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Numérisation de livres - Google présente son offre aux auteurs et aux éditeurs québécois

Paul Cauchon   12 février 2009  Livres
Selon l’accord conclu entre Google et les éditeurs et auteurs américains, le géant d’Internet  versera 125 millions pour régler le litige, dont au moins 45 millions serviraient à dédommager les auteurs et les éditeurs dont les ouvrages avaient
Photo : Agence France-Presse
Selon l’accord conclu entre Google et les éditeurs et auteurs américains, le géant d’Internet versera 125 millions pour régler le litige, dont au moins 45 millions serviraient à dédommager les auteurs et les éditeurs dont les ouvrages avaient
Étape importante dans le projet mondial de numérisation de livres chez Google: l'entente intervenue l'automne dernier entre le géant d'Internet et les auteurs et éditeurs américains est maintenant soumise aux participants, dont des auteurs québécois.

Quelque 17 000 auteurs et éditeurs québécois reçoivent cette semaine copie de l'entente intervenue dans le cadre du projet de numérisation de livres de Google.

Ces auteurs ont jusqu'au 5 mai pour décider s'ils veulent se retirer de ce règlement et ainsi conserver la possibilité de poursuivre le géant d'Internet.

Copibec, la Société québécoise de gestion collective des droits de reproduction, envoie une copie de cette entente aux 17 000 noms inscrits dans sa banque de données. «Copibec n'a pas pris position par rapport à cette entente, explique la directrice générale de Copibec, Hélène Messier. Nous voulons que les gens en soient informés, et nous collaborons avec les administrateurs américains du règlement pour faciliter la recherche d'auteurs et d'éditeurs québécois.»

Différentes sociétés de gestion de droits de reproduction font actuellement parvenir cette entente à leurs membres, dans plus de 200 pays.

Le 28 octobre dernier, après deux ans de négociation, un accord a été signé entre Google et l'association des éditeurs américains ainsi qu'avec le syndicat des auteurs (Authors Guild). Le syndicat et un regroupement de cinq éditeurs (dont McGraw-Hill, Penguin Group et Simon & Schuster) avaient contesté le projet de Google de numériser des livres et des périodiques à partir de bibliothèques universitaires.

Dédommagement

Selon l'accord conclu, Google versera 125 millions pour régler le litige, dont au moins 45 millions serviraient à dédommager les auteurs et les éditeurs dont les ouvrages, protégés par le droit d'auteur, avaient été scannés sans leur permission.

L'accord prévoit le développement futur de cette mégabibliothèque numérique, qui compte déjà quelque sept millions de titres archivés sur le site Internet «Google - Recherche de livres».

L'entente prévoit l'inscription, dans un registre des droits sur les livres, de toutes les oeuvres qui pourraient être numérisées. Google veut ainsi offrir la lecture de livres en ligne, après paiement, ou diriger les internautes vers un service d'achat.

Un tribunal de New York doit examiner le 11 juin les termes de l'entente pour approuver celle-ci. Une des conditions consiste à démontrer que cette entente a été assez bien publicisée auprès des ayants droit potentiels, ce qui explique l'actuel envoi de copies de l'entente partout dans le monde.

Chez Copibec, on ne pouvait indiquer combien d'auteurs ou d'éditeurs québécois étaient concernés par cette entente, et on conseillait aux intéressés de faire leur propre recherche sur le site de Google pour voir si leurs livres y sont.

Une rapide recherche effectuée hier par Le Devoir à partir de quelques titres connus a permis de constater que Google détient des exemplaires numérisés de pièces et de romans de Michel Tremblay, d'oeuvres de Gabrielle Roy, de l'Option Québec de René Lévesque ou de L'Histoire du Québec contemporain de Paul-André Linteau, René Durocher et Jean-Claude Robert. Pour le moment, ces ouvrages ne peuvent pas être consultés intégralement en ligne, mais on nous informe qu'ils ont été numérisés à partir de bibliothèques universitaires, particulièrement de l'Université du Michigan.
 
 
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  • André Michaud
    Inscrit
    jeudi 12 février 2009 08h18
    Bibliothèque mondiale
    Quel beau projet que celui d'une bibliothèque mondiale à la disposition de tous à travers le monde.Cependant pas question de lire un volume sur un écran, et imprimer tout un volume pour jeter le tout après lecture est beaucoup moins écologique que les bibliothèques traditionnelles...

    Je suis un grand amateur de livres qui fréquente activement la bibliothèque municipale ( je n'achète que des livres anglophones non disponibles en bibliothèque ).

  • Michel Rabagliati
    Inscrit
    jeudi 12 février 2009 09h11
    Bibliothèque Google
    Je suis auteur, et cette bibliothèque numérisée mondiale me fait très peur. Regardons un peu ce qui s'est passé avec la musique: aussitôt qu'elle est devenue numérisée et numérisable, elle est devenue gratuite aux yeux de bien des gens. Des sites comme Napster et LimeWire sont apparus et maintenant la plupart des jeunes, dont ma fille, vont chercher gratuitement leur musique sur LimeWire, c'est tellement anonyme et facile. C'est une sorte d'activité pour elles et ses amies lorsqu'elles rentrent de l'école. Elles s'échangent les tubes du mois. Au début cette façon de faire me scandalisait et je lui parlais des auteurs et de leurs droits et tout ça. Mais avec le temps, comme tous les parents, j'ai laissé tomber. Il est donc 100% certain que dans très peu de temps, d'autres sites de livres «gratuits» parallèles apparaîtront et qu'Il sera possible de lire en entier, confortablement assis devant notre portable sans-fil, n'importe quel nouveauté pour pas un rond. Comment diable feront les auteurs pour vivre, eux qui déjà peinent à gagner décemment leur vie de leurs plumes? Ils ne pourront même pas se rabattre sur les spectacles comme le font les groupes musicaux dont les ventes de disque ont chuté de manière drastique ces dernières années. Beau gâchis en vue.

  • Doris Brulotte
    Abonnée
    jeudi 12 février 2009 12h38
    Le savoir lorsqu'il est partagé s'accroît!
    Bravo!

    Je comprend les inquiétudes des auteurs. Mais je crois qu'il doit y avoir des façons différentes de fonctionner dans le monde d'aujourd'hui. Après tout, quand une bibliothèque achète un livre, elle paye les droits d'auteur une seule fois... Pourquoi une bibliothèque électronique devrait-elle envoyer de droits d'auteurs à chaque fois qu'on consulte un livre en ligne ???? Messieurs les auteurs ne devenez pas si gourmand! Je suis sûr qu'il y a moyen de trouver une solution satisfaisante et équitable pour tous en travaillant ensemble à résoudre ce problème.

    C'est semblable dans le monde de la musique. Les auteurs semblent penser que si j'écoute une pièce ou même si je la fredonne, je dois envoyer des droits d'auteurs ... Peut-on revenir sur terre en 2009 SVP.

    Salutations,

    Bernard Tremblay
    Québec

  • Sylvain Parayre
    Inscrit
    jeudi 12 février 2009 12h59
    Avant de signer quoi que se soit!
    J'aimerais attirer l'attention des décideurs dans ce dossier d'un livre fort intéressant sur le sujet:
    La grand numérisation, Lucien X Polastron, Denoel
    www.polastron.com/02_livres/la_grande_numerisation
    Ne jamais oublier que le fric alloué à la digitalisation des documents d'archives sera déduit des budgets liés à la conservation et à l'achat des livres.
    Avant de recevoir une autre vitre sur la tronche lisez ce livre...

  • Jean Simoneau
    Abonné
    jeudi 12 février 2009 13h51
    Écrire, ça paye pas.
    Depuis 1968, j'ai publié au moins 20 ouvrages ; mais chaque anéée, ce travail me rapporte de moins en moins. Il ya 5 ans, je recevais environ 1,000$ du droit public (une organisation fédérale et peut-être 0.35 sous du Québec. Puisqu'on nous paye selon les livres trouvés dans certaines bibliothèques, je touche environ 300$ par année. C'est moins que le papier utilisé pour écrire le manuscrit d'un nouveau livre. Aujourd'hui, avec la censure "éditoriale", on est mieux d'écrire sur internet , un blogue , au moins on ne doit pas dépenser plus que ça rapporte. C'est le prix de ne pas penser comme tout le monde. Jean Simoneau@cgocable.ca

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    jeudi 12 février 2009 15h51
    Gary Gaignon à l'appel depuis le début!
    Vous pouvez feuilleter de larges extraits de deux des livres de poésie de Gary Gaignon, puis les commander en ligne en suivant les liens d'achat : http://books.google.ca/books?q=Gary+Gaignon&bt

  • Stephane Le Devoir
    Inscrite
    dimanche 15 février 2009 01h13
    Google Big Brother
    Google controle le net et fait office de pirate des droits d'auteur. Il détien le pouvoir de violer la loi, payer une amende et poursuivre son vol et sa manipulation.

    Il prendra possession du marché litéraire et nous n'aurons plus qu'a devenir ses escalves.

    NON a google.

  • Stephane Le Devoir
    Inscrite
    dimanche 15 février 2009 01h35
    google vas tuer le livre
    je reprend le message de Mr. Michel Rabaglia qui dit que bientôt nous pourrons trouver les livres gratuits sur le net. C'est bien vrai et l'auteur n'aura plus de motivation pécuniaire pour écrire et beaucoup cesseront leurs activités.
    Pour ma part, je travail depuis 2 ans a développé une librairie sur internet. J'y ai inverti quelques milliers de dollars et tout mon temps libre. Résultat : google a les moyens de tuer ma compagnie d'un seul clic.
    Vous aussi vous utilisez google.
    Comme le reste du Monde.
    Et google prend procession de nos vies.
    Google nous connait de mieux en mieux. Google chrome installera des cookies dans vos ordinateurs comme Microsoft le fait déjà.
    C'est peut-être de la paranoïa mais je pense sincèrement que l'ère de l'information est amorcée et google en est le maître.

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