Essais - Du feu dans notre histoire
Photo : Jacques Grenier
Jeanne Mance, telle qu’elle apparaît sur une gravure du Musée des hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal.
Dans les milieux savants, l'histoire narrative, celle qui, d'après l'explication de François Furet, se présente «selon la structure d'un roman, à cette exception près qu'il faut en tisser la trame avec des faits véridiques et vérifiés dans les règles», cette histoire-récit, donc, n'a plus la cote. On lui préfère une «histoire-problèmes», moins personnalisée, attachée aux tendances lourdes (démographie, économie, changements sociaux) et souvent thématique (transports, agriculture, éducation, etc.). Ce changement d'approche, qui date déjà de quelques décennies dans les milieux spécialisés, n'est pas étranger, même s'il ne les résume pas, aux récents débats suscités par le nouveau programme d'histoire de l'école québécoise et soulève une question fondamentale: cette «nouvelle» histoire discrédite-t-elle l'ancienne?
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