Littérature québécoise - Taxi maître
De la blogosphère au livre
Pierre-Léon Lalonde
Genre instantané s'il en est un, le passage au papier d'un carnet Web (ou blogue) n'est pas toujours ce qu'il y a de plus convaincant. Peut-être surtout lorsque vient le temps de lui trouver un nom: blook, selon le néologisme anglais, ou blouquin. Celui de Pierre-Léon Lalonde est toutefois considéré comme l'un des plus intéressants issus de la blogosphère québécoise.
Chauffeur de taxi la nuit depuis une quinzaine d'années, l'auteur a réussi à se démarquer autant par sa plume que par sa thématique. «Quinze ans à rock'n rouler ses boulevards, à jazzer ses avenues, à écouter sa musique nuit après nuit.»
Réflexions existentielles, beat urbain, poésie de la nuit: mis bout à bout, ces billets finissent par composer une véritable déclaration d'amour à Montréal. Mais l'éditeur qui publie un blogue a-t-il le droit d'en corriger l'orthographe? On se demande parfois si, entre travail éditorial et laisser-faire, le coeur de Septentrion ne balancerait pas un peu trop. Cela dit, on est loin de l'idée du livre, c'est-à-dire d'un objet qui soit pensé, construit, mesuré, ciselé, poli. C'est autre chose.
Il nous reste le récit rédigé au quotidien d'un chauffeur de taxi à Montréal. Quelque part entre le simple log book et le lyrisme du bitume, ce second tome des billets de Pierre-Léon Lalonde est peut-être un peu à l'image d'une nuit de taxi, avec ses périodes de pointe, ses passages à vide, ses redondances, ses banalités et ses moments de grâce: «La vie nous entraîne parfois sur des chemins de travers [sic], sur des voies de service. Il faut de temps en temps savoir éviter de se faire dépasser par les événements, avoir les priorités adroites.»
***
Collaborateur du Devoir
***
UN TAXI LA NUIT
Pierre-Léon Lalonde
Septentrion,
coll. «Hamac-carnets»
Québec, 2009, 280 pages
Chauffeur de taxi la nuit depuis une quinzaine d'années, l'auteur a réussi à se démarquer autant par sa plume que par sa thématique. «Quinze ans à rock'n rouler ses boulevards, à jazzer ses avenues, à écouter sa musique nuit après nuit.»
Réflexions existentielles, beat urbain, poésie de la nuit: mis bout à bout, ces billets finissent par composer une véritable déclaration d'amour à Montréal. Mais l'éditeur qui publie un blogue a-t-il le droit d'en corriger l'orthographe? On se demande parfois si, entre travail éditorial et laisser-faire, le coeur de Septentrion ne balancerait pas un peu trop. Cela dit, on est loin de l'idée du livre, c'est-à-dire d'un objet qui soit pensé, construit, mesuré, ciselé, poli. C'est autre chose.
Il nous reste le récit rédigé au quotidien d'un chauffeur de taxi à Montréal. Quelque part entre le simple log book et le lyrisme du bitume, ce second tome des billets de Pierre-Léon Lalonde est peut-être un peu à l'image d'une nuit de taxi, avec ses périodes de pointe, ses passages à vide, ses redondances, ses banalités et ses moments de grâce: «La vie nous entraîne parfois sur des chemins de travers [sic], sur des voies de service. Il faut de temps en temps savoir éviter de se faire dépasser par les événements, avoir les priorités adroites.»
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Collaborateur du Devoir
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UN TAXI LA NUIT
Pierre-Léon Lalonde
Septentrion,
coll. «Hamac-carnets»
Québec, 2009, 280 pages
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