Litanie de la dépossession
Une scène du téléfilm américain Enterre mon coeur à Wounded Knee, réalisé par le Québécois Yves Simoneau et présenté cet été à Radio-Canada
Devoir de mémoire, devoir de lecture: j'avais, au printemps, refermé ce livre à mi-chemin, accablé, à la longue, par son aspect répétitif, par la monotone désespérance que le lecteur contemporain éprouve à voir tomber une après l'autre, fauchées par les balles, soumises par traité, trahies, recyclées en éclaireurs de l'armée et retournées contre leurs frères, et repoussées, toujours plus loin, parquées sur des terres toujours plus petites, plus morcelées, plus mortes, les grandes nations de l'Ouest: Navajos, Cheyennes, Sioux Santees, Oglalas, Hunkpapas, Miniconjous et Arapahos, Blackfeets, Apaches, Modocs, Kiowas, Comanches, Nez-Percés, Poncas, Utes, leurs noms comme une litanie.
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