Trésor d'André Breton - L'État protège ses chefs-d'oeuvre
14 avril 2003
Livres
Paris — La vente de l'exceptionnelle bibliothèque d'André Breton, qui s'est achevée samedi, a largement dépassé les estimations, mais plusieurs chefs-d'oeuvre, comme le manuscrit d'Arcane 17, ont été préemptés par l'État et resteront propriété de tous. En cinq jours de vacations à l'hôtel Drouot-Richelieu, la vente de la bibliothèque du pape du surréalisme a dépassé pour les 1692 lots de livres 6,25 millions de dollars canadiens (hors frais) et pour les 532 lots de manuscrits plus de 4,7 millions (hors frais), soit un total de plus de onze millions de dollars. «Cette vente a dépassé de 60 % les estimations», estime Me Cyrille Cohen, commissaire-priseur, interrogé samedi par l'AFP.
«La boucle est bouclée», commentait son directeur Yves Peyré, rappelant qu'André Breton avait été dans les années 20 le conseiller artistique de Jacques Doucet, mécène et couturier et lui avait constitué une bibliothèque.
Doucet, qui possède un rare fonds surréaliste, s'enrichira également notamment des manuscrits et dessins des séances de «sommeils hypnotiques» (270 000 $), de la collection de la revue Littérature (270 000 $), des lettres de la vraie Nadja à Breton (395 000 $). L'État a préempté également pour la Bibliothèque nationale de France le Surréalisme au Service de la Revue de la Révolution (287 500 $).
La bibliothèque n'est qu'une partie du trésor amassé par Breton dans son appartement du 42, rue Fontaine, à Paris. La «vente Breton» a commencé lundi dernier, avec quelques contestataires opposés au «dépeçage» de la collection, avant de se poursuivre très calmement. Elle reprendra aujourd'hui avec les tableaux, sculptures, estampes, arts populaires et numismatique. Suivront jusqu'au 17 avril arts primitifs et photos.
«La boucle est bouclée», commentait son directeur Yves Peyré, rappelant qu'André Breton avait été dans les années 20 le conseiller artistique de Jacques Doucet, mécène et couturier et lui avait constitué une bibliothèque.
Doucet, qui possède un rare fonds surréaliste, s'enrichira également notamment des manuscrits et dessins des séances de «sommeils hypnotiques» (270 000 $), de la collection de la revue Littérature (270 000 $), des lettres de la vraie Nadja à Breton (395 000 $). L'État a préempté également pour la Bibliothèque nationale de France le Surréalisme au Service de la Revue de la Révolution (287 500 $).
La bibliothèque n'est qu'une partie du trésor amassé par Breton dans son appartement du 42, rue Fontaine, à Paris. La «vente Breton» a commencé lundi dernier, avec quelques contestataires opposés au «dépeçage» de la collection, avant de se poursuivre très calmement. Elle reprendra aujourd'hui avec les tableaux, sculptures, estampes, arts populaires et numismatique. Suivront jusqu'au 17 avril arts primitifs et photos.
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