Poésie - François Vigneault, jardinier de la poésie
«Le jardin est une école / Pour qui veut apprendre / Ce qui pousse en lui», écrit François Vigneault à la première page de Poèmes du jardin (Les Heures bleues, 2009), un délicieux et profond recueil de haïkus. Écrivain délicat qui maîtrise l'art d'évoquer les choses graves avec transparence et simplicité, Vigneault, fils d'un certain Gilles et frère d'un certain Guillaume, passe ici quatre saisons au jardin en quête de l'essentiel.
Bellement intense — «Je ne peux exister / Que pour témoigner / De ce tourbillon qui m'emporte», note-t-il —, il dit la nécessité de l'ancrage pour les humains — «Nous sommes à la merci / De tout ce qui / n'a pas de racines» —, la grandeur du quotidien embrassé dans toutes ses facettes — «Le journal me sert aussi / À allumer un feu / Pour prendre des nouvelles du soir» — et la foi indispensable au bonheur du mortel — «Ne pas croire en la vie / Ni en la mort / C'est ne pas croire en soi».
Sobre, la poésie de François Vigneault n'en est pas moins incandescente. L'accompagnent, dans ces pages, des dessins de l'artiste Marie Laberge.
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Collaborateur du Devoir
Bellement intense — «Je ne peux exister / Que pour témoigner / De ce tourbillon qui m'emporte», note-t-il —, il dit la nécessité de l'ancrage pour les humains — «Nous sommes à la merci / De tout ce qui / n'a pas de racines» —, la grandeur du quotidien embrassé dans toutes ses facettes — «Le journal me sert aussi / À allumer un feu / Pour prendre des nouvelles du soir» — et la foi indispensable au bonheur du mortel — «Ne pas croire en la vie / Ni en la mort / C'est ne pas croire en soi».
Sobre, la poésie de François Vigneault n'en est pas moins incandescente. L'accompagnent, dans ces pages, des dessins de l'artiste Marie Laberge.
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Collaborateur du Devoir
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