vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 23h29
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

D'autres romans québécois pour la saison estivale

Danielle Laurin   13 juin 2009  Livres
Parmi les romans parus au Québec ces derniers mois, lesquels inscrire sur sa liste de lecture pour l'été? Après les incontournables signés Catherine Mavrikakis, Nicolas Dickner, Jacques Poulin, Jean-François Beauchemin, Gérard Bouchard et Sophie Thibault, suite et fin de notre sélection.

Le bonheur, dans toutes ses déclinaisons. Celui qu'on oublie de voir. Celui qu'on vole au malheur. Celui qu'on espère, après la tempête. Le bonheur comme quête: c'est la toile de fond de deux romans pourtant très différents. Deux histoires qui prennent aux tripes.

Le bonheur est assis sur un banc et il attend (Stanké), de Janik Tremblay, se situe dans la foulée de la tuerie de l'École Polytechnique: suicide d'un côté, deuil impossible de l'autre. Et la vie, l'amour, les projets qui n'en continuent pas moins. Jusqu'à ce que la mort frappe encore.

C'est encore loin le bonheur? (XYZ), de Michèle Rechtman Smolkin, raconte à rebours le parcours d'une femme qui a perdu sa mère à l'âge de cinq ans, dans des circonstances restées inexpliquées. Elle ne s'en est jamais remise. Aujourd'hui, mère à son tour, tandis qu'elle veille son enfant malade, elle revisite ses souvenirs pour mieux construire l'avenir.

Petite perle d'inventivité pour qui souhaite être dépaysé: HKPK (Marchand de feuilles), de Michèle Plomer. HKPQ, pour Hong-Kong/P.Q. Où l'on suit une Québécoise dans ses pérégrinations hongkongaises. Tout peut arriver quand on est pourchassée par un fantôme, amoureuse d'un poisson et fascinée par une voleuse de bijoux.

Décidément, les Éditions Marchand de feuilles misent sur l'originalité. Sur l'ironie, les voix décalées, aussi. La Massothérapeute, premier roman de Maia Loinaz, elle-même massothérapeute, vous fera bidonner: piquant à souhait. Caustique, même, par moments. Et, encore plus acide, sarcastique au possible: La Bar-mitsva de Samuel, qui marque les débuts littéraires de David Fitoussi.

Autre premier roman, mais dans un tout autre ton, plus intimiste: Olivier ou l'inconsolable chagrin (Hurtubise), signé Nicole Fontaine. Où il est question de pédophilie. Hyper tragique. Poignant.

Les nouvelles

Au rayon nouvelles, soulignons, chez Boréal, l'intense et lyrique recueil de Robert Lalonde, Un coeur rouge dans la glace. Où l'on retrouve trois récits, tournant autour de la mort, du deuil, de la renaissance. Et de la littérature, de l'écriture comme moyen de se perdre, de toucher le fond, pour mieux se trouver.

Chez le même éditeur: L'Enfant, de Caroline Montpetit. Tellement touchant. Tellement gracieux. Tellement juste. Tout ici nous ramène aux enfants, aux liens que l'on tisse avec eux.

Toujours au Boréal, pour rire jaune : Êtes-vous mariée à un psychopathe? Nadine Bismuth y passe en revue le couple dans tous ses états. Infidélité, mensonge, tromperie: tout est là.

Aussi, à L'instant même: Le Chat proverbial, de Hans-Jurgen Greif. Un recueil excentrique, astucieux. Pour les amoureux des chats et les amateurs de proverbes. Mais pas seulement.

Du côté des romans traduits de l'anglais, on retient, du Québécois Neil Bissoondath, Cartes postales de l'enfer (Boréal). Où l'on plonge dans l'univers d'un homme à l'identité trouble dont la vie est bâtie sur le mensonge. Une histoire qui glace le sang.

Traduits de remarquable façon par le même tandem, Lori Saint-Martin et Paul Gagné, deux premiers romans saisissants. Signés par des Ontariennes, Lori Lansens et Gil Adamson. Qu'on voudra suivre absolument, dont on attend impatiemment le prochain livre.

D'abord, Les filles (Alto). Qui donne la parole à des soeurs siamoises: elles ont une veine essentielle commune, n'ont jamais pu être séparées. À 29 ans, elles décident d'écrire, chacune de leur côté (façon de parler...), leur autobiographie. Saugrenu, inattendu. Plein de dérision. Et de tendresse. Exceptionnel, vraiment.

Dans une autre veine, La Veuve (Boréal/Christian Bourgois). Où l'on se prend d'affection pour une jeune veuve en fuite. Elle tue son mari, on découvrira comment et pourquoi le moment venu. Elle est au bord de la folie, lutte pour sa survie dans un monde hostile, menaçant. Grandiose épopée, haletante et poétique, qui se situe dans l'Ouest canadien, au début du XIXe siècle.

Et puis, et puis... Il y a un troisième roman de la grande Margaret Laurence qui vient de paraître en français chez Alto. Préfacé par nulle autre que Lise Tremblay. Le titre: Ma maison est en feu. J'y plonge à l'instant. Et je vous en reparle la semaine prochaine...
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012