perdent leurs feuilles, quelque chose qui rappelle la mort, dit-il. Deux de ses filles qui sont nées à Montréal, à l'hôpital Sainte-Justine, croyaient alors que Sainte-Justine était un petit village perpétuellement enneigé...

    Les autres finalistes pour le prix de la Ville de Montréal cette année étaient Monique LaRue, pour L'oeil de Marquise, Hélène Monette, pour le recueil Thérèse pour joie et orchestre, tous deux aussi publiés aux éditions du Boréal, Michael Delisle, pour Prière à blanc, publié aux éditons du Noroît, et Michel Rabagliati, pour le «roman graphique» Paul à Québec, paru aux éditions de La Pastèque.

    Le jury a pris connaissance de 500 oeuvres pour faire ce choix. Les livres soumis doivent être écrits par un auteur ou publiés par un éditeur résidant à Montréal.












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