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Essais québécois - Les insolences du chroniqueur

Louis Cornellier   6 septembre 2008  Livres
Patrick Moreau, professeur de littérature au Collège Ahuntsic
Patrick Moreau, professeur de littérature au Collège Ahuntsic
Dans un pamphlet, Patrick Moreau soutient qu'après onze ans de fréquentation scolaire, ses étudiants ne savent pas écrire, penser, argumenter, n'ont pas de culture générale et, dans la plupart des cas, s'en foutent
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 04h02
    Il y a un probleme monsieur Cornellier
    « Oui, les étudiants québecois excellent dans les concours internationaux..... Mais vous savez, quand on recul, celui qui recul le moins rapidement est en tête.

    Dans les faits, on forme des jeunes et forme est un grand mot, sans base, connaissance et sans base solide.

    Et dans un monde de surinformation ils vont avoir de la difficulté à trié le bon grain de l'ivraie. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 07h13
    C'est la société qui façonne l'école et non l'inverse, il me semble!
    « C'est ce que les révolutionnaires pensent et appliquent à leurs actions pour les changements profonds des sociétés.
    Fin du message... »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 11h10
    Vous avez un problème, monsieur Pageau
    « Monsieur Pageau,

    À chaque fois que je lis vos réactions dans Le Devoir électronique, je me dis que vous auriez besoin d'un réviseur, car votre texte est criblé de fautes à chaque deux lignes au moins.

    Cette fois-ci, vous atteignez le comble du ridicule en vous en prenant au manque de bases des jeunes pour s'en tirer dans la vie. Que n'avez-vous la décence de vous regarder avant de juger les jeunes ?

    Cette fois-ci, je ferai comme vous et ne mettrai pas mon adresse de courriel. Mais si vous aviez l'audace de mettre la vôtre, il me ferait plaisir de vous communiquer en privé quelques notions de base de la langue française qui semble pourtant bien votre langue maternelle.

    Je me pose donc une question lancinante :-): comment arrivez-vous à vous en tirer dans la vie ?

    Jean-Pierre Audet »

  • Joseph Giguère
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 13h14
    Le problème est plus fondamental que le modèle pédagogique
    « Affirmer que les jeunes d'aujourd'hui sont plus instruits que ceux d'il y a 30 ou 40 ans n'est pas une preuve que le système d'enseignement va bien.Même avec de mauvais instructeurs et des règles chaotiques,un enfant qui va barboter dans la piscine tous les jours a malgré tout plus de chance d'apprendre à nager que son petit copain d'autrefois qui ne pouvait même pas mettre les pieds à l'eau. Avec la démocratisation de l'éducation,le déploiement de moyens qu'on a mis en place et tout l'argent qu'on y a engagé et qu'on continue d'y investir pour en faire une mouvance de masse, s'il fallait que nous jeunes soient moins connaissants que ceux d'avant la révolution tranquille ce serait la catastrophe absolue.

    On peut toujours dire que malgé tout ce qui ne va pas nous jeunes apprennent finalement quelque chose puisque dans les concours internationaux il se classent honorablement. J'ai toutefois souvent eu le sentiment qu'il ont la tête davantage pleine que bien faite. Laissez-moi dire quelque chose qui par certains sera reçu comme une horreur. À 14 ans avec ma vision du monde et ma philosophie de la vie, procédant du petit cathéchisme de la province de Québec, et avec ma capacité de lire da façon intelligible et d'écrire le français sans faire trop de fautes, parce que je connaissais la grammaire, j'ai le sentiment que j'étais moins démunie devant la vie que bien de nos gradués du secondaire, voire du CEGEP, qui sont souvent incapables de formuler leur pensée avec des mots clairs et appropriés. Pour le meilleur ou pour le pire, avec mon bagage religieux,j'avais une sorte de synthèse globale dans ma tête, qui me permettait d'intégrer de façon organisée de nouvelles connaissances.Et j'étais capable d'ingérer ces nouvelles connaissances parce que j'étais alphabétisé.

    Ceci dit, est-ce que le problème principal de l'école c'est la pédagogie et les méthodes d'enseignement? Le modèle pédagogique? Ne serait-ce pas plutôt notre rapport global à l'école qui est totalement pourri et dysfonctionnel? Quand on lit l'enquête publié dans le Presse d'aujourd'hui, 6 septembre, ainsi que les chroniques de Martineau dans le Journal de Montréal depuis, quelques jours, l'impression qui s'en dégage est que nos école secondaires sont assez loin d'être des sanctuaires du savoir et des chemins de Compostel pédagogiques. En d'autres mots, ça fait dur. Et ça va continer de faire dur. Parce que la lumière au coeur du projet pédagogique, c'est la vision adoratrice de l'enfant-roi, que ses parents veulent diplômer tout en se foutant du contenu de son éducation, qui peut tout se permettre sans qu'il y ait de conséquences car il ne faut pas le contrarier, l'empècher d'être heureux, ni lui imposer de cadre disciplinaire pouvant le pousser au décrochage (même si avec une méthode aussi absure et "lavette"il décroche de plus en plus).

    Les scènes et portraits que décrit Marineau dans le Journal de Montréal sont malheureusement réels. Je suis personnellement en contact de proximité avec de jeunes enseignants. Je les trouve plutôt extraordaires,talentueux, idéalistes, généreux, animés des plus belles valeurs. et je sais qu'ils ont fait de lourds sacrifices pour obtenir leur diplòme d'enseignement. En tant que remplaçants ils ont vécu des situations semblables à celles que Martineau décrit. Ils commencent leur carrière, ils ont encore de la lumière dans les yeux, mais aux coins de leurs lèvres se dessinent déjà des petites commissures de dégoût.Pour ce que j'ai entendu des différents cas qui m'ont été racontés j'en déduis que les écoles n'ont pas de système disciplinaire pour appuyer leur profs ou que les systèmes disciplinaires existants sont des caricatures. Dans un tel contexte le cas des enseignants qui finissent par lâcher parce qu'ils veulent enseigner,transmettre des connaissances, communiquer la passion du savoir, plutôt que d'être des animateurs généralistes, des gardiens de cirqueet des agents de sécurité, n'interpelle personne. On est désolé, mais on raye leur nom en disant qu'ils avaient un problème avec la discipline.Ils étaient peut-être souvent parmi les meilleurs. Et c'est comme cela que la dégradation continue. »

  • Stéphane Doré
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 14h04
    Bonne réflexion
    « Merci monsieur Cornellier pour cette très pertinente analyse.

    Personnellement, j'estime que les jeunes d'aujourd'hui sont en général très articulés, détiennent passablement de connaissances et n'ont rien à envier à leurs parents.

    Je trouve qu'au contraire, ce sont leurs parents baby boomers qui ont de façon générale compte tenu de leur niveau d'éducation de graves lacunes au niveau des connaissances générales. Oh ils savent s'exprimer, peuvent écrire sans faire de faute, mais confrontez-les pour le fun avec des sujets d'actualité en l'environnement, en politique ou en économie.... Ayoye! Très peu s'en tirent avec les honneurs. Et c'est encore pire avec les aînés, mais eux ont au moins l'excuse de ne pas avoir eu accès à un même niveau d'éducation que les boomers.

    Vivement un renouvellement de la classe dominante. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    dimanche 7 septembre 2008 00h39
    Cher monsieur Audet, j'ai nullement la prétention d'être un bon communicateur
    « Coté écriture, je suis l'exemple à ne pas suivre, croyez-vous me blesser, voire même me contredire en disant ça?

    L'enseignement du français était déjà tailladé avant qu'on me l'enseigne. On enseignait déjà au son, aujourd'hui, et bien on y va avec la pratique.... Les compétences, avant même d'acquérir une base... Qu'ils n'auront jamais.

    De plus, dans mon cas, c'est plutôt un problème d'écriture en un jet que j'ai. Certes, je ne maîtrise pas toutes les subtilités du langage mais je connais bien les bases, mais cette connaissance ne se reflète pas sur mon écriture en général si j'écris rapidement sans me relire. Quand ça sort, ça sort sans traitement orthographique, grammaticale ou syntaxique.

    Si vous vouliez me rabaisser ou me contredire par de tel propos, vous avez manqué votre cible monsieur.

    Je n'ai pas la prétention d'être parfait loin de là, par contre, disons que coté libre penseur, je ne donne pas ma place, le conformisme ambiant, très peu pour moi.

    Pour en revenir au sujet, l'approche par compétence est véritable folie qui va hypothéquer l'avenir de nos jeunes et si on ajoute à ça le non redoublement, il est évident qu'on s'en va vers une catastrophe. »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 7 septembre 2008 15h52
    Vue d'en haut
    « Les critiques du système d'éducation viennent de professeurs d'université ou de collège, très rarement du secondaire. Jamais ou presque du primaire, là où commencent ce qu'on appelle à tort le décrochage (il s'agit d'exclusion) et l'analphabétisme. Une forte proportion d'élèves arrivent au secondaire, où l'essentiel s'apprend en lisant, sans une maîtrise suffisante de la lecture. C'est la base du système qu'il faut repenser. Il faut sélectionner dès la fin du secondaire les élèves qui font montrer d'une excellente maîtrise de la langue française, en lecture comme en écriture, et attirer ces élèves en pédagogie en les gratifiant de bourses complètes jusqu'à la fin du baccalauréat en éducation, voire de la maîtrise en pédagogie. Autrement, on joue du blâme sans rien changer à la situation.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

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