Ces espions qui se sont installés près de chez nous
À retenir
- Ces espions venus d'ailleurs
- Enquête sur les activités d'espionnage au Canada
- Fabrice de Pierrebourg et Michel Juneau-Katsuya
- Les Éditions internationales
- Alain Stanké
- Montréal, 2009, 360 p.
- Terrorisme et antiterrorisme au Canada
- Sous la direction de Stéphane Leman-Langlois et Jean-Paul Brodeur
- Les Presses de l'Université de Montréal
- Montréal, 2009
Une trentaine de pays espionneraient le Canada sur son propre territoire, envoyant leurs agents voler des secrets industriels de nos compagnies ou surveiller les Canadiens issus de l'immigration qui critiqueraient un peu trop les régimes de leurs pays d'origine, d'après les auteurs Fabrice de Pierrebourg et Michel Juneau-Katsuya.
Selon le journaliste d'investigation Fabrice de Pierrebourg, et l'ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) Michel Juneau-Katsuya, les espions chinois sont les plus actifs. Comme cette délégation chinoise en visite dans une compagnie canadienne de haute technologie et dont certains membres ont muni leur cravate d'aimants afin de recueillir des débris métalliques devant être analysés à leur retour à Pékin, afin d'aider à percer les secrets de fabrication de la compagnie canadienne.
L'anecdote peut faire sourire. Ce qui est moins drôle, c'est que le Canada perdrait entre 20 et 30 milliards de dollars chaque année à cause de ce genre d'activité. On y apprend aussi que le légendaire gardien de but Vladislav Tretiak était une sorte d'employé des ressources humaines du KGB, aidant les Soviétiques à dénicher de futurs espions dans le monde.
Mais les grandes puissances comme la Russie ou la Chine ne sont pas les seules à envoyer leurs sbires espionner au Canada. Des pays de moindre importance comme la Tunisie auraient des agents ici, selon les auteurs. Des employés du consulat surveilleraient les activités politiques des étudiants tunisiens vivant au Québec et leur rappelleraient à l'occasion qu'il n'est pas bon de critiquer le régime du président Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987. Ces espions venus d'ailleurs préconise de mettre en place des lois plus sévères pour condamner les espions, une meilleure surveillance du territoire, et plus de réactivité de la part des autorités canadiennes.
Mythe et probabilité du terrorisme au Canada
Il n'y aurait aucun moyen de se parer contre une attaque terroriste dans le métro de Montréal, peut-on lire d'emblée dans Terrorisme et antiterrorisme au Canada.
Un attentat dans un lieu aussi facile d'accès que le métro est tout à fait possible, ceci avec très peu de moyens. « Pour plusieurs raisons, l'idée que le Canada peut prévenir les attaques terroristes est farfelue — bien qu'on puisse bien sûr se préparer aux urgences et mettre sur pied des stratégies de minimisation des dégâts et d'aide aux victimes », expliquent les auteurs.
Mais qu'on se rassure, la probabilité qu'une attaque terroriste ait lieu au Canada est « infinitésimale », selon les auteurs.
Le livre, auquel ont participé une dizaine d'universitaires sous la direction de Stéphane Leman-Langlois et Jean-Paul Brodeur, explique pourquoi, en balayant nombre d'idées préconçues au sujet du terrorisme. Les auteurs dénoncent ce qu'ils appellent les jugement de valeurs et la mythologie qui entourent la définition du terrorisme. « Ces mythologies sont confectionnées par des politiciens dont l'aptitude la plus marquée semble être de prendre le relais des terroristes eux-mêmes en terrifiant les populations qu'ils ont la possibilité de protéger », peut-on lire.
Le livre se divise en deux parties principales: le portrait du terrorisme au Canada et les réponses canadiennes au terrorisme. Ainsi, les plus anciens adeptes de la terreur au Canada sont les extrémistes des Doukhobors, une secte originaire de Russie dont les membres se sont installés dans l'Ouest au début du siècle. Parmi les plus organisés, on trouve les extrémistes tamouls, dont les mem-bres influencent directement certains gangs de rue torontois afin qu'ils les aident à extorquer de l'argent aux Canadiens d'origine tamoule.
Les auteurs analysent minutieusement le terrorisme sous toutes ses formes: les différents types de terroristes au Canada, les manières de lutter contre le terrorisme et, surtout, l'exagération de cette menace, notamment par les hommes politiques, mais aussi par les médias.
Selon le journaliste d'investigation Fabrice de Pierrebourg, et l'ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) Michel Juneau-Katsuya, les espions chinois sont les plus actifs. Comme cette délégation chinoise en visite dans une compagnie canadienne de haute technologie et dont certains membres ont muni leur cravate d'aimants afin de recueillir des débris métalliques devant être analysés à leur retour à Pékin, afin d'aider à percer les secrets de fabrication de la compagnie canadienne.
L'anecdote peut faire sourire. Ce qui est moins drôle, c'est que le Canada perdrait entre 20 et 30 milliards de dollars chaque année à cause de ce genre d'activité. On y apprend aussi que le légendaire gardien de but Vladislav Tretiak était une sorte d'employé des ressources humaines du KGB, aidant les Soviétiques à dénicher de futurs espions dans le monde.
Mais les grandes puissances comme la Russie ou la Chine ne sont pas les seules à envoyer leurs sbires espionner au Canada. Des pays de moindre importance comme la Tunisie auraient des agents ici, selon les auteurs. Des employés du consulat surveilleraient les activités politiques des étudiants tunisiens vivant au Québec et leur rappelleraient à l'occasion qu'il n'est pas bon de critiquer le régime du président Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987. Ces espions venus d'ailleurs préconise de mettre en place des lois plus sévères pour condamner les espions, une meilleure surveillance du territoire, et plus de réactivité de la part des autorités canadiennes.
Mythe et probabilité du terrorisme au Canada
Il n'y aurait aucun moyen de se parer contre une attaque terroriste dans le métro de Montréal, peut-on lire d'emblée dans Terrorisme et antiterrorisme au Canada.
Un attentat dans un lieu aussi facile d'accès que le métro est tout à fait possible, ceci avec très peu de moyens. « Pour plusieurs raisons, l'idée que le Canada peut prévenir les attaques terroristes est farfelue — bien qu'on puisse bien sûr se préparer aux urgences et mettre sur pied des stratégies de minimisation des dégâts et d'aide aux victimes », expliquent les auteurs.
Mais qu'on se rassure, la probabilité qu'une attaque terroriste ait lieu au Canada est « infinitésimale », selon les auteurs.
Le livre, auquel ont participé une dizaine d'universitaires sous la direction de Stéphane Leman-Langlois et Jean-Paul Brodeur, explique pourquoi, en balayant nombre d'idées préconçues au sujet du terrorisme. Les auteurs dénoncent ce qu'ils appellent les jugement de valeurs et la mythologie qui entourent la définition du terrorisme. « Ces mythologies sont confectionnées par des politiciens dont l'aptitude la plus marquée semble être de prendre le relais des terroristes eux-mêmes en terrifiant les populations qu'ils ont la possibilité de protéger », peut-on lire.
Le livre se divise en deux parties principales: le portrait du terrorisme au Canada et les réponses canadiennes au terrorisme. Ainsi, les plus anciens adeptes de la terreur au Canada sont les extrémistes des Doukhobors, une secte originaire de Russie dont les membres se sont installés dans l'Ouest au début du siècle. Parmi les plus organisés, on trouve les extrémistes tamouls, dont les mem-bres influencent directement certains gangs de rue torontois afin qu'ils les aident à extorquer de l'argent aux Canadiens d'origine tamoule.
Les auteurs analysent minutieusement le terrorisme sous toutes ses formes: les différents types de terroristes au Canada, les manières de lutter contre le terrorisme et, surtout, l'exagération de cette menace, notamment par les hommes politiques, mais aussi par les médias.
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