Les Archives nationales achètent des documents du début de la colonie
Les archives nationales du Québec ont acquis mardi soir, à l'occasion d'une vente aux enchères de Iegor - Hôtel des encans, une série de lettres datées de 1686 qui décrivent, avec beaucoup de liberté, la vie en Nouvelle-France. Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ) a mis la main sur ce lot de documents très rares pour la somme de 7500 $, plus les frais de vente, soit 9000 $.
Ces documents exceptionnels ont été rédigés par M. de Comporté, un marchand, qui aurait entre autres choses souhaité pouvoir «envoyer du sucre d'érable» à un de ses collègues, explique BANQ. Les lettres parlent aussi des «coupeurs de bois», qui ne manquent pas au Nouveau Monde, paraît-il. Elles évoquent encore des habits autochtones envoyés en France à titre de curiosités et les conditions de vie difficiles de certains Amérindiens réduits en esclavage.
Dans le catalogue de la vente, ces lettres de M. de Comporté sont décrites comme ayant été adressées à M. Bégon, intendant des galères à Marseille. Mais selon les spécialistes de BANQ, «il s'agit plutôt de lettres adressées à d'autres marchands en France, où l'on donne beaucoup de détails sur la vie d'ici à l'époque, mais aussi sur le commerce».
Toutes ces lettres seront conservées au Centre d'archives de Québec, situé sur le campus de l'Université Laval. «Sitôt que nous aurons les documents entre nos mains, nous les numériserons pour les rendre accessibles en ligne à l'ensemble de la population», a expliqué au Devoir le responsable de cet achat.
Les ouvrages mis en vente lors de cette soirée étaient jusque-là propriété de la veuve d'un collectionneur qui appréciait les ouvrages finement reliés. Leur vente a généré plus de 134 000 $. Les fameux Essais de Michel de Montaigne, dans la dernière édition publiée du vivant de l'auteur, se sont envolés pour 11 000 $, plus les frais. Des ouvrages de Molière, Voltaire, Proust, Huysmans, La Fontaine et Francis Carco se sont aussi vendus à prix forts.
Ces documents exceptionnels ont été rédigés par M. de Comporté, un marchand, qui aurait entre autres choses souhaité pouvoir «envoyer du sucre d'érable» à un de ses collègues, explique BANQ. Les lettres parlent aussi des «coupeurs de bois», qui ne manquent pas au Nouveau Monde, paraît-il. Elles évoquent encore des habits autochtones envoyés en France à titre de curiosités et les conditions de vie difficiles de certains Amérindiens réduits en esclavage.
Dans le catalogue de la vente, ces lettres de M. de Comporté sont décrites comme ayant été adressées à M. Bégon, intendant des galères à Marseille. Mais selon les spécialistes de BANQ, «il s'agit plutôt de lettres adressées à d'autres marchands en France, où l'on donne beaucoup de détails sur la vie d'ici à l'époque, mais aussi sur le commerce».
Toutes ces lettres seront conservées au Centre d'archives de Québec, situé sur le campus de l'Université Laval. «Sitôt que nous aurons les documents entre nos mains, nous les numériserons pour les rendre accessibles en ligne à l'ensemble de la population», a expliqué au Devoir le responsable de cet achat.
Les ouvrages mis en vente lors de cette soirée étaient jusque-là propriété de la veuve d'un collectionneur qui appréciait les ouvrages finement reliés. Leur vente a généré plus de 134 000 $. Les fameux Essais de Michel de Montaigne, dans la dernière édition publiée du vivant de l'auteur, se sont envolés pour 11 000 $, plus les frais. Des ouvrages de Molière, Voltaire, Proust, Huysmans, La Fontaine et Francis Carco se sont aussi vendus à prix forts.
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