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Le Salon international du livre de Québec dresse un bilan positif

Yasmine Berthou   20 avril 2009  Livres
Après avoir fait le bonheur des têtes blondes et grises au cours de la semaine, le Salon international du livre de Québec (SILQ) accueillait samedi et hier des milliers de passionnés de littérature venus rencontrer leurs auteurs préférés ou assister à des tables rondes. Avec plus de 60 000 visiteurs, 912 auteurs et 946 maisons d'édition, le bilan était plutôt positif pour les organisateurs. Le 400e anniversaire de la Vieille Capitale et l'enveloppe budgétaire qui l'accompagnait semblaient cependant bien loin.

«Contrairement à l'année dernière, où nous avions accueilli une trentaine d'auteurs étrangers, il y a en avait seulement une dizaine cette année», remarque Johanne Mongeau, responsable des communications. L'Américain Douglas Kennedy (Quitter le monde - Belfond) et les Français Patrick Poivre d'Arvor (Petit Prince du désert - Albin Michel) et Jacques Tardi (Putain de guerre - Casterman) s'étaient rendus à Québec. Quant à leur compatriote Hervé Kempf (Pour sauver la planète, sortez du capitalisme - Seuil), s'interrogeant sur le futur de l'humanité, il a participé à une mémorable table ronde réunissant capitalistes et altermondialistes déchaînés

Davantage événement littéraire et culturel que simple foire commerciale, le SILQ séduit les auteurs d'ailleurs et d'ici. Bryan Perro (Créatures fantastiques du Québec - Les Intouchables) est de ceux-là. «Au risque de me faire des ennemis, j'avoue préférer ce salon à celui de Montréal, qui est plus gros et qui impose une distance avec les lecteurs. Ici, l'approche est plus simple et plus facile.» Une impression que partagent sans doute la cinquantaine de jeunes lecteurs qui faisaient la file, hier matin, dans l'espoir d'échanger quelques mots avec leur auteur fétiche.

Si les stands des grosses pointures ne dérougissaient pas, plusieurs éditeurs ont remarqué une baisse d'affluence. Effet de la crise économique ou du match des Canadiens de Montréal, samedi soir? Quoi qu'il en soit, les visiteurs étaient moins nombreux à fouler les allées du Salon. «Les journées scolaires ont été très achalandées, note Séverine Hébert, des Intouchables. Le reste du temps, les gens sont essentiellement venus à la rencontre de grands auteurs, délaissant les autres.» Impression partagée par Éric Simard, chez Septentrion. «Nous nous étions fixés un objectif financier moins important que l'année dernière, et il ne sera sans doute pas atteint.» Seule consolation, les nombreux bouquineurs butinant de livre en livre. «C'est aussi fait pour ça, un Salon: prendre le temps de feuilleter des ouvrages sans sentir de pression pour les acheter», a-t-il ajouté.






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