Les Gros Casques et José Acquelin
À retenir
- L'infini est moins triste que l'éternité
- José Acquelin
- Les Herbes rouges
- Montréal, 2009, 112 pages
« Il n'y a que la gratuité de l'art / pour mimer la frivolité des univers ». C'est de José Acquelin, un poète qu'il faut se dépêcher de lire avant que quelqu'un n'ait l'idée de lui réclamer, à lui aussi, des messages éco-humanitaires déguisés en vers à deux sous. L'univers est peut-être frivole, mais la gratuité de l'art, elle, est paradoxalement une idée de poids, aux antipodes de la légèreté. Ça veut dire qu'elle n'a aucune chance de traverser les couches stratosphériques et de s'élever jusqu'au Verbe du nouvel Évangile selon Guy-Guy-Guy... bref, Ti-Guy trismégiste. Le gaz coûte trop cher. Adieu mots ailés de l'aède, donc. Voici ceux, réactés, du mécène-clown et de ses commis aux écritures.
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